Classé dans : Anime, viepriveedeTata.com | Mots-clefs: archives, Pale cocoon
Je suis une archiviste au chômage (ça sonne bien hein? A l’ANPE, j’arrive aussi à les impressionner. Surtout quand je leur apprends ce qu’on fait dans mon métier).
La vie est dure, ma foi.
Il y a de gros moments où je me dis que j’ai foiré mes études, ma voie, que je me suis engagée dans un truc complètment à côté de la plaque, irréaliste, utopique dans une société capitaliste qui n’a rien à branler d’archives inutiles et encombrantes.
J’ai depuis regardé Pale Cocoon, et je me suis rappelé pourquoi j’ai choisi de consacrer ma vie aux archives.
Sinon, j’ai la crève.
(ouais, j’en ferai un article bientôt. Si j’arrive à ben cerner les contours de mon article.)
PS : Depuis ce matin 9 novembre, jour de destruction de mur symbolique, je n’ai plus de grotte dans ma chambre. Finis les ploc-ploc dans le seau stratégiquement placé dans un coin de ma penderie à chaque averse, je passerai un hiver au sec et sans moisissures! J’en deviendrais presque nostalgique…
Il fait chaud, très chaud. Je me liquéfie, ma cervelle sort par mes deux oreilles, je suis en sueur rien qu’à taper sur mon clavier, l’eau fraîche et le saucisson sont à 10 mètres en comptant le virage de la cuisine, c’est trop loiiiiiiin, gniiiiiiiiiiiiii… Et puis, Flemme.
Donc, tant qu’à être sur un clavier, autant faire un article. Et le sujet de l’article, le voici : comment faire pour conserver le plus longtemps et préserver l’intégrité de sa collection de manga/doujin/choses en papier? Ou comment me réveiller de la flemme intellectuelle qui me prend depuis début juin, c’est-à-dire depuis le début de mon travail actuel, qui est un CDD, heureusement pour lui. En passant, je suis archiviste de formation et à la recherche d’un CDI intéressant, bien payé et aux conditions de travail plutôt agréables. Si vous en avez un sous le coude, je suis preneuse.
Voici donc quelques principes simples pour garder sa collection un peu plus longtemps, pour pouvoir un jour sortir vos vieux manga du grenier et dire à vos petits-enfants (ou petits-neveux) et dire d’un air entendu et d’une voix chevrotante “Ah, de mon temps, c’était autre chose”, avant de les laisser regarder vos ouvrages, sans toucher parce que ça les abîme.
1 – ne pas laisser son manga traîner au soleil direct pendant un temps indéfini. C’est con à dire, mais du papier exposé à la lumière jaunit, l’encre se désagrège et rend les couvertures jaunes. L’effet de la lumière est surtout visible sur les journaux, qui vieillissent très mal à son contact. Ca ne veut pas non plus dire qu’il faut les enfermer dans un coffre, la lumière indirecte suffit. Si cela vous arrive, ne tentez pas de les laisser 10 ans dans le noir complet pour redonner l’aspect d’origine de vos manga, l’effet de la lumière est cumulatif : votre exemplaire ne peut que se détériorer.
2 – faire régulièrement la poussière sur son étagère. Sans blague, la poussière c’est mal, même pour le papier. Ca attire tout un tas de bestioles qui n’ont pas l’air méchantes, mais qui attaquent le papier. J’ai déjà surpris un drôle d’insecte en train de bouffer mon papier peint, j’imagine même pas pour mes manga ;_;. En plus la vieille poussière s’incruste et est très chiante à nettoyer. Et puis faire la poussière, ça n’a jamais fait de mal à personne (“Euuuuh… Ah bon?”).
3 – Le papier a une durée de conservation optimale dans des températures entre 18 et 20, à humidité à peu près égale à 50%. Ne pas mettre sa collection dans une pièce humide et chaude, au hasard une cave avec un chaffe-eau à côté ou dans une salle de bains. La chaleur et l’humidité sont deux facteurs combinés du vieillissement prématuré du papier, qui est fabriqué à partir de bois et de colle. L’humidité contribue à faire gonfler le papier et la chaleur favorise l’apparition de petites moisissures, qui aiment bien qu’on s’occupe d’elles. A l’inverse, une atmosphère trop sèche rend le papier sec et cassant. L’alternance entre humidité et sécheresse est un combo fatal, le papier rend en général les armes en se disloquant tout seul. Vous aurez compris, l’alternance des saisons a aussi un effet sur le papier et des chocs thermiques répétés ne sont pas bons non plus.
4 – ne pas mettre sa collection à côté de populations à risque. Les bébés, les enfants qui apprennent à lire (ou à dessiner) et les animaux sont des facteurs déterminants pour une conservation entière de la collection. Ne pas oublier le facteur parental pour les plus jeunes, qui est souvent déterminant pour la conservation à court terme, surtout si le foyer est équipé d’une cheminée. De plus, le manga ne se lave pas. Le nutella et atres substances alimentaires collantes sont donc fortement déconseillées.
5 – pour prévenir un cas d’inondation si il y a un risque, mettez vos manga en hauteur, souvent une élévation de 30cm suffit. Vous vivez dans une zone inondable? Dommage pour vous. Le plan des zones inondables est disponible sur Internet.
En bref, ce ne sont que des conseils de base. Bien sûr, je n’ai pas noté le plus évident, à savoir que le papier est un excellent combustible, mais vous l’auriez deviné tout seuls :3. Vive les barbecues o/