Linottes


Réminiscences
décembre 10, 2009, 3:29
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J’ai fait mes achats en manga yaoi avant-hier, avec 7 titres de sortis depuis la dernière fois : No Money 3 où on s’aperçoit que la scénariste a de plus en plus de mal à cacher son côté sadique, Love Mode 3 qu’est toujours aussi bien, Tendre voyou que j’ai vraiment vraiment hésité à acheter tellement j’avais honte de ce titre (la suite a confirmé mes pires peurs, mon Dieu les éditeurs éditent vraiment n’importe quoi), Fragments d’amour que je n’ai pas lu, Be-boy mag avec de nouvelles séries (dont un nouveau Ayano Yamane, toujours aussi trash… pourquoi s’acharner?) et Le jeu du chat et de la souris 2, bouillie de sentiments parfois tellement réalistes que j’ai essayé de fuir à la lecture du titre.

Reste Réminiscences, ma meilleure surprise du lot et que je ne connaissais pas avant de le voir en librairie, qui est un one-shot écrit par Youki Fukai et paru chez Taifu. Bien sûr, cela reste du yaoi, mais ce titre a une qualité que je ne lui nierai pas : l’histoire et les personnages restent assez cohérents. Ça paraît sans doute bizarre, mais après quelques années passées à lire des manga avec des personnages qui virent de bord et commencent à préférer les garçons d’une page à l’autre sans que cela ne pose de problèmes (du genre Tendre voyou, je me demande encore comment j’ai pu acheter ce titre, en plus c’est une série…), eh ben moi ça m’en pose un. Un très très gros problème même parfois (pour les gens qui critiqueraient mon amour pour Love Mode, qui tombe parfois dans la catégorie que je viens d’énoncer, je leur dis prout, parce qu’on ne descend jamais un premier amour.), parce que malgré mon aura de fangirl yaoiste fujoshi que je semble posséder auprès de quelques-uns, j’aime les histoires (d’amour) construites et des personnages qui ne virent pas leur cuti au bout de 20 pages et se font peloter par le mâle en chaleur le plus proche avant de se faire déflorer l’arrière-train dans un accès de folie hormonale.

C’est bien pour cela que j’aime Réminiscences. Parce que l’histoire de vengeance ne vire pas à un énième syndrome de Stockholm où la victime s’amourache du bourreau, comme on voit dans beaucoup d’autres manga yaoi. Mais parce que derrière leur histoire glauque commune au lycée, se cache deux hommes qui s’aimaient et qui n’ont pas compris les sentiments de l’autre. Ce manga possède en plus un beau dessin, une bonne mise en page, un sujet intéressant et réaliste avec des personnages qui ont dépassé le stade de l’ado prépubère en manque, tout ce que j’aime en temps normal.
Mais attention, ce titre n’est pas une histoire gaie et gentillette, c’est même franchement tout le contraire : l’histoire est très violente, parfois même très extrême et j’ai pensé pendant ma lecture à virer ce manga parce que j’étais un peu dégoûtée, mais la suite m’a convaincue de ne pas lâcher. A cet égard, j’aime le logo microscopique qui orne la couverture, commune à tous les manga yaoi de la collection : merci Taifu, mais il ne sert à rien, on ne le voit pas. Enfin, c’est dans l’absolu une bonne initiative, mais je déplore qu’il n’y ait pas de différence plus nette entre ce titre adulte et les autres, genre un blister en plastique. Parce que ce titre mérite son blister, pour ne pas tomber entre toutes les mains.

Bon, là je vais spoiler sévère en décrivant l’histoire, mais tant pis, je ne mettrai pas les noms, accrochez vous, ça décoiffe.
Uke est jeune, beau et blond. Seme est jeune, beau et brun. Ils sont au lycée, tout va bien, sauf que Uke étant chétif et venant d’ailleurs, il n’est pas trop accepté dans le groupe de Seme, qui fait pourtant tout ce qu’il faut pour qu’il s’intègre, et pour que Uke se rapproche de lui. Uke commence peu à peu à se faire charrier et cela dégénère pas mal… Uke proteste, mais Seme en a marre et le viole. Uke déménage 2 jours après. Ça commence mal, très mal, et on se demande un peu comment cela va se poursuivre.
Eh bien, la suite de l’histoire est encore plus glauque : Enter Seme qui a bien grandi, est devenu chauffeur de bus et a toujours regretté d’avoir violé Uke et qui ne comprend toujours pas son geste ; d’ailleurs, à ce stade de l’histoire, nous non plus. Enter Uke, qui a grandi lui aussi, est fiancé, est en déplacement dans la même ville que Seme et désire se venger. Uke commence donc par menacer Seme et le viole. De façon répétée. Ouais, j’avais bien dit que c’était morbide, mais là, l’auteur n’y est vraiment pas allée de main morte.
Seme trouve que c’est en partie mérité (l’humiliation, pas le sexe), mais il ne trouve toujours pas la raison de son geste au lycée, alors que Uke s’acharne toujours sur lui, même si les relations sexuelles forcées sont devenues une habitude un peu moins déplaisante. Puis Seme commence à fatiguer, en a marre de la situation et quand Uke lui annonce qu’il va être muté, Seme craque complètement et fait une hémorragie interne… Donc zou hôpital, avec Uke qui s’inquiète quand même pour Seme puisque c’est un peu à cause de lui si Seme en est là et vient lui offrir des fleurs. Et là, Seme finit par avouer tous les sentiments qu’il éprouvait envers Uke…

Pour les personnes qui ont été choquées par le résumé, je pense que cette histoire, avec la première partie décrite au-dessus assez violente et longue entrecoupée de flashbacks (130 pages) n’est pas pour vous. Sérieusement, tous les manga yaoi ne sont pas bons à lire pour les personnes les plus fragiles de l’estomac et celui-ci en fait partie, avec No Money. Pour les autres, c’est un bon one-shot qui sort un peu des poncifs habituels.



Okane ga nai [No money]
octobre 22, 2009, 12:55
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*se retrousse les manches et fait craquer ses doigts*

Okane ga nai!, ou No money en anglais mais choisi comme titre pour la sortie en France (snif), est un manga yaoi (oui, je reviens à mes premières amours) sorti cet été chez Asuka, et est pour une fois une série de plusieurs volumes encore en cours au Japon à mes dernières nouvelles (pas fraîches). Chose rare pour un manga, mais pas pour un manga yaoi (Rin!) il est réalisé à quatre mains, par Tohru Kousaka et Hitoyo Shinozaki, Tohru Kousaka se chargeant de la partie dessin et qu’elle dessine vachement bien quand même.

Je sens que je risque de me faire défenestrer par des fangirls en furie avant la fin de ma critique, mais continuons. Donc je critique ce manga avant la sortie de tous les volumes qui la composent en France, mais je pense avoir assez de recul (et avoir assez lu de scans dans mes jeunes années) pour me faire un apriori assez juste de ce qui va suivre. Mais attention, pas de spoilers, juste de simples et vagues allusions suffisent, de toute façon je suis sûre que quasiment tout le monde a déjà lu le scantrad, tellement cette série est devenue populaire via Internet et est devenue une référence pour pas mal de yaoistes. On aime ou on n’aime pas, mais la série ne laisse en tout cas pas indifférent. Je m’explique :

Okane ga nai, le yaoi avec un uke qui ne craque pas quand le seme...

Oui, le jeune garçon sur la couverture est le uke qui s’appelle Ayase. Non, il n’a pas 12 ans, il en a 18 et va à la fac. De quoi? Ca ressemble à du shota? Mais non voyons, puisqu’on vous dit que le héros a 18 ans! Il faut vraiment être de mauvaise foi pour prétendre le contraire!
Bref, ce qui se remarque en premier et ce dès la couverture, c’est la jeunesse et la fragilité du uke, qui paraît avoir 10 ans, au mieux 12. Ca ressemble à du shotacon (relations amoureuses et sexuelles avec des enfants et des jeunes adolescents, entre eux ou avec un adulte comme c’est le cas ici), ça a le goût et l’odeur du jeune uke qui vient de naître shotacon, mais l’auteur nous spécifie que ce n’est pas du shotacon… Et là je m’interroge : comment Asuka a pu sortir ce manga sans aucun problème alors que la législation n’est pas si tendre pour la représentation d’enfants et assimilés dans une œuvre franchement limite (ayé, je suis devenue une grave déviante)? Ça fait toujours un choc quand on achète le vrai manga avec de l’encre dessus, même si on a passé du temps à mater les scans sur Internet.
L’impression de shotaconnitude du uke est renforcée quand il est à côté de “son” seme, Kanou, qui fait sa grosse armoire à glace et n’est pas vraiment fin pour deux sous à la fois sur le plan physique et intellectuel, même si il est très intelligent. En gros, le seme, qui appartient à la mafia et n’hésite pas à réduire en quasi-esclavage ses clients qui ne parviennent pas à rembourser les sommes qu’il leur a “gentiment” versées, se comporte au départ comme une grosse brute envers Ayase et n’a pas volé son titre de seme connard, en plus d’être un obsédé fini (je vous avais bien dit que ça commençait bien).

Ouais, c’est un couple super bien assorti que nous propose au départ ce manga, tout en finesse en douceur, à peu près comme un char d’assaut qui viendrait sauver une espèce animale fragile en voie de disparition de dangereux bandits qui veulent lui faire des misères, car c’est à peu près ce qu’il se passe : Kanou vient sauver Ayase d’une vente aux enchères portant sur le corps d’Ayase en proposant au vendeur une très grosse somme d’argent. Mais une fois arrivés chez Kanou, Ayase qui se réveille n’a aucun souvenir de Kanou, alors que celui-ci se souvient très bien d’Ayase à cause d’un truc gentil qu’Ayase aurait fait pour le sauver alors que Kanou était dans la panade (enfin, on suppose). Kanou, qui se rend compte qu’Ayase ne se souvient pas de lui et ne se comporte pas du tout comme prévu, a une réaction originale : puisque c’est le cousin d’Ayase qui a piqué des sous à Kanou avant de vendre Ayase pour rembourser la dette et que Kanou en a versé en plus pour racheter Ayase, Ayase n’a qu’à lui vendre son corps pour payer les millions qu’il doit à Kanou, sachant que chaque acte sexuel est facturé 500000 yen (ayé vous suivez?). Oubliées, les prétentions philanthropiques, vive le seme bulldozer, qui viole le pauvre Ayase sans vergogne (je me demande comment ça rentre, vous savez, la chandelle là, le pauvre Ayase n’a pas des hanches extensibles). Le plus étonnant est qu’il est surpris quand Ayase veut l’éviter par la suite et qu’il ne coopère pas du tout… Bizarre, hein?

Mais bon, nous sommes dans un manga yaoi, alors tout s’arrange (ou presque) par la suite : Kanou apprend à apprivoiser Ayase avec plus ou moins de bonheur, Ayase se rend compte que tout compte fait il est bien là où il est et qu’il aime Kanou (je me demande comment il fait, franchement, avec un mec qui se comporte comme un ours, peut-être la doublepensée? Ayé, j’ai réussi à placer une référence littéraire, chuis pas irrécupérable o/), cuicui les oiseaux chantent, sauf quand il arrive malheur à Ayase. Il faut dire que le milieu dans lequel il traîne semble vraiment pourvu de types pas nets, qui veulent soit enlever Ayase et le violer pour se venger de Kanou, soit complètement fantasmer sur Ayase au point que tout otaku fanatique est un enfant de chœur à côté ; le manga devient une sorte de remake du Petit chaperon rouge en permanence agressé par de gros pervers (et c’est n’importe quoi). Et c’est là où Kanou de rachète une virginité une conduite, parce qu’il arrive à protéger Ayase de tous les malades qui lui gravitent autour et c’est là où on perçoit l’intérêt du seme ours qui fait greu.

Mais bon, n’empêche que ce manga arrive par lui-même à générer une loi essentielle du manga yaoi : le uke n’a pas d’intestins et ne va pas aux toilettes. Jamais. Quand il y va, c’est pour se repoudrer le nez parce que son maquillage du parfait uke est un peu défraîchi.

Bref, un manga bien cliché mais tout de même marrant et sympa à lire, sauf si un uke qui a l’air d’avoir 12 ans vous rebute, car cela rend le manga assez spécial (pour les autres, c’est open shota). On n’a jamais dit non plus qu’un manga yaoi devait être réaliste et c’est heureux car celui-ci part carrément en sucette (c’est assumé hein), avec l’impression que les personnages ont fumé un truc pas très net avant de commencer leur scène. Par contre l’auteur nous gratifie d’images censées être choupites (je ne parle pas de celles quand il est petit) d’Ayase dans des costumes différents, mais franchement c’est super mal dessiné, elle ne sait pas faire les plis de vêtements et presque tous les vêtements d’Ayase sont moches.



Sakende yaruze!
septembre 22, 2009, 2:31
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Sakende yaruze!, qui a été traduit en anglais sous le nom Shout out loud! (je ne la ferai pas en français, je n’ai aucune connaissance en japonais, alors traduire un titre…) est un manga yaoi écrit et dessiné par Satosumi Takaguchi, qu’il est bien et que je ne désespère pas de voir un jour arriver en France. Ce manga est un peu spécial dans le genre, car il oscille entre le manga yaoi classique et le manga “tranche de vie”. De ce fait, la progression de l’histoire y est plutôt lente et elle se conclut après 5 volumes bien remplis.

la couvertue est vraiment pas terrible

Quand tu as besoin de pleurer, pleure! Quand tu dois crier, crie!

Sakende Yaruze raconte l’histoire d’Hisae Shino, un homme âgé de 33 ans, qui découvre au début de l’action du manga qu’il a un fils de 17 ans, Nakaya, né d’une relation avec sa seule petite amie au lycée et dans le même temps que celle-ci est morte il y a plusieurs années. Nakaya était venu raconter son histoire à un père qu’il n’a jamais connu et lui dire ses quatre vérités, en ayant (entre autres) pour objectif de lui faire du mal. Au final, il est surtout surpris d’avoir un père qui paraît si jeune, fragile et à la voix quasiment féminine, qui n’était pas du tout au courant de son existence et qui pleure quand il entend que la mère de Nakaya est morte. Nakaya, qui vivait auparavant avec sa grand-mère (imaginez une vieille bique austère dans une maison japonaise traditionnelle), finit par trouver qu’il se sent bien chez son père et finit par squatter chez Hisae, qui n’a rien contre.
Grand embarras pour Hisae quand est finalement obligé de révéler sa profession à son fils : il est doubleur d’animes, autrement dit un seiyuu et double des personnages gentils à la voix féminine (imaginez la tête de Nakaya x3).

Dès lors commence une cohabitation un peu bizarre des deux hommes, entre Hisae pas très habitué à avoir son fils chez lui (alors en plus un ado de 17 ans bourré d’hormones, accro au hockey sur glace et deux fois plus musclé que lui, c’est pire), ni même à avoir qui que ce soit chez lui, et Nakaya habitué à la vieille grand-mère austère, qui découvre que son père est en fait encore un grand enfant parfois incapable de s’occuper de lui-même (Nakaya doit parfois s’occuper d’Hisae complètement à la ramasse) et qui a un travail tout de même assez précaire.
Car être doubleur comme on le voit dans ce manga, c’est avant tout avoir sa seule voix comme outil de travail : une journée de maladie est une catastrophe, ce n’est pas un emploi très bien payé et Hisae demande à son manager d’accepter n’importe quel contrat pour pouvoir s’occuper correctement de Nakaya (c’est à dire, tout accepter pour avoir assez de sous à la fin du mois pour faire manger deux personnes).

Là, Hisae apprend que 1- les drama cd tirés de manga yaoi marchent pas mal, que 2- il est prédestiné à jouer le uke à cause de sa voix féminine et que 3- ça tombe bien, ses contrats “en plus” sont tous des doublages de uke de drama cd yaoi. Hisae n’est pas très content, mais il s’exécute quand même, vu qu’il est demandeur et que Nakaya mange quand même beaucoup à cause de son activité sportive.
*là, c’est le moment où les fangirls qui ont déjà lu le manga disent “youpiiii!”*
Et sur le plateau de doublage, si Hisae joue les uke, les seme sont quand à eux souvent doublés par Tenryuu, bel homme ténébreux qui a de l’expérience, la classe, un bon brushing et surtout un regard super… ténébreux *fond et tombe par terre*. Bref, Tenryuu-san, c’est de la bonne. Hisae et lui s’étaient rencontrés il y a des années de cela, lorsque Hisae faisait ses débuts, puis les deux hommes s’étaient perdus de vue. Hisae considère toujours Tenryuu comme son “sempai”, mais il est clair que ce dernier n’a pas du tout les mêmes intentions (qu’il avait dès leur première rencontre) et qu’il n’a pas l’intention de laisser filer Hisae maintenant. Tenryuu va donc essayer de ramener Hisae entre ses bras, tout en faisant attention à Nakaya qui s’est donné pour mission de protéger son père et n’a pas l’intention de le lui laisser, à d’autres doubleurs intéressés par Hisae (un uke innocent, c’est quand même assez excitant), et surtout à Hisae lui-même, qui ne sait plus très bien où il en est.

En bref, j’adore ce manga. En très bref, j’adore. (haha)
Dans un premier temps, les protagonistes sont dans une situation différente des manga yaoi “classiques” : le uke et le seme ne sont plus très jeunes et ont la trentaine bien tassée, ont déjà fait leurs expériences de leur côté (même si pour Tenryuu elle se termine par un divorce et qu’il ne peut plus voir sa fille tous les jours) et ont un travail dans un milieu assez atypique (le doublage) dans lequel ils sont reconnus et n’ont plus à faire leurs preuves.
Pourtant, rien n’est acquis : la situation d’Hisae va basculer le jour où Nakaya vient sonner à sa porte, le confrontant à son propre mode de vie, ses échecs et ses difficultés à envisager l’avenir. Il est ainsi coincé entre les standards de la société japonaise qui demande aux individus d’avoir un emploi stable, se marier puis d’avoir des enfants, et son propre mode de vie, imprévisible, dans un milieu méprisé par les gens bien-pensants (du genre la grand-mère de Nakaya, elle fait une de ces tronches quand elle finit par écouter les fameux drama-cd yaoi…) et sa vie solitaire bien rangée de vieux garçon. Hisae, qui essaie pour Nakaya de se ranger du “bon côté” de la société, se fait un peu plus tard chambouler par Tenryuu et devra choisir entre une vie “dans les normes” et accepter son penchant pour Tenryuu.
Ensuite, ce que j’aime dans Sakende Yaruze! est aussi sa transcription du quotidien, fait de choses très simples : Hisae qui fait la cuisine, Nakaya qui tombe au hockey ou qui a des problèmes avec sa copine, Tenryuu qui téléphone à son ex-femme pour savoir comment va sa fille ; toutes ces scènes qui sont faites pour renforcer l’impression de proximité et de réalité des personnages fonctionnent parfaitement bien. Hisae pourrait être n’importe quel tokyoïte, il pourrait même être réel. Et puis Tenryuu bourré, c’est hmmmm *_* (oui, je fangirlise.)

Bref, un pavé pour une histoire réaliste et complexe (mais comment décrire une histoire qui est ancrée dans le quotidien?), des personnages attachants, tous très bien dessinés (*bave*), la mangaka faisant des merveilles à la fois dans le dessin et la mise en page. Et si cette histoire n’est pas pour le moment arrivée en France, ce manga est disponible en anglais aux USA chez l’éditeur Blu, avec des couvertures assez moches qui se plient facilement, mais à moins que vous soyez absolument allergique à l’anglais, lisez-le, ce manga est un indispensable de yaoithèque.

Et que je veux Tenryuu pour mon 4 heures.

*images à mettre : où es-tu petit manga, petit petit petit….*



Pourquoi les filles aiment tant le yaoi? [réponse]
août 4, 2009, 9:46
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choupi :3

[attention pavé]

Cet article est une suite de celui-ci, en réaction à celui-là. Parce que je suis sûre que personne n’a lu la revue consacrée au sujet.

Alors, oui, pourquoi tant de filles aiment-elles le yaoi? C’est la question que de nombreux garçons se posent, et j’ai, en filigrane, l’impression qu’ils se l’adressent plutôt à eux-mêmes : pourquoi ne m’aime t-on pas moi, moi qui suis en 3D, en chair et en os? Pourquoi ces filles préfèrent-elles des garçons irréels, pour la plupart d’apparence prépubère et qui font des choses bizarres même pas racontables tant ceci atteint le summum de l’horreur pour mon esprit viril et “homme”?

Pour savoir comment ce phénomène est né et a acquis tant d’importance, il faudrait revenir aux origines. Je n’en ai ni le temps ni l’envie, je me limiterai à quelques généralités (pour le reste, lisez la revue, nom de dieu!) : le yaoi est né dans le fanzinat et le doujinshi, faits par des femmes, pour des femmes, dans les années 1970, de façon marginale. Il s’est vraiment développé dans les années 1990 puis a atteint une création et un auditoire croissants dans les années 2000, surtout avec l’arrivée massive d’internet dans les foyers. Le boy’s love, équivalent commercial du yaoi, a suivi cet essor.
L’originalité du courant est que tout le monde peut y participer : il n’y a qu’à voir le nombre phénoménal de fanfics/fanarts/doujinshi yaoi Naruto ou Harry Potter pour s’en convaincre. Mais ce n’est pas pour autant que règne l’anarchie et le public est le seul juge : comme dans tout milieu, certains auteurs sont reconnus alors que des milliers d’autres resteront dans l’oubli, ce qui, vu la qualité de leur prose/dessin, n’est pas si mal. Personnellement, j’ai connu l’époque du fandom Gundam Wing, très vivace et diversifié et j’ai vu passer des choses extraordinaires… et des navets, mais bizarrement, j’en ai vu que très peu.
Le yaoi suit des principes simples : tout est faisable, à condition de bien le faire et d’assumer. Il peut très bien exister des fanfics/doujinshi dérivés du principe même du YAOI (YAma nashi, Ochi nashi, Imi nashi : pas de pic, pas d’histoire, pas de sens, j’adore les acronymes) qui n’ont aucun but à part de coller deux personnages ensemble (souvent avec des scènes de H, PLEIN de scènes de H), ou des romans-fleuve sur deux personnages qui s’aiment d’un amour tendre imaginé par l’auteur.
Et puis il y a le Boy’s Love, l’équivalent commercial du yaoi, que je nomme sur mon blog aussi yaoi, par commodité et flemme (4 lettres contre 9, yaoi wins par KO). BD, jeux vidéo, anime, drama cd, tout est bon pour satisfaire l’envie de la fan par des moyens légaux et bien souvent chers, contrairement aux doujinshi écrits en japonais et pas forcément compréhensibles par tout le monde. Enfin, ça amène aussi pas mal de teams de scantrad yaoi, ce qui a été une bonne chose pour faire découvrir le mouvement, mais ceci est un autre sujet.

Bref, revenons au sujet principal, LA question que tout le monde se pose, avant que je ne perde encore dans des digressions qui me font perdre le fil directeur de l’article. En même temps, ceci est le premier article officiellement écrit sur un traitement de texte avant publication, j’innove mais le sujet le mérite.

Donc, pourquoi les filles aiment-elles le yaoi ?

Pour répondre à cette question, posons préalablement d’autres questions : avez-vous déjà lu un manga shojo de base (Karekano, PSME, Skip Beat et consorts ne sont PAS des shojo de base) ? Si oui, avez-vous aimé le manga shojo de base ? Pensez-vous que la fille de base avec des neurones en état de marche aime elle-aussi le manga shojo de base ?
Si vous avez répondu non à toutes-ou partie de ces questions, surtout la dernière, je vous félicite. J’aime le manga, mais je n’aime pas le shojo de base, ou les ersatz de manga pour filles mettant en scène une héroïne crucruche, nunuche, qui n’est pas spécialement intelligente, mais qui aura toujours le beau gosse à la fin. Pourquoi ? Parce que le manga shojo –de base- avec son héroïne cruche n’est pas représentative de la vraie vie, de ce que je vis tous les jours. Non, faire un test de compatibilité amoureuse entre lui et moi, spas ma tasse de thé, désolée (hein, ;_; ). Non, je n’ai pas d’angoisse capillaire entre les nattes et la queue de cheval, la queue de cheval est vachement plus simple à faire (en plus j’me suis coupé les cheveux :3). Non, je n’ai jamais eu de dilemme sur une marque de parfum, un sac ou un régime. Et puis je n’ai jamais chopé le beau gosse de ma classe, surtout qu’il n’y en avait pas, la filière littéraire n’étant pas vraiment pas un bon filon et qu’avant je trouvais les mecs un peu lourds. Mais bon, je me suis rattrapée depuis.

Bref, je n’arrive pas à m’identifier à une héroïne de shojo, je la trouve trop fille. C’est un sentiment que j’ai du mal à expliquer, mais on va dire que j’ai du mal à me sentir bien à côté de « vraies filles », qui parlent de mode, maquillage et mecs. En même temps, je ne sais même pas si ça existe vraiment ce genre de créatures… la cinquième dimension, je vous dis. Mes copines à moi savent généralement de quoi je parle quand je dis « Ook », « lolcat » ou « mmorpg ».

Rappelez-vous des bases, le yaoi est un sous-genre du shojo, donc du manga pour filles. Qui est fait par des filles, pour des filles qui ont des neurones et ne veulent lire de belles histoires, et pas forcément que celles-ci soient une mauvaise bouillie plus belle et plus optimiste de la leur (j’ai d’ailleurs eu du mal avec Fruits Basket). Elles n’ont pas forcément envie de voir une héroïne plus nulle qu’elles tout réussir parce qu’elle est « trop mignonne » et subir un effet de miroir inversé qui leur renvoie une image négative de leur propre personne. Elles n’ont pas non plus forcément envie de lire une histoire où tout se termine bien, avec pour perspective mariage, naissances et servir de bonniche de la famille pour toute une vie. Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me plombe le moral qu’une histoire me rappelle que je suis génétiquement disposée à concevoir et à devenir maîtresse de maison. Et je ne suis pas la seule.

Le yaoi permet de s’affranchir de tout cela. Le yaoi est d’abord une histoire d’amour quasiment impossible entre deux personnes, chose que certaines filles adorent (dont moi), avec pour base des fantasmes de femme. Le yaoi ne met pas en jeu une héroïne avec qui on doit s’identifier : dans le meilleur des cas, l’identification se fait avec l’un des deux héros, ce qui est plus gratifiant qu’une héroïne nunuche, mais la lectrice peut rester simple observatrice de l’histoire. Le yaoi s’affranchit des conventions sociales et de la barrière des sexes : c’est un amour qui ne tient pas compte des préjugés, comme on le voit dans Zetsuai. C’est le hasard fait qu’ils soient tous les deux des hommes, Koji étant persuadé qu’il était tombé amoureux d’une fille.
C’est de plus un amour de deux personnes qui sont sur un pied d’égalité, ce qui est un point important en faveur du yaoi. En effet, les deux hommes sont considérés comme égaux, à part au lit, de par leur nature d’homme. Bien sûr, il y a des cas spéciaux (Okane ga nai), mais la plupart des manga mettent en scène des (jeunes) hommes matures, capables de réfléchir par eux-mêmes et indépendants. D’ailleurs, j’adore Sakende Yaruze pour ce côté-là. C’est une différence majeure avec le shojo, car il y a quasiment toujours l’ambivalence fille à protéger/garçon qui protège dans le manga pour filles, avec toutes les variations possibles. Et ça, quand on connaît un peu comment peuvent dévier les relations fille/garçon dans la vraie vie, ça met un peu mal à l’aise. Car oui, les garçons et les filles ne sont pas à égalité dans une relation amoureuse. Surtout au Japon bien sûr, mais le succès du genre yaoi dans des pays différents montre bien qu’il y a un truc qui cloche et qu’il y a une vraie attente de la part des filles lectrices.

De plus, dans le yaoi, il n’y a pas de perspective d’avenir sexuée à connotation de reproduction, avec enfants à la clé. C’est toutefois une question qui est abordée régulièrement dans pas mal de manga yaoi, notamment Kizuna et New York New York, où Mel et Cain adoptent une petite fille. Et puis, bon, avouons, du sexe sans se soucier des conséquences, c’est un peu le bonheur rêvé pour pas mal de filles (non, la pilule et tout autre contraceptif à hormones, ce n’est pas la panacée. Zavez déjà lu sa notice d’utilisation ? Moi, j’aurais jamais dû regarder la case « effets secondaires ».)… Qui s’en donnent à cœur joie pour mater les ébats des deux mâles en rut. Ouais, le manga yaoi est tellement bien qu’il nous offre aussi deux beaux mâles tous nus en train de se tripoter.
C’est le même plaisir que celui d’un voyeur, qui permet aussi de comprendre un peu comment un mec est foutu. D’accord, ça ne va pas bien loin et c’est un peu l’équivalent des filles des manga H pour la population masculine, mais hé, des mecs aussi beaux en vrai, y’en a pas des masses, alors laissez-nous rêver nous aussi (pi les vrais, j’en veux pas, beurk). Surtout ceux avec des côtes tellement bizarres qu’on dirait qu’ils ont subi une opération pour s’en rajouter.

Bref, le yaoi, c’est mieux que Plus belle la vie pour les petits vieux : c’est un pur instant de relâche, à observer des vies différentes de la sienne, avec des héros pas niais de la même manière que des filles. C’est pourquoi je ne comprends pas vraiment pourquoi il y a une telle défiance à l’égard du genre parmi le public masculin : c’est destiné à un public de filles, pour des fantasmes de fille, ça devrait être tellement anodin qu’il ne devrait pas y avoir autant de disputes sur le sujet. Mais apparemment, certains ont du mal à concevoir qu’un homme puisse « devenir une fille », c’est-à-dire être pénétré, et ce même dans un manga pour filles. Tant pis, le mouvement yaoi répond à des fantasmes et des aspirations féminines, et est parti pour rester un mouvement actif pendant longtemps.

*edit* Genre j’aurais fait une faute d’orthographe dans le titre, moi.



Caffe latte rhapsody
juillet 14, 2009, 8:57
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Ca fait un petit moment que je dois faire cet article, mais mon emploi du temps de ministre (kof kof *s’étrangle*) ne m’en a pas trop laissé le temps et puis faut que j’aille buter Zeal, mais au moins il y a un Dieu quelque part. En plus je dois lutter en ce moment contre une attaque de bots pas originaux qui laissent plein de spam, c’est gentil mais vraiment, 5 messages par jour, c’est un peu trop. En même temps, il fut un temps où je ne parlais que des sorties yaoi que pour en dire du mal, ça motive un peu plus pour écrire que lorsque le manga yaoi se révèle être bon. Ouais, je râle souvent, mais parfois ça fait du bien :3. En même temps, les personnages l’avaient un peu cherché, fallait pas être si niais, nan mais.

Caffe latte rhapsody est un one-shot dessiné par Toko Kawai dans la lignée des manga yaoi niais évoqués un peu plus haut, mais ce qui sauve la mise est essentiellement son côté choupi à tout épreuve, additionné à une bonne humeur waterproof qui possède le même effet euphorisant qu’un carré de chocolat, en moins calorique.
C’est l’histoire de Serizawa, un libraire qui préfère les garçons, qui rencontre Keito, un grand blond un peu maladroit et effrayant mais qui cache une grande gentillesse et un cœur en guimauve tendre et moelleux comme on n’en fait plus. Serizawa est très attiré par ce jeune homme, qui n’a apparemment aucun préjugé en matière sentimentale et répond favorablement à ses avances. Ils finissent par sortir ensemble et tout va bien dans le meilleur des mondes, sur fond de café… Pour compléter le one-shot, nous aurons droit à l’ex-copain de Serizawa, un bad boy stéréotypé et des copines de Serizawa qui causeront quelques remous existentiels (ne faut-il pas mieux passer sa vie avec une femme, comme le veut la norme, qu’avec un homme, ce qui constitue une déviance inacceptable?), mais rien de bien méchant.

L’aspect de Cafe latte rhapsody qui m’a vraiment plu est que l’histoire se déroule sans gros bouleversements dramatiques ni changements bizarres de l’attitude des personnages (ça se passe souvent en fin de chapitre, pour assurer le suspense), ce qui donne à l’ensemble un aspect léger, lisse et rond, comme un bonbon bien sucré, dont on devine déjà que la fin sera aussi succulente que le début et sans mauvaises surprises. Car ce que ce manga décrit est bien juste une histoire d’amour un brin (juste un brin, hein) poétique et touchante entre deux jeunes hommes dans un Tokyo contemporain. On pourra argumenter sur le fait que l’histoire est effectivement une suite de gros clichés du genre, mais l’enchaînement n’est pas si déplacé et aussi lourd que dans d’autres manga, puisque c’est choupi et que la choupitude, c’est mignon (genre, sans blague).
Le style graphique de l’auteur y est sans doute pour quelque chose : il est assez fin, simple et mignon, avec assez de décor (bien dessiné aussi, important ça) pour que le lecteur s’y retrouve facilement, bref le dessin parfait pour une sitcom dessinée légère et joyeuse.

Bref, j’ai beaucoup aimé Cafe latte rhapsody qui est un excellent médicament contre les coups de blues passagers et constitue une bonne introduction au genre yaoi pour tout profane intéressé par une première lecture pas trop hard ni trop niaise, conseillée même pour les accros au thé (j’en fais partie).
A noter que l’auteur a également dessiné Cut, un autre manga qu’il est bien, même si l’ambiance générale est beaucoup plus sombre et parle de l’adolescence pas très heureuse.

Sinon Love Mode est sorti, j’ai mon exemplaire juste à côté de moi et il est toujours aussi beau que le jour où je l’ai vu pour la première fois dans une Fnac (ouais, je sais, mais je n’avais pas trop le choix) où il m’attendait bien sagement *caresse compulsivement son exemplaire d’un air niais*. Il est toujours aussi bien et drôle, d’ailleurs chewi en a eu un petit aperçu dans la voiture entre Paris et Orléans, j’étais vraiment pas discrète (désolée, hein, c’est les embouteillages, ils m’ont poussée à lire :’3).



Pourquoi tant de filles aiment-elles le yaoi?
juin 3, 2009, 10:26
Classé dans : Manga, yaoi | Mots-clefs:

Parce que.

Pour une explication plus complète, allez lire le numéro un de cette excellente revue que j’ai mis un an à acheter et je ne regrette pas du tout mon achat, qui est en fait indispensable. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec certains points de détail, mais cet ouvrage est une excellente analyse des raisons objectives du succès du yaoi et de l’engouement de fans du monde entier. Les auteurs et œuvres présentées comme référence sont toutefois un peu arbitraires, mais n’enlèvent en rien de la pertinence de l’ensemble.

Sinon, j’aime mon nuage.



Révélations
avril 19, 2009, 9:49
Classé dans : Manga, tournoi du meilleur couple, yaoi

Le calendrier manga de ces dernières semaines est décidément très riche en sorties yaoistiques : après Wild Rock (que je chroniquerai peut-être dans peu de temps si je remets la main sur mon exemplaire), sont sortis la semaine dernière en simultané Yellow et Révélations, sujet de cet article. Je ne fais aucun commentaire sur Yellow, que je n’ai pas acheté et que je n’achèterai sans doute pas vu que je n’ai pas aimé le peu que j’en ai lu.

Révélations est un one-shot, comme les autres volumes déjà sortis sous la collection Boy’s Love d’Asuka à l’exception de, justement, Yellow qui est une mini-série de trois volumes si je me souviens bien. Ce one-shot dessiné et scénarisé par Fuji Tamaki est lui-même divisé en quatre histoires courtes indépendantes et donne son nom à la dernière de ces quatre histoires.

Bon, autant le dire tout de suite, je n’ai pas trop accroché à ces histoires, peut-être excepté la troisième, que j’ai trouvée mignonne et toute choupite, même si je trouve que les personnages se prennent la tête pour pas grand-chose. La cause principale en est le dessin, qui m’a clairement rebutée. J’ai pourtant lu pas mal de manga avec un dessin plus moche, par exemple Please Save my Earth, mon manga shojo préféré (owi *o*) qui est franchement moche au premier tome, mais là ça ne passe vraiment pas. J’ai eu l’impression de revenir à un dessin type années 80, du genre Linda aime l’art (pas de commentaires sur la référence siouplé :p) et je n’ai pas trop supporté…
Le côté étrange de la première histoire y est aussi pour beaucoup et m’a complètement fait décrocher du manga : en gros, Kizuki, un garçon qui n’a pas de chance, a vu mourir ses deux premiers amants et ne veut plus tomber amoureux. Pas de bol, un autre garçon un peu rentre-dedans et franchement intéressé lui fait du gringue jusqu’à ce que Kizuki en tombe amoureux, en particulier en lui parlant de son magatama, un pendentif rare. Bref, ils finissent par coucher ensemble et sortir ensemble, mais il y a un petit côté forcé dans la relation (“bon, on va se coucher?”), également présent dans une autre histoire qui m’a fait tiquer. Enfin, en même temps il fallait tout caser en peu de pages et j’ai vraiment eu l’impression que l’auteur s’est démenée pour faire rentrer son histoire dans le carcan imposé du nombre de pages (“allez hop, à la page trois, ils tombent amoureux l’un de l’autre! Et à la page 5, ils couchent ensemble!”). Vu le quota disponible pour la première histoire, ça vaut bien le coup d’enfoncer une porte… La contrainte est moins visible dans les histoires suivantes, qui disposent d’un nombre de pages plus conséquent.
Enfin, certains personnages et plus particulièrement les uke m’ont fait l’effet de gamins alors que ces histoires sont censées mettre en scène des adultes et des lycéens : ils se comportent de façon naïve, gamine et ont une tendance à pleurer plus que la normale. Ce qui était excusable pour un Keita Ito ne l’est pas forcément pour un autre uke (Keita est avec Shuichi de Gravitation le seul uke qui a le droit de pleurer pour des trucs inutiles et débiles). De même, les déclarations d’amour, rebondissements et révélations fracassantes ne fonctionnent pas (pas pour moi en tout cas) et j’ai eu l’impression de revenir aux meilleurs moments romantiques d’un Twilight, c’est pour dire…

Bref, je me demande encore comment je chronique des manga que je n’ai pas tellement apprécié et d’ailleurs je me rends compte que ceux-ci constituent la majorité de mes critiques, mais tant pis :p. Je n’ai pas beaucoup aimé Révélations, que je trouve fade et sans profondeur. Ce titre a pourtant sûrement des qualités que je n’ai pas vues et qui me sauteront au yeux après une énième relecture, gaffe quand même aux griffes, ça peut mordre ces trucs.

En attendant, voici les résultats des 8èmes de finale que vous attendiez tous! *rêve*

Poule 1 :

Haru o daite ita : Yoji Kato x Kyosuke Iwaki 62%
Antique Bakery : Ono x Keiichiro Tachibana 38%

Sans surprise, le couple de Haru a gagné contre celui d’Antique Bakery, qui avait pourtant un bon potentiel, avec l’anime sympathique sorti il y a peu de temps et ma critique qui cachait de la propagande déguisée pour le couple …Je vous hais touuuuuuuuuuuuuuuuus ;_; *va se pendre*

Poule 2 :

Gerard et Jacques : Gerard x Jacques 58%
Empty heart : Takumi x Isami 42%

*coupe la corde* Petite consolation avec Gérard et Jacques, qui ont passé avec succès les 8èmes de finale, contre le couple d’Empty Heart.

Poule 3 :

Ai no Kusabi : Iason Mink x Riki 62%
Loveless : Soubi Agatsuma x Ritsuka Aoyagi 38%

Rien à redire, le résultat était presque connu d’avance. Ai no Kusabi, que je critiquerai peut-être un jour si mon baobab dans la main me laisse tranquille, a un bon potentiel de vainqueur, avec son Iason Mink à la voix suave, grave, profonde et incarnation même du seme. Ritsuka était quand même un compétiteur coriace avec son visage choupi et ses oreilles de chat, mais on ne se fait pas avoir, même par un chat, tout mignon qu’il soit *_*

Poule 4 :

Lawful drug : Rikuo Himura x Kazahaya Kudo 69%
Crimson spell : Halwill x Val 31%

Voici le résultat surprenant des huitièmes de finale. Halwill et Val se sont pris une tatouille monumentale par le couple de Lawful drug! \o/

Sans surprise, les couples sélectionnés pour les quarts sont donc les couples suivants :

Love Mode : Aoe Reiji x Shirakawa Naoya
Tokyo Babylon : Seishiro Sakurazuka x Subaru Sumeragi
Le jeu du chat et de la souris : Imagase x Kyoichi
Junjou romantica : Akihiko Usami x Misaki
Haru o daite ita : Yoji Kato x Kyosuke Iwaki
Gerard et Jacques : Gerard x Jacques
Ai no Kusabi : Iason Mink x Riki
Lawful drug : Rikuo Himura x Kazahaya Kudo

Pour la composition des poules, c’est très simple : elles seront organisées par ordre alphabétique. Début des votes mardi à minuit jusqu’à la semaine suivante et pour voter c’est toujours à la même adresse!



PWET!
avril 6, 2009, 9:16
Classé dans : divers, tournoi du meilleur couple

Je suis de retour! Par une mystérieuse intervention du Saint-Esprit (et une bonne whine party auprès du directeur de mon foyer), j’ai accès par le plus grand des hasards au bon réseau wifi, celui QUI MARCHE. Ouais, avec des pattes invisibles que même si tu clignes des yeux tu les vois pas. (pardon, mais je suis un peu fatiguée ce soir, ça ira mieux après une bonne nuit de sommeil, jouer à Chrono Trigger ça fatigue =_=)

De ce fait, j’annonce la poursuite du tournoi du meilleur couple yaoi! Avec la deuxième partie des 8èmes de finale dès mercredi si tout se passe bien, et la fin de ce tournoi dans peu de temps (il est d’ailleurs vraiment temps qu’il se termine). Donc si tout se passe normalement, dès mardi soir minuit il devrait être possible de voter pour votre couple préféré.

*Tata toute contente de revenir même si elle a la flemme*

*edit du 8/04*

Vous pouvez désormais aller voter!



Résultats de la première partie des 8èmes de finale et annonce de la deuxième partie
mars 8, 2009, 1:36
Classé dans : tournoi du meilleur couple

Sans plus attendre, voici les résultats de la première partie des 8èmes de finale! (WordPress a trop mangé de sushi hier soir, son compteur de statistiques est tombé en panne d’indigestion. Je ne peux donc mettre que les nombres de votes pour chaque poule. Comment ça, les faire à la main? Ben euh… *esquive*)

Poule 1 :
Love Mode : Aoe Reiji x Shirakawa Naoya : 21 votes
Yami no matsuei : Muraki x Tsuzuki : 6 votes

Le couple de Love Mode fait encore des ravages et trucide celui de Yami no matsuei, dans un combat inégal et gagné d’avance… Encore une victoire pour Canard Naoya!

Poule 2 :

Tokyo Babylon : Seishiro Sakurazuka x Subaru Sumeragi : 13 votes
New York New York : Kain Walker x Mel Frederics : 12 votes

Voici le combat le plus acharné de cette partie du tournoi : une quasi-égalité, qui se joue à une voix en faveur de Subaru (Seishiro, on s’en fout, il est vieux et pi il se fait crever un oeil, beurk pas beau), bonne chance pour la suite!

Poule 3 :

Le jeu du chat et de la souris : Imagase x Kyoichi : 16 votes
Gravitation : Yuki Eiri x Shuuichi Shindou : 8 votes

Bien joué pour le couple du Jeu du chat et de la souris, qui met K.O. l’un des dinosaures de ce tournoi, c’est à dire Shuuichi! Bon faut dire que question neurones, Shuuichi ne fait pas le poids face à Imagase.

Poule 4 :

Junjou romantica : Akihiko Usami x Misaki : 15 votes
Zetsuai 1989 : Koji Nanjo x Takuto Izumi : 11 votes

*commentaire pas objectif : ON* A Y EST! ILS ONT CREVE! APU ZETSUAI! */OFF* Ahem… La victoire de Junjou Romantica était quasiment gagnée d’avance, mais je suis tout de même contente que Misaki et Usami aient bouté hors du tournoi Koji Nanjo, ce salopard égocentrique qui fait du mal à Takuto et qui a une gueule d’endive. Bref o/

Sans plus attendre, voici les prochaines poules de ce tournoi haut en couleur (vi la bannière du blog est orange, c’est de la couleur ça ^^) :

Poule 1 :

Haru o daite ita : Yoji Kato x Kyosuke Iwaki
VS
Antique Bakery : Ono x Keiichiro Tachibana

Poule 2 :

Empty heart : Takumi x Isami
VS
Gerard et Jacques : Gerard x Jacques

Poule 3 :

Loveless : Soubi Agatsuma x Ritsuka Aoyagi
VS
Ai no Kusabi : Iason Mink x Riki

Poule 4 :

Lawful drug : Rikuo Himura x Kazahaya Kudo
VS
Crimson spell : Halwill x Val

Je sens que ça va se trucider dans tous les coins, mais il va y avoir du spectacle… Ne ratez surtout pas la suite!



L’heure est grave!
janvier 20, 2009, 10:25
Classé dans : tournoi du meilleur couple | Mots-clefs:

Bonsoir à tous!
Si je vous écris en ce moment c’est que j’ai réussi à avoir une connexion wifi stable pendant 5 minutes, le temps que je recopie ce texte rédigé sous le writer d’openoffice. Que je vous explique un peu ma situation avant que vous m’envoyiez des tomates pourries : je suis à présent dans un foyer appelé foyer de jeunes travailleurs, structure très pratique quand on a comme moi la bonne idée de répondre à des petites annonces pour un job à Perpette-les-Oies pour une durée de 2 mois et demi sans espoir de renouvellement dudit contrat, donc exit les appartements classiques en ville.
Ce foyer est vraiment très bien (non, je ne donnerai pas d’adresse), à part les lits très petits surtout pour deux personnes mais à contrario le foyer possède les immenses avantages d’avoir une cuisine avec four, laverie et surtout wifi gratos, ce qui est une aubaine pour une Tata intoxiquée au Web. Il y a seulement un tout petit, mais minuscule problème : l’antenne est à l’autre bout du foyer (ouais, je sais, c’est le coup classique). Ce qui fait que je reçois quasi-QUE DALLE, emmerdée par les mecs qui téléchargent à tour de bras et surtout par le fait que le wifi se coupe sans avertissement, pour une durée indéterminée le plus souvent. Je fais avec, mais j’ai par exemple demandé la semaine dernière l’aide de greluchon pour arrêter les votes, heureusement qu’il est patient parce que je ne vous dis pas le cirque pour tout faire par téléphone ^^’

Mais si vous voyez ce message c’est aussi parce que j’ai réussi à mettre en ligne les votes pour les 16ème de finales, donc à défaut de compatir avec mes problèmes hautement technologiques, vous pouvez toujours voter ici pour vos couples préférés à partir de minuit!

Petit récapitulatif des couples de cette première partie :

Poule 1 :

Love Mode : Aoe Reiji x Shirakawa Naoya
VS
Yami no matsuei : Muraki x Tsuzuki

Poule 2 :
Tokyo Babylon : Seishiro Sakurazuka x Subaru Sumeragi
VS
New York New York : Kain Walker x Mel Frederics

Poule 3 :
Gravitation : Yuki Eiri x Shuuichi Shindou
VS
Le jeu du chat et de la souris : Imagase x Kyoichi

Poule 4 :
Zetsuai 1989 : Koji Nanjo x Takuto Izumi
VS
Junjou romantica : Akihiko Usami x Misaki

I want YOU to vote! Win the yes needs the no to win against the no! … Laissez tomber, c’est un traumatisme post-concours des IRA. (si vous me demandez si je l’ai réussi, ceci est une mauvaise question)