Linottes


L’habitant de l’infini, premier épisode
juillet 23, 2008, 10:25
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Je l’attendais depuis des mois, le premier épisode est finalement sorti il y a quelques jours. Yay. Pile poil pendant mes vacances, on n’aurait pas pu faire mieux o/.

Au passage, je trouve marrant que pas mal de français s’amusent à reprendre le titre américain pour parler de cet anime/manga, alors que le manga est, si ma mémoire est bonne, sorti en France chez Casterman avant les ricains et que le titre français est une traduction fidèle à l’original (mugen no junin), bien plus jolie que le titre US qui est totalement inventé. Merci l’influence du fansub/scantrad US, ou comment on peut se retrouver a parler d’une même chose avec deux noms différents sans forcément se comprendre.

Premier épisode, donc. D’un anime réalisé par Bee Train, ceux qui ont fait Meine Liebe, un anime plein de bishonens tout beaux (du travail de Kaori Yuki à la base tout de même) et pleins de vie. Un des seuls animes de fanservice pour filles avec Gakuen Heaven ou j’ai failli avoir une attaque cardiaque à peu près au milieu du premier épisode. Meine Liebe, le seul anime ou on apprend qu’en Europe centrale est situe un État qui s’appelle Kuchen (gâteau en allemand), où les monsieurs d’une académie super chicos se baladent en chaussures à talons bien compensés et où le directeur porte une perruque à anglaises qui doit bien cacher une rampe de missiles américaine de longue portée, un nécessaire a couture et un baby foot. Ouais, j’ai eu du mal a apprécier cet anime un peu indigeste et à voir le second degré. Ptêt ben que si j’avais bu cul-sec une bouteille de whisky ~
J’avais parlé de Madlax dans un précédent article, pas très élogieux d’ailleurs. Voui, c’est aussi du Bee Train.

Donc j’avais de sérieux doutes sur la qualite de l’adaptation. Surtout quand on a lu le manga, qui est quand même très bon, plein d’action et au graphisme très détaillé.

Et… Mes craintes étaient justifiées. Sans pour autant prévoir que cet anime sera nul, ce premier épisode n’est pas non plus excellentissime au point d’en faire un commentaire élogieux.
Déjà j’ai été déçue par le doublage de Manji. J’y connais a peu pres rien en acteurs de doublage, mais en tout cas j’aurais imagine un acteur avec une voix plus rocailleuse, plus virile pour faire ce brave Manji, qui collerait selon moi plus a son caractère. Il parait vraiment trop poli et sympa dans ce premier épisode… En plus il passe son temps a s’excuser! C’est pas possible, on va en faire un héros de film a la sauce Jiro Asada ou quoi?

Ensuite l’animation n’est pas vraiment extraordinaire dans ce premier épisode. Les personnages bougent, certes, mais j’ai eu l’impression d’un anime a petit budget, qui recycle les décors. On est loin de tengen toppa gurren lagann… (faut que je finisse de le regarder >_<). Et puis je trouve qu’il manque dans l’animation les superbes pages du manga en noir et blanc entourées d’une large bande noire ou le massacrage final du méchant est mis en scène de façon très artistique avec des décors recherches. Par contre, pour avoir du sang, il y en a, un peu à la Elfen Lied où les gens en perdent des litres et des litres quand il se font trucider.

Et puis cet épisode est fouillis. D’accord, le manga original n’est parfois pas très clair dans les premiers tomes, mais dans ce premier épisode on présente quasiment tous les personnages principaux et on se demande ce que certains viennent faire là. Quel intérêt de présenter Anotsou tout de suite, vu qu’il n’a aucun rapport avec Manji sans la présence de Lin? Quel intérêt de changer certains évènements, comme par exemple la scène de la mort du mari de Machi, qui je trouve est beaucoup mieux présentée dans le manga, pour un résultat semblable (Machi devient folle)? Et c’est quoi ces dialogues a la con sur le sens du devoir, la culpabilité et j’en passe?

Finalement j’ai passe la deuxième moitie de l’épisode a me demander si j’allais poursuivre. On verra bien a l’épisode 2 ~



ça me saoule
avril 25, 2008, 2:16
Classé dans : Manga | Mots-clefs: ,

Rhaaa, pourquoi il n’y a rien de bien qui sort en ce moment en manga, hein? Y’a que de la daube, ça me saoule -_-
Sauf que j’ai vu que le tome 21 de l’habitant de l’infini est sorti! J’ai contemplé en magasin, émue, la couverture, qui je dois le dire est superbe. Ca me donne encore plus envie de l’acheter pour le lire, comme les 6 autres que je n’ai PAS ACHETES!!! (oui les 3 points d’exclamation sont nécessaires.)
Pourquoi me direz-vous? Ben c’est super simple : l’histoire devenait trop chiante et gore à mon goût.

Petit flash-back : à l’époque où j’étais encore jeune et insouciante (au lycée, quoi), je suis tombée par hasard au détour d’un rayon de bibliothèque sur le tome 3 de la série susnommée. Enfer et damnation! Il n’y avait pas le premier. D’ailleurs, après toutes ces années, je crois que la bibliothèque ne l’a toujours pas acheté et je ne comprendrai décidément jamais pourquoi. Enfin bref, je le pris et je m’embarquai pour un monde de merveilles jusque là inconnues.

Déjà, je n’y avais rien compris. D’accord, on ne commence pas une série par un volume 3, mais jusque là je m’en étais bien sortie, vu qu’on me prêtait tous les manga que je lisais et parfois dans un ordre pas vraiment logique.
Ici, les gens se battaient dans tous les sens, l’histoire n’avait aucun parfois aucun sens, les bulles étaient inversées, tout le monde était gaucher et avait le coeur à droite. Oui je sais, aujourd’hui ça choque. C’était, comme je le sus plus tard, de la faute de Casterman qui n’était pas foutu de faire correctement son boulot et qui vendait des bouquins merdiques aux couleurs de police de titre à faire pleurer un daltonien (rouge pourri et bleu pourri pareil).
Le dessin était fouillis, je n’avais jamais vu de manga pareil : on aurait dit que le dessinateur n’avait pas gommé le brouillon avant de mettre au propre à l’encre de Chine, mais tout compte fait pas si moche.

Six mois après, je fis l’acquisition des trois premiers tomes. En sortant de la boutique, j’étais aux anges, comme transportée, nimbée d’un halo de lumière estivale qui entourait mes cheveux d’or… bon je crois qu’on va arrêter là (et d’abord je suis châtain). Enfin bref, contente quoi. Jusqu’à ce que j’aie l’idée de les mettre dans mon sac, un bon vieux sac Eastpak un chouïa pourri à fermeture un peu coincée à cause de la martyrisation quotidienne. Et là, C’EST LE DRAME. Je me rends compte (oui à partir de là je parle au présent) que ce PUT*** d’éditeur n’est pas foutu de nous faire une couverture correcte. A l’arrivée, je me retrouve avec un manga à la couv’ bousillée à cause du frottement. Sympa, les petits bouts de noir qui s’en vont.

Mais je peux enfin lire les 2 1ers tomes. Et je tombe raide dingue accro de ce manga. Pour aller jusqu’à acheter la suite et attendre la suite comme une masochiste abrutie fanatique. Qui tarde à venir. Qui tarde VRAIMENT à venir. Les volumes sortent au compte-gouttes, genre 1 par an quand on a de la chance, avec des couvertures noir et blanc plus moches les unes que les autres et une adaptation aux cases retournées à provoquer un autodafé devant le siège social de l’éditeur.

Et puis vint le second drame. La refonte de la branche “manga” de Casterman et l’apparition du label “Sakka” (Boilet et “sa” manga…), dans lequel est classé ce manga. Qui est réédité. Avec des couvertures dignes de ce nom (qui ne s’effritent pas) et en couleurs. En sens japonais. Et surtout, avec une NOUVELLE traduction.
Pendant ce temps-là, on regarde sa collection pourrie et on pleure. Parce qu’on s’est fait proprement avoir.

Mais il reste l’histoire et les personnages, me direz-vous. Ben justement, j’y viens. L’histoire du début était prometteuse, très prometteuse même. Et puis ça dévie au fur et à mesure des rebondissements du scénario, pour arriver aux volumes 14-15, après une scène de torture et de viol en réunion, à d’autres scènes de torture et de coupage intempestif de bras, jambes et autres appendices du héros (immortel) dans des buts plus ou moins avoués de transmission de l’immortalité de Manji à d’autres personnes. Et là j’ai bloqué. Parce que c’est de la violence gratuite, de la barbarie, qui n’apporte rien à l’histoire et qui mériterait largement un GROS logo d’avertissement pour les esprits et les estomacs les plus fragiles.

Mais il n’en est rien. Au contraire, on encense ce manga comme s’il était une oeuvre d’art, alors qu’on en juge certains autres comme étant “hyper violents“. Mais à quelle dose de violence passe t-on du statut de “torchon” au statut d’”oeuvre” auprès du public français?

A partir du volume 19, ça s’améliore. Mais je jure que si j’ai un jour des gosses, je cache ce manga dans un endroit bien fermé à clé, parce que je n’ai pas envie qu’ils en fassent des cauchemars. Et j’attendrai qu’ils aient une maturité d’esprit suffisante pour les ressortir.