Linottes


Le truc en un seul morceau, celui en spirale dans un ramen et l’eau de Javel, les prochains sauveurs de l’humanité japanimophile
octobre 28, 2009, 2:13
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J’aime One Piece et Bleach, moins Naruto à cause de la trouzaine d’épisodes, d’une certaine similitude avec un autre manga et de l’attitude de certains fans qui me saoulent. Ce murmure du coeur (j’aime pas parler de cri, parce que sinon j’aurais écrit tout ça en caps-lock et c’est mal et puis ça nique les yeux) est inspiré par l’article de coindetable sur les 1 an de la Passion, qui est un article super bien écrit, super profond, super bien à lire que je suis super émue et super… enfin, super quoi.

Et donc, oui, j’aime Bleach et One Piece. Comme d’hab, je parle du manga, parce que je n’ai pas aimé la voix de Luffy dès le 1er épisode de la série animée, donc exit One Piece TV et que j’ai perdu pied dans Bleach à peu près au moment où j’ai arrêté d’avoir l’interwebz de façon régulière il y a 4 ans, pi de toute façon maintenant les deux séries sont sorties en France.

Bref, il y a apparemment des gens qui n’aiment pas ces séries, ce que je comprends, mais selon moi elles ont tout de même des mérites divers et variés qui sont essentiels pour la survie du petit monde de la japanime (voir le titre de l’article). Attention, suite de l’article structurée, que ceux qui n’ont pas l’habitude prennent le temps de se préparer psychologiquement, ça peut déstabiliser, à la limite du NSFW (not safe for work). J’espère par contre ne pas faire d’article redondant.

1 – elles aident à découvrir le monde de l’animation japonaise et du manga. Combien de gens ont découvert en leur temps la japanim par Dragon Ball, Sailor Moon et j’en passe? One Piece, Naruto et Bleach sont des “blockbusters” de l’animation/manga qui fleurissent en tête de gondole, qui ont une visibilité que n’ont pas beaucoup d’autres titres, donnent envie de lire/regarder parce que tout le monde en parle et qui a permis à mon petit cousin de 9 ans de me montrer comment lire un manga, avec son Yugioh dans les mains *émue*. Après, libre au lecteur de découvrir d’autres séries, c’est un peu dommage si il se cantonne à ces gros titres, mais tant pis, le lecteur n’est pas toujours très intelligent non plus.

2 – Bleach et One Piece sont quand même bien chiadés sur le niveau graphique pour une production quasi-industrielle, j’aime particulièrement les titres de chapitres du manga de Bleach, en général bien soignés. Bref, j’aime le graphisme et je vous merde. Et puis les intros de chapitre de One Piece, c’est bien aussi, parce que c’est rempli de clins d’œil drôles sur se qui se passe ailleurs que dans l’histoire principale. Et que les perruques afro, ça gère pas mal quand même.

3 – elles alimentent tout un réseau de fanfics et de doujinshi divers et variés qui constituent de vrais fandoms et font naître une communauté active. La fanfic et le doujin sont une bonne occasion pour découvrir des talents naissants (ou pas), tant au japon que partout ailleurs ; pour un auteur, utiliser un fandom connu et recherché par les fans est un bon moyen de se faire remarquer et parfois de lancer sa carrière. Parce qu’être fan d’un anime peu connu, c’est chouette, mais ça ne suffit pas toujours pour faire ses débuts si personne ne connaît :x . A l’inverse, la profusion de fanfics/doujins sur les oeuvres connues noie les bons auteurs dans la masse…

4 – Cosplaaaaaaay! D’accord, voir 40 Naruto dans une convention n’est pas terrible, mais au moins, ils ont osé. Et puis les groupes Bleach bien faits, ça a la classe, surtout avec les grelots, là.

5 – ça fait lire les gosses. C’est con à dire, mais le syndrome Harry Potter a son équivalent dans le manga : le syndrome Naruto, qui fait que de très petits gamins sachant à peine lire réclament des bédés, de la lecture, alors que Naruto, ça a plein de pages et plein de tomes grands comme ça. Bien sûr, tous les petits lecteurs ne deviendront pas assidus de la lecture, mais c’est déjà ça, bordel. d’autant plus que lire aide à fixer l’orthographe. Vous imaginez, des kikoolol écrivant sans fautes?

6 – Yaoi. Ouais.

Bon, y’en a encore plein, des raisons, mais j’en ai oublié pas mal depuis mon premier commentaire sur le site de coin. Et pi merde, aimer quelque chose, c’est quand même subjectif, alors si vous aimez ces séries, pas la peine de se cacher, ni de ressortir des raisons à la con pour se justifier (ah merde, c’est ce que je viens de faire :x ).
Bon, mon article est un peu bizarre, mais cette fois je n’ai pas bu, j’ai juste eu un petit problème de petit ver de pomme tout nu qui s’est insinué dans mon estomac, je suis toute chamboulée et en surdose de protéines animales :x s



Isshoni training!
octobre 13, 2009, 4:58
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Bon, debeul post, pour la bonne cause, mais toujours sous acide aminé.

Je pense que la plupart des gens qui suivent les sorties d’OAV et de sexe masculin ont déjà regardé cette OAV courte qui sort un peu des sentiers battus dans le sujet abordé, mais pas dans le fan-service que l’OAV traîne : Training with Hinako.

En gros, Hinako est une jolie jeune fille réelle bien dotée par la nature (bonnet D ou E je dirais, mais chuis pas experte) qui se retrouve un jour aspirée par son écran de télé et qui devient personnage d’un anime populaire. Le problème, c’est qu’elle a pris un peu de poids, donc elle doit faire du sport pour perdre ses kilos en trop. Le public visé étant ici l’otaku moyen qui trouve que sortir c’est trop fatiguant depuis qu’on a inventé la livraison de pizza à domicile, donc qui a pris un peu de poids, Hinako propose au spectateur de faire la même chose qu’elle.

Donc vous l’aurez compris, Training with Hinako est une OAV de coaching pour faire un peu de sport et retrouver la ligne. Pour public masculin par contre, et là ça change tout.

Car Training with Hinako est aussi du pur fan-service mal déguisé, pour le bien des yeux, des abdos et des poignets des otakus esseulés (enfin je dis esseulés, mais en couple ça marche aussi). Les exercices mis en pratique par Hinako sont montrés sous des points de vue suggestifs et sont centrés sur des parties charnues de la demoiselle (au hasard : fesses et seins, avec ces derniers toujours prompts à déborder du petit débardeur vert un peu trop grand) et bruits à l’appui, avec en prime les gouttes de sueur qui apparaissent à des endroits stratégiques au fur et à mesure de l’effort fourni. Je n’ai pas regardé l’OAV en entier, mais cette OAV est censée montrer les exercices à répéter sur plusieurs jours, avec quelques bonus les “jours” d’après : Hinako change de costume pour se retrouver en slip/soutien-gorge sexy et uniforme de sport moulant et ne dit parfois plus de commentaires aux exercices à part des bruits d’effort assez suggestifs. Moui, plein de bonnes choses pour motiver les troupes ^o^

Bref, cette OAV que j’ai trouvée assez marrante après avoir halluciné les premières minutes n’est pas un chef d’œuvre de scénario car il n’y a pas de but affiché dans ce domaine, mais est assez distrayante pour qui veut découvrir cet ovni typiquement japonais (fallait vraiment y penser), faire des exercices en suivant les conseils ou simplement imaginer des trucs bizarres avec des fluides blancs, euh, bref. *tousse*

Par contre, chuis dégoûtée, il n’y a pas beaucoup de choix de vêtements de rechange, zauraient au moins pu la mettre en maillot de bain ou en costume de maid.

*PS* : J’en ai marre de l’attaque des clones boteurs, il n’y aurait pas une solution pour s’en débarrasser? Ce phénomène de spam dure depuis cet été, j’ai parfois plus de 5 messages de bots bloqués par jour…



L’image du jour
juillet 27, 2009, 8:54
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Les Mystérieuses cités d’or ayant décidé de faire sécession dans un carton de déménagement, j’ai perdu de vue Mendoza et ses petits protégés. Qu’à cela ne tienne, il y a Abenobashi pour me consoler… Et son épisode spécial parodie de jeux de drague et autres manga shônen à pauvres SFF.

J'ai des ailes et je suis une cruche!

Un ange robot déguisé en lycéenne mignonne… Euh… Quoi?



Chocolat, vous voulez du chocolat?
janvier 21, 2009, 12:00
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C’est déjà la fin des fêtes et le début de l’année, l’époque où on finit les fonds de ballotins de chocolat de plus ou moins bonne qualité filés par mamie et où les supermarchés font les soldes des deniers calendriers de l’Avent qui ne servent plus à rien. On se regarde dans la glace, on se trouve boudiné et on jure que plus jamais on ne mangera de chocolat, de pâte d’amande, de biscuits, de praliné et autres sucreries du même acajou. Surtout quand on vient de péter un bouton de jean comme ça m’est arrivé dimanche dernier et j’en suis pas très fière si vous voulez savoir ;_;.

Histoire de bien rester dans le sucré, j’ai regardé en parallèle l’anime d’Antique Bakery (je ne suis plus inculte sur le sujet \o/) et j’ai commencé Chocolate underground. Les deux animes ont le même sujet de fond, le chocolat et plus précisément la pâtisserie que l’on peut faire avec. Un sujet parfait pour les gourmands et pour prendre des kilos devant son écran juste à regarder les images qui bougent.

Antique Bakery

miam du gâteau *_* (je fais un régime ;_;)

Antique Bakery est un anime directement issu de l’un des mirifiques manga de Fumi Yoshinaga, qui a déjà quelques manga tant yaoi (Gerard et Jacques, Ichigemne, Tsuki no sandaru) que josei à son actif, dont seulement un nous est parvenu en France (de josei), qui se nomme All my darling daughters. Lisez-le, il est très bien et a pour mérite d’aborder de façon détournée un sujet dont personne ne parle jamais dans un manga : le problème de l’inégalité hommes/femmes au Japon.

Antique Bakery est pour sa part un anime qui parle beaucoup de pâtisserie et de gâteaux et indirectement de ceux qui les font et qui les vendent, dans cette pâtisserie où il n’y a que des hommes. Tout part de Tachibana, un homme d’affaires japonais manifestement issu d’une famille assez aisée qui décide de tout plaquer pour ouvrir une pâtisserie, alors qu’il déteste les gâteaux. Il y a une bonne raison à cela : tout petit, il s’est fait kidnapper par un homme qui le nourrissait exclusivement de pâtisseries. Il engage rapidement Ono, jeune homme qu’il reconnaît tout de suite car ils étaient au lycée ensemble. Ono a un énorme problème : il a une sorte de pouvoir sur les hommes qui les pousse à se jeter sur lui avec des intentions pas très chastes et il est un peu l’équivalent d’un Vash the Stampede dans le milieu de la boulangerie. Les deux hommes parviennent pourtant à un accord et ouvrent leur pâtisserie. Ils sont rapidement rejoints par Eiji, ancien boxeur amoureux de gâteaux et Chikage, géant ami d’enfance de Tachibana qui le suit partout, est vraiment maladroit, ne sait rien faire (malgré une bonne volonté évidente) et a une tendance certaine à se prendre quasi-toutes les portes.

Abtique Bakery, c’est un anime tranche de vie comme je les aime : les pires drames de la vie quotidienne à la pâtisserie arrivent souvent à cause de crème mal fouettée et de portes trop basses, d’attraction fatale et de lunettes noires pour yeux sensibles. Ils cachent un vécu traumatisant pour certains, un passé lourd à porter pour d’autres, mais sans tomber dans la pitié et le misérabilisme. Point supplémentaire : les personnages s’expriment en français courant dans le texte et même les passages écrits en français sont bien écrits. Que les mâles virils yaoiphobes se rassurent, il y a très peu de scènes gnangnan qui pourraient remettre en doute votre virilité si votre maman s’aventure dans votre chambre pile au mauvais moment et elles cessent à peu près tout à fait après le deuxième épisode.

Chocolate Underground

chocolate underground

Si le sujet de Chocolate Underground est le même que Antique bakery, il y a une différence de taille : alors que Antique Bakery reste une série plutôt conventionnelle, Chocolate underground, un peu comme Toshokan sensou, nous montre un avenir fictif dans lequel toute pâtisserie et sucrerie est bannie et où tout consommateur de sucreries pris en flag est condamné à aller dans un camp de rééducation. Là bas, on lui bourre le crâne en lui rappelant que les sucreries sont par nature mauvaises car elles sont caloriques et provoquent des caries.

ce cacao-là n'est pas mangeable
le monsieur tient du chocolat dans la main.

La série se concentre sur deux écoliers (ou collégiens? en tout cas ils sont bien jeunes…) qui n’en peuvent plus de ne manger que du pain gouvernemental du Good for you Party à base de choses fades et à l’odeur horrible dont ils ne savent même pas le nom. L’un est fils de boulanger qui vit très mal l’interdiction gouvernementale (le pain traditionnel a lui aussi été banni), l’autre est fils unique, orphelin de père et vit avec sa mère. Ils décident de faire de la résistance et de refaire du chocolat, des gâteaux, des sucreries après être tombés sur une provision de fèves de cacao et de sucre. Bien sûr, la police est à leur trousses et ne va pas les lâcher…

Le chocolat, la pire des drogues dures.

L’anime frappe car il touche à quelque chose de tout le monde aime (à part quelques exceptions) : le chocolat, la boulangerie et les sucreries. Il nous montre un univers qui paraît plutôt décalé car l’interdiction des sucreries semble une chose aberrante dans nos sociétés. Il donne à voir un monde totalitaire qui utilise des méthodes disproportionnées pour contrer le problème des caries et du surpoids, comme l’utilisation de camps de rééducation qui frise les pratiques du régime totalitaire de base…
Malgré tout cela, Chocolate underground reste une série très joyeuse et optimiste, avec des héros dynamiques et très gourmands qui essaient toujours de trouver des solutions pour s’en sortir.

No more chocolate!
Let's be healthy!

En bref, c’est un anime qui fera saliver tous les amateurs de bonne chère et de sucreries, sans pour autant être une série indigeste car le format de diffusion adopté est très court (3 minutes). Je trouve le format de diffusion très approprié, car il permet à la série de rester légère et plaisante à regarder.

Petit coin pub, vous pouvez toujours voter pour vos couples préférés par ici ^^



L’autre monde
octobre 21, 2008, 8:22
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Je pense que c’est la série la plus déprimante et triste que j’ai pu voir…

C’est une série assez peu connue en France, trop peu peut-être… L’autre monde, en anglais Now and then, Here and there et en japonais Ima, Soko ni iru boku est une série en 13 épisodes, sortie il y a quelques temps chez nous en catimini chez Déclic Images. D’ailleurs les soldes continuent chez cet éditeur, il est encore possible de l’acquérir à prix modique (environ 5 euros l’intégrale en vostf, édition simple). Je pense me l’acheter, vu que les DVD que j’ai vus appartiennent à un ami chez qui j’ai fait une razzia dernièrement, d’ailleurs merci beaucoup :3. J’ai pas mal de vieux trucs à rattraper en anime parce que je ne lis que du manga, mais à la tonne (et des bouquins, genre du Pratchett quand il en sort un ;_;). D’ailleurs Dear Myself est sorti, ça fait tout bizarre de le tenir en vrai quand je l’ai lu et relu en scans pendant tant d’années parce que j’étais sûre qu’il ne sortirait jamais en version française, bref…

L’autre monde, c’est l’histoire d’un jeune garçon, Shû, qui rentre tranquillement chez lui après avoir participé à un tournoi de kendô et avoir perdu contre son meilleur (?) ami. En passant devant une ancienne usine avec de hautes cheminées, il aperçoit une silhouette sur l’une d’elles. Ni une ni deux, il grimpe sur la cheminée voisine et commence à se taper une bavette avec la fille qui est perchée à côté, aux cheveux blonds et aux yeux bleus cernés de bleu. En fait, la fille n’est pas très bavarde et passe son temps à regarder le coucher de soleil, mais Shû arrive tout de même à deviner son prénom malgré le fait qu’elle parle à voix très basse : Lala ru.

Au bout d’un moment de discussion à sens unique, donc de monologue, se passe une chose étrange : une boule de lumière apparaît en plein ciel, d’où sortent des hommes et des machines curieuses et qui veulent embarquer Lala ru, dirigés par Abelia, une femme à la démarche militaire. Shû ne sait pas trop quoi faire, mais Lala ru lui demande de l’aider et il commence à attaquer les hommes étranges. Abelia ordonne le repli et la boule de lumière se résorbe, emportant hommes, machines, Lala-ru, hauts de cheminées sectionnées et le pauvre Shû vers une destination bizarre.

Il se retrouve dans une sorte de forteresse et essaie de s’en échapper avec Lala ru, mais ils finissent par se faire séparer et Lala ru est emmenée ailleurs, laissant à Shû un médaillon bleu en forme de goutte d’eau. Shû va tout faire pour récupérer Lala ru et s’enfuir, mais il tombe et se retrouve à l’extérieur de la forteresse. Il s’aperçoit vite qu’il ne se trouve plus dans son monde : la ville dans laquelle il se trouvait a disparu et la forteresse dans laquelle il se trouve maintenant borde un paysage désolé et à l’abandon, sans eau et sans vie…

On peut tout d’abord penser que l’histoire est franchement bateau et peu originale, ce qui est vrai pour le tout début : un héros emmené dans un autre monde dans lequel il a un rôle à jouer est un lieu commun dans la littérature fantastique.
Les choses se gâtent dès le deuxième épisode, où on a pour la première fois un aperçu du potentiel de la série, lorsque Shû rencontre Hamdo, le seigneur de la forteresse, un malade qui glace autant le sang qu’il paraît pathétique au premier abord.

Hamdo fait régner un ordre militaire dans sa forteresse et fait exécuter tous ses ordres par Abélia, dont on ne sait pas si elle n’est qu’une simple exécutante ou sa maîtresse. Il ne voit qu’elle et ne se fie qu’à elle, même si il la maltraite. Il n’a aucun autre contact avec l’extérieur et se contente d’ordonner les pillages des villages aux alentours, pour ramener toujours plus de femmes et d’enfants, pour servir ses desseins : régenter le monde, ou du moins ce qui en reste.

L’armée de Hamdo est majoritairement composée de ces enfants, certains très jeunes, qui savent à peine marcher et ont pourtant déjà un fusil dans la main. C’est l’un des aspects les plus dérangeants et répugnants de l’anime : ce sont en majorité des enfants qui font la guerre, tuent, massacrent des innocents et pillent les villages. Des enfants entrainés à tuer et qui n’hésitent pas à user de violence entre eux… Il n’ont aucun avenir, car ils sont voués à servir de chair à canon à la prochaine volonté d’Hamdo, malgré toutes les promesses dont celui-ci les berce.

Les enfants-soldats sont à l’image du monde dans lequel Shû a échoué : rocailleux, brûlant, il n’a plus aucun avenir car il n’y a plus d’eau. Lala ru est un élément essentiel pour la survie de la planète car elle a le pouvoir de manipuler l’eau, ce dont a besoin Hamdo, mais la planète n’est pas sa préoccupation : il veut de l’eau pour lui, et lui seul. son égoïsme et sa mégalomanie transparaissent de plus en plus au fur et à mesure des refus de Lala ru. Le problème, c’est qu’il n’est pas le seul à se comporter de façon égoïste envers Lala ru qui est convoitée par beaucoup de personnes différentes à cause de son don. Heureusement que Shû est là…

Cette série est cynique, cruelle et montre beaucoup de défauts de l’être humain, à travers les différents personnages et leurs attitudes égoïstes. Sans céder à la facilité godwinesque, il y a beaucoup de similitudes entre les personnages de cette série et les grandes puissances pendant la seconde guerre mondiale, à commencer par les uniformes des enfants soldats qui ressemblent beaucoup à ceux de l’armée japonaise. Ceux-ci ne remettent jamais en question les ordres, même lorsqu’il s’agit de massacrer un village d’innocents : “les ordres viennent d’en haut, on ne peut rien y faire” est une pensée réconfortante pour qui veut se décharger de sa culpabilité et de sa responsabilité en rejetant la faute sur les autres. Et permet de justifier d’un coup tous les massacres, tortures et viols. Abélia fait de même avec Hamdo : elle lui passe toutes ses lubies et ne tente jamais de le raisonner pour tenter d’arrêter sa folie. Les deux seuls personnages sans rancœurs et égoïsmes semblent être Lala ru et Shû, qui est bien le seul à apporter le minimum syndical de bon sens et d’optimisme dans un monde qui en a bien besoin.

Cette série est une série très riche et tient très bien la route tant au niveau du scénario qu’au niveau des personnages, qui sont très réalistes. Les dessins paraissent un peu bizarres au début car ils sont très enfantins pour une série sur un thème pareil, mais ce dessin met mieux en avant la folie et l’absurdité du monde décrit. Les musiques sont magnifiques. Cette série est pourtant à déconseiller aux âmes sensibles, car même si elle est beaucoup suggérée, la violence physique et morale est très présente et ne convient pas à tous les publics…



Toshokan Sensou et une sardine
septembre 23, 2008, 9:25
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J’en avais déjà parlé un peu dans un article précédent, Toshokan Sensou est un anime autour d’un groupe de protection de bibliothèques, dans un monde futur où une loi impose une censure stricte à tout ouvrage qui ne satisfait pas aux exigences de l’Etat japonais. Ne pas chercher à comprendre pourquoi la censure s’effectue à posteriori, dans les librairies, quand une bonne loi qui instaure un dépôt légal préalable du manuscrit pour révision rend toute action de défense des livres inefficace. Effectivement, le problème reste posé pour les vieux livres, mais c’est un autre sujet.

Je m’étais dit, “chouette, un anime pour moi”. J’aime lire, j’aime les livres et je peux (vais) en faire mon métier, vu que je suis archiviste de formation. Sauf que sur ce plan-là, j’ai été très, très déçue. Je m’y attendais tout de même un peu, puisque je l’avais déjà signalé dans mon article précédent sur le sujet. Il y a en effet un peu de tout dans Toshokan Sensou, de tout sauf des renseignements sur le travail d’un bibliothécaire (et encore moins d’un archiviste), sur les modes de conservation, diffusion, etc… des livres et encore moins sur les livres en eux-mêmes, à part une allusion à Fahrenheit 451 (très bon bouquin, toujours d’actualité, mangez-en) et aux contes de fées destinés aux enfants. Sur ce plan-là, l’anime est donc très très faible… Je ne dis pas qu’un cours magistral aurait été préférable, mais l’héroïne est quand même bibliothécaire. Même si l’anime n’est pas strictement réservé à un public japonais. C’est un peu comme dédier un anime à la pêche aux sardines mais ne jamais en voir une seule vivante et juste aligner les poissons morts. Oui, ma comparaison est bizarre, mais j’aime bien les sardines en boîte à l’huile d’olive et au citron :) .

Donc, en quoi consiste le reste? En vrac : du slice of life, de la romance, du drama, de la famille, de la corruption, des livres qui pèsent lourd, des armes, de l’amûûr, des blessures, des hôpitaux pleins, des abrutis, des combats et de la camomille. Beaucoup de camomille. Surtout sur la fin. Et comme cet anime est seulement en 12 épisodes (oui, c’est court pour loger tout ça), les créateurs ont utilisé l’effet Tramway, qui consiste en ceci : on embarque les gens jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de place, on roule à bonne vitesse, on freine à mort et voilà, y’a la place pour les gens qui montent à la station suivante (option sardine, bien sûr. Avec de l’huile d’olive et du citron, évidemment :3).

Toshokan Sensou c’est pareil. Le début avance doucement, c’est archi-chouette, puis les gens se rendent compte que le format est court, alors on boucle tout dans les trois derniers épisodes. Ca fait mal aux reins, ça fait grincer des dents et c’est pas bon pour le cerveau. En clair, Toshokan Sensou aurait mérité les 26 épisodes et une fin décente, avec plus de passages à la laverie et de regardage d’orteils pour savoir si on va reparler à machintruc ou pas, si on va retourner faire la bibliothécaire demain ou sécher parce que le boulot est franchement barbant et regarder sa colocataire se mettre du masque au concombre tous les soirs en rigolant en douce. Et aussi plus de coups tordus, d’embrouilles gouvernementales et de pots-de-vin. La série le méritait. Parce qu’au bout de 12 épisodes, on a simplement l’impression d’avoir assisté à un bel apéritif, avec plein de promesses pour la suite et on finit la série très frustré…

Bref, Toshokan Sensou est une série qui n’est pas franchement mauvaise, mais qui est quand même super loin d’être exceptionnelle. A oublier, donc, en attendant mieux et plus ambitieux, avec des vrais bouts de pêche à la sardine dedans.

Et comme la semaine dernière, si vous possédez en vous une once d’humanité charitable et généreuse, s’il vous plaît votez Yukino. Elle le mérite.



T_T
août 23, 2008, 7:33
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Depuis un petit moment, je n’écris plus grand chose sur ce blogue… Non, je ne suis pas partie en vacances. c’est juste que je n’ai pas envie de faire quoi que ce soit à 20h en rentrant du travail. Même pas regarder la suite de Kaleido star ni des animes de la saison.

J’ai quand même regardé quelques petites choses pour rattraper mon retard, du genre la suite de Toshokan Sensou, le début de Junjou Romantica (yaoi inside) et d’autres choses (hidamari sketch, pas mal, merci Coin :3). Et puis je suis aussi tombée sur des OAV de Yokohama Kaidashi Kikou, qui reprennent l’histoire du manga que j’avais beaucoup apprécié à une certaine époque (ça fait un bail, je crois que j’étais encore au 56k et au modem gris qui pioupioute ^^). Elles reprennent la partie la plus fan-service du manga, quand Alpha reçoit une lettre de son patron et l’appareil photo. L’ambiance me fait un peu penser aux premières OAV de Koko wa Greenwood, légère et insouciante.

Bref. On est samedi, il est 9h30 et je retourne bosser.



Kaleido Star
août 15, 2008, 8:25
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Je regarde cet anime par intermittence depuis environ 2 semaines, elfe m’ayant bien gentiment prêté les DVD pour que je les regarde :3

C’est une série toute mimi-mignonne, un peu dans la lignée de toutes les séries de sport, genre Jeanne et Serge, mais cette fois-ci cet anime se déroule dans le milieu de la gymnastique, au sein d’une école/troupe de spectacle, le Kaleido Stage.

Le scénario est tout à fait bateau : Sora, une jeune japonaise active et pleine de vie, débarque aux USA pour entrer au Kaleido Stage et devenir une star de la scène. Son unique problème à son arrivée est qu’elle se perd et elle se fait piquer sa valise. Après une course-poursuite très remarquée à rollers, Sora se fait embarquer par la police qui croit qu’elle a fugué (!) et arrive très à la bourre aux auditions, c’est à dire qiuand tout est fini. Bien sûr elle ne peut pas les repasser, mais Sora parvient tout de même à s’incruster au sein de la troupe et à faire son chemin malgré les embûches que certaines personnes mal intentionnées placent sur sa route.
Le scénario dans son ensemble n’est franchement pas nouveau et pas mal de passages sentent vraiment le déjà-vu. Certaines séquences d’entraînement dures ou inutiles rappellent même Glass no Kamen, en beaucoup moins sadique et masochiste tout de même. Il faut dire que je ne crois pas avoir déjà vu un manga pour filles aussi sadique et maso que glass no kamen xD.

Si j’en parle en fait, c’est à cause d’un personnage complètement hors-sujet et bizarre : je parle de l’esprit de la scène. Il se manifeste à Sora (qui est la seule à le voir) dès le premier épisode et constitue l’élément fantastique bizarre dans une série qui est plutôt tournée vers le réaliste. Il donne aussi un petit air cheaté à la série : on sait que l’héroïne sera une super star dès le premier épisode, à moins d’être absolument dur de la comprenette. Du coup, avec l’arrivée de ce personnage, on comprend que la fin intéresse moins que les moyens inventés pour se sortir des situations difficiles.

Il ne faut quand même pas se leurrer, Kaleido Star reste tout de même une série destinée à un jeune public et donc aucune image “dure” n’est montrée pendant les épisodes : les entraînements éprouvants sont souvent relégués en arrière-plan par rapport aux problèmes affectifs des personnages.

Il y a par contre une chose qui m’a assez étonnée d’une telle série.

La baignoire risque d'être petite.

C'est pour les enfants ça? ^^"

Ca m’a un peu surprise, j’avoue. Et il y a une allusion de ce genre environ une fois par épisode.



L’habitant de l’infini, premier épisode
juillet 23, 2008, 10:25
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Je l’attendais depuis des mois, le premier épisode est finalement sorti il y a quelques jours. Yay. Pile poil pendant mes vacances, on n’aurait pas pu faire mieux o/.

Au passage, je trouve marrant que pas mal de français s’amusent à reprendre le titre américain pour parler de cet anime/manga, alors que le manga est, si ma mémoire est bonne, sorti en France chez Casterman avant les ricains et que le titre français est une traduction fidèle à l’original (mugen no junin), bien plus jolie que le titre US qui est totalement inventé. Merci l’influence du fansub/scantrad US, ou comment on peut se retrouver a parler d’une même chose avec deux noms différents sans forcément se comprendre.

Premier épisode, donc. D’un anime réalisé par Bee Train, ceux qui ont fait Meine Liebe, un anime plein de bishonens tout beaux (du travail de Kaori Yuki à la base tout de même) et pleins de vie. Un des seuls animes de fanservice pour filles avec Gakuen Heaven ou j’ai failli avoir une attaque cardiaque à peu près au milieu du premier épisode. Meine Liebe, le seul anime ou on apprend qu’en Europe centrale est situe un État qui s’appelle Kuchen (gâteau en allemand), où les monsieurs d’une académie super chicos se baladent en chaussures à talons bien compensés et où le directeur porte une perruque à anglaises qui doit bien cacher une rampe de missiles américaine de longue portée, un nécessaire a couture et un baby foot. Ouais, j’ai eu du mal a apprécier cet anime un peu indigeste et à voir le second degré. Ptêt ben que si j’avais bu cul-sec une bouteille de whisky ~
J’avais parlé de Madlax dans un précédent article, pas très élogieux d’ailleurs. Voui, c’est aussi du Bee Train.

Donc j’avais de sérieux doutes sur la qualite de l’adaptation. Surtout quand on a lu le manga, qui est quand même très bon, plein d’action et au graphisme très détaillé.

Et… Mes craintes étaient justifiées. Sans pour autant prévoir que cet anime sera nul, ce premier épisode n’est pas non plus excellentissime au point d’en faire un commentaire élogieux.
Déjà j’ai été déçue par le doublage de Manji. J’y connais a peu pres rien en acteurs de doublage, mais en tout cas j’aurais imagine un acteur avec une voix plus rocailleuse, plus virile pour faire ce brave Manji, qui collerait selon moi plus a son caractère. Il parait vraiment trop poli et sympa dans ce premier épisode… En plus il passe son temps a s’excuser! C’est pas possible, on va en faire un héros de film a la sauce Jiro Asada ou quoi?

Ensuite l’animation n’est pas vraiment extraordinaire dans ce premier épisode. Les personnages bougent, certes, mais j’ai eu l’impression d’un anime a petit budget, qui recycle les décors. On est loin de tengen toppa gurren lagann… (faut que je finisse de le regarder >_<). Et puis je trouve qu’il manque dans l’animation les superbes pages du manga en noir et blanc entourées d’une large bande noire ou le massacrage final du méchant est mis en scène de façon très artistique avec des décors recherches. Par contre, pour avoir du sang, il y en a, un peu à la Elfen Lied où les gens en perdent des litres et des litres quand il se font trucider.

Et puis cet épisode est fouillis. D’accord, le manga original n’est parfois pas très clair dans les premiers tomes, mais dans ce premier épisode on présente quasiment tous les personnages principaux et on se demande ce que certains viennent faire là. Quel intérêt de présenter Anotsou tout de suite, vu qu’il n’a aucun rapport avec Manji sans la présence de Lin? Quel intérêt de changer certains évènements, comme par exemple la scène de la mort du mari de Machi, qui je trouve est beaucoup mieux présentée dans le manga, pour un résultat semblable (Machi devient folle)? Et c’est quoi ces dialogues a la con sur le sens du devoir, la culpabilité et j’en passe?

Finalement j’ai passe la deuxième moitie de l’épisode a me demander si j’allais poursuivre. On verra bien a l’épisode 2 ~



L’image du jour et un bonus
juillet 22, 2008, 8:53
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ça fait peur >_<

Non, ce n’est pas une créature maléfique tout droit sortie d’un anime qui fait peur (quoique.).
La créature représentée sur cette image est bel et bien une fille, qui a pour nom Risa et est l’héroïne de la série animée Lovely Complex, adaptation du manga pour filles du même nom disponible dans toutes les bonnes crèmeries.
J’avoue que cette série est une bonne surprise pour moi, qui ai eu un peu de mal à trouver un digne successeur à Host Club et sa magnifique Haruhi, la seule et l’unique (l’autre ne vaut pas tripette en comparaison.). Cette série ne vaut pas Host Club sur bien des points, mais c’est un divertissement bien sympa et très amusant, j’en ferai peut-être la présentation un peu plus tard.

Sur cette image, Risa est en train de jouer à un jeu de simulation de drague pour filles (voui ça existe), dans le noir de sa chambre, comme une conspiratrice et marmonne des trucs étranges et vaguement pervers qui s’adressent a un petit ami imaginaire. On ne peut pas les voir, mais ses parents et son frère la regardent jouer sur le pas de la porte et sont à moitié en train de pleurer tant le comportement de la jeune fille est étrange “Risa, reviens!”. La raison de son comportement no-lifesque est qu’elle vient de se faire jeter pour la énième fois (à ce stade-là, ce n’est même plus la peine de compter -_-”) par Otani, un camarade de classe dont elle est amoureuse.

En bonus, voici la réaction d’Otani quand il apprend qu’elle a joué au jeu de drague <3.

J’adore x3