Linottes


Jveux devenir roi ou reine dans le monde des douze royaumes, je fais comment?
décembre 7, 2009, 5:31
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Continuons notre exploration du monde des douze royaumes : après une petite présentation de l’univers et des personnages principaux dans le billet précédent, je reviens à la charge avec un article spécial, ou plus précisément une FAQ (Frequently Asked Questions, ou “Questions les plus fréquemment demandées”) sur ce sujet sensible : comment faire pour devenir souverain d’un royaume? Mais rassurez-vous, je ne ferai que très peu de spoilers importants sur les livres et l’anime.

1 : Je veux devenir Kirin, comment je fais? Parce que Enki, il est trooooop cool!

R : Déjà, ça commence bien. Le kirin n’est pas le roi, il n’est que son conseiller et l’exécuteur de ses ordres. De plus, on ne devient pas kirin, on naît kirin ; un kirin est l’âme du royaume et y reste attaché toute sa vie. Le kirin est de plus un animal sacré, donc par essence différent des êtres humains normaux. Il naît sur un arbre spécial situé sur le mont Hô, le shashinboku. Une naissance de kirin est toutefois un évènement assez rare et signifie toujours que le royaume correspondant n’a plus de roi et est en très mauvaise posture. Mais sinon oui, Enki il a la classe.

2 : Bon, ben si je veux devenir roi alors, y’a une inscription à faire quelque part?

R : Non, c’est le kirin qui choisit le roi. Vous n’avez rien à remplir et aucun fonctionnaire à corrompre pour le devenir.

3 : Est-ce que je dois être particulièrement intelligent pour être roi? Y a t-il des critères de QI à passer?

R : Non, il n’y a aucun critère – et à fortiori aucun test – pour que le kirin choisisse son roi. Tout le monde peut devenir roi, riche comme pauvre, à condition de naître dans le même royaume que celui du kirin, mais l’animal sacré essaie quand même de choisir celui qui convient le mieux (celui désigné par l’Empereur céleste), parce que si le roi s’égare et commence à faire n’importe quoi avec son royaume, le kirin peut tomber malade, mourir et entraîner la ruine du royaume. Il ne faut pas oublier que l’animal sacré n’est pas infaillible et peut se tromper ; la kirin du royaume de Hô a fait les frais de ses choix malheureux et s’est fait décapiter par la population révoltée. Je serais kirin, j’aurais intérêt à choisir le meilleur, pour vivre le plus longtemps possible :D .

4 : Est-ce que je dois forcément aller au mont Hô, là où se trouve le kirin et faire l’ascension jusqu’à lui pour me faire reconnaître?

R : Non, ce n’est pas nécessaire de faire l’ascension, surtout pour les rois et reines qui sont des Taika, c’est à dire nés dans le monde des 12 royaumes mais qui ont été rejetés dans notre monde à nous par un shoku (tourbillon dimensionnel). Ces personnes se réincarnent en bébés nés dans notre monde, c’est pour cela qu’ils ne sont pas différents des autres enfants ; ce n’est que lorsque un mage possédant assez de pouvoirs pour créer un shoku et à fortiori un kirin les retrouve pour les ramener dans le monde des 12 royaumes afin qu’ils reprennent leur physique d’origine et puissent devenir rois ou reines. Le cas “Taika” est un cas à part, car ces futurs rois et reines ne peuvent pas faire l’ascension : pour les autres, nés et ayant vécu toute leur vie dans un royaume, il est conseillé de faire le trajet jusqu’au mont Hô. Dans certains cas, le kirin peut tout de même se déplacer pour faire connaître son nouveau souverain, particulièrement lorsque celui-ci n’a pas l’intention de faire l’ascension (Feignasse!).

5 : Ouais, mais c’est long et fatiguant…

R : Hé, tu veux devenir roi ou feignasse en chef?

6 : Est-ce que je pourrai faire ce que je veux avec mon kirin ensuite?

R : non, le kirin n’est pas un jouet. De plus, il aide le nouveau roi à rester en vie, le conseille et l’aide à gouverner, donc il est à chouchouter et à ne pas trop contredire. Enfin, juste un piti peu.

7 : Mais si le kirin vient me voir et que je n’ai pas envie de gouverner, je fais comment?

R : Eh bien… Il n’existe pas à ma connaissance de cas où le futur souverain décide de renoncer au trône, en partie parce que c’est la volonté divine, et que l’empereur céleste aime être obéi. Et puis, l’attirance du pouvoir, de l’argent facile et de toutes les filles du royaume suffit à en décider quelques-uns (et quelques-unes). Cela n’est pas sans incidents : Keiki a ainsi eu quelques problèmes avec l’ancienne reine de Kei, Yô, qui ne s’intéressait pas du tout à la politique et a tout laissé à ses hauts fonctionnaires.

8 : Ouais, mais si je deviens roi (ou reine), je vais pouvoir faire tout ce que je veux, chouette!

R : Hélas non (c’est con hein?). Bien sûr, vous pourrez vous goinfrer presque autant que vous voudrez (le rêve *ç*), mais si vous n’avez pas de politique clémente envers vos sujets et si vous n’obéissez pas aux quelques préceptes fournis avec le titre (genre vous vous amusez à tuer tous vos sujets), vous risquez de voir votre kirin dépérir. Cela s’appelle “perdre la voie”, “perdre le mandat du Ciel”, enfin appelez-ça comme vous voudrez, mais le fait est que lorsqu’un kirin devient malade, d’après l’expérience il a des chances infimes de s’en sortir. En général, la seule chose qui peut éviter la mort du kirin est que son roi se suicide.

9 : Mais y’a quoi comme aspect positif à être roi?

R : Vous gouvernez. Vous êtes obéi et respecté. Vous avez des sous. Et puis, oh, j’oubliais, vous devenez immortel. VRAIMENT immortel. Genre, si vous devenez roi à 20 ans, dans 500 ans vous resterez le même, sans avoir besoin de crèmes antirides et votre corps se régénère tout seul. La seule chose à laquelle vous devrez faire attention, c’est les “armes d’hiver”, (soumises à autorisation) qui sont sont capables de tuer les immortels, donc vous aussi.

10 : Et il a droit de se marier, ton roi, hein? Et d’avoir des enfants?

R : Les rois et reines en place dans le monde des 12 royaumes, passés ou toujours sur le trône, peuvent avoir une famille et des enfants. Le cas de figure le plus fréquent est néanmoins qu’ils ont déjà fondé une famille avant de devenir souverain. Ce qui arrive au souverain après son intronisation diffère selon les romans : dans Le vent de l’infini, Enho, le vieux sage du pays de Kei (à ne pas confondre avec le roi de En, Shoryu), explique à Yôko que même si le roi possède son propre riboku, le souverain ne peut avoir d’enfants car on considère que tous les sujets de son royaume sont ses enfants. Par contre, dans Les ailes du destin, Gankyû, un nomade, explique à Shushô, aspirante reine de Kyô, que le riboku royal porte les enfants du souverain et qu’une simple bouture de cet arbre est à l’origine de tous les riboku du royaume dont le roi s’occupe. Parce qu’il faut savoir que dans le monde des douze royaumes, les enfants naissent des œufs d’un arbre, le riboku, donc que la reproduction des humains dépend en partie de la volonté du Ciel et de l’empereur céleste (en aparté, les humains sont tout de même sexués et la prostitution existe, mais la sexualité et la reproduction de l’espèce sont deux choses dissociées de fait.). Donc en fait, je ne sais pas si le roi peut avoir ou non des enfants… Ni se marier.

11 : Bon, ben finalement j’en veux pas de ta royauté.

R : tant mieux, de toutes façons, être roi est souvent synonyme de grosses embrouilles.



Les douze royaumes
décembre 2, 2009, 5:55
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J’aime Rakushun. Sa fourrure douce de souris, ses moustaches qui vibrent dans le vent, sa gentillesse désintéressée, sa façon de se tenir toujours en retrait par politesse et son intelligence vive pour un jeune garçon. Oui, chers lecteurs, Rakushun est le Hanjuu, un être mi-humain, mi-animal, personnage des 12 royaumes qui orne de sa bouille enfantine (mais peut-on parler d’une “bouille enfantine” pour un rat géant?) ma bannière de blogue. Et si il existait en vrai, je lui aurais déjà sauté dessus.

Après cet incipit complètement gâteux de fangirl obsédée, essayons donc de parler de la saga des 12 royaumes (en japonais Juuni Kokuki, ou plus couramment Juuni Kokki) dans sa globalité en conservant un brin d’objectivité et de sens critique. Vu le début, ça va être dur, mais qu’importe.

Yôko et l’univers des 12 royaumes sont nés de l’imagination fertile d’une auteur de romans japonaise, Fuyumi Ono, qui a écrit 8 romans dont 7 directement liés au monde parallèle des 12 royaumes et une préquelle, Masou no ko. Ils ont heureusement tous été traduits en français chez Milan, dans la collection jeunesse.

-1991 : Mashou no Ko, pas directement lié à la série principale, qui a pour sujet un jeune garçon apparemment protégé par des esprits maléfiques dans un Japon contemporain, seule partie non traduite en français. C’est le roman “zéro”.
-1992 : La mer de l’ombre (Tsuki no kage, Kage no umi)
-1993 : Le rivage du labyrinthe (Kaze no Umi, Meikyuu no Kishi)
-1994 : La majesté des mers (Higashi no Wadatsumi, Nishi no Soukai)
-1994 : Le vent de l’infini (Kaze no Banri, Reimei no Sora)
-1996 : Les ailes du destin (Tonan no Tsubasa)
-2001 : Les rives du crépuscule (Tasogare no Kishi, Akatsuki no Sora)
-2001 : Le royaume de l’idéal (Kasho no Yume)

Jetez-vous dessus, ils sont sympas à lire. Les illustrations des couvertures et d’intérieur des romans ont été conservées, tant mieux pour nos mirettes : elles sont signées Akihiro Yamada, illustrateur que j’aime beaucoup, même si il n’aurait jamais dû s’essayer au manga, enfin c’est mon avis personnel.

Pour décrire l’histoire, rien de tel qu’une bonne interview! (comment ça j’ai piqué le procédé sur un autre blogue? Même po vrai d’abord.)

“Bon, c’est bien gentil tout ça, mais de quoi ils causent les romans? Pour le savoir, passons la parole à Yoko Nakajima, héroïne de cette histoire, et à ses amis sympathiques, parce que ça me casse les couilles de faire le résumé d’une histoire si compliquée… (*rire indétermié sur la droite et grésillement du micro*)
“Enki, arrête de faire le pitre et rends-moi le micro! Revieeeeeens! (*bruit d’un truc qui se casse, d’une épée qu’on sort de son fourreau et grésillements divers*)

Shoryu (* prend le micro et regarde Enki par terre qui se masse le crâne*) : Non mais, c’est un kirin, ça? Il a bien mérité sa baffe. (*se retourne avec un sourire charmeur en coin*) Bon, alors, ravi de me présenter, je m’appelle Enho, mais vous pouvez m’appeler Shoryu ; maintenant que vous avez présenté nos livres, je pense que nous sommes assez intimes pour que je vous livre mon petit nom. Un petit verre, ça vous dit? Je connais un bon bar, dans ma capitale…

Enki en fond : Alcoolique!

Ahem, je ne voudrais pas vous déranger en pleine bagarre, mon roi, mais apparemment Yoko s’impatiente, vous devriez lui laisser la parole….

Yoko : Pfff. Bonjour, je m’appelle Yoko Nakajima, mais vous pouvez m’appeler Sekishi. Ne faites pas attention à Shoryu, il aime bien boire et plaisanter. Pour reprendre le fil de la discussion, au début du premier livre de la saga, je suis encore une lycéenne japonaise un peu culcul, qui n’a aucune personnalité et qui cherche à plaire tant à ses parents qu’à des pseudo-amies de son lycée de filles.

Vous êtes un peu dure…

Yoko : Et pourtant, c’est la vérité, je ne m’en suis jamais cachée dans les romans suivants, allez relire Le vent de l’infini si vous ne me croyez pas… Et puis un jour, Keiki est arrivé, toujours aussi guindé et au balai là où je pense (*toux gênée sur la gauche*), qui m’a fait faire une promesse de loyauté. Puis il déclenche un gigantesque shoku (un portail dimensionnel) – quel abruti pour avoir entraîné autant de problèmes, je dois dire – qui m’amène directement dans le monde des 12 royaumes. Une fois là-bas, on se fait attaquer et je le perds de vue. Je me retrouve donc toute seule, sans vivres ni eau, ne sachant pas où je suis ni où aller, juste avec une épée et l’esprit de sa lame qui m’en fait voir de toutes les couleurs et je me fais attaquer de partout par de gros monstres… Heureusement que je rencontre Rakushun au bout d’un moment, sinon je n’aurais jamais survécu toute seule dans un milieu aussi étrange et hostile!

Rakushun qui tremble des moustaches : Ravi de faire votre connaissance. A mon avis, Yoko dit des choses inconsidérées. C’était mon devoir de sauver toute créature vivante en difficulté que je trouve sur mon chemin.

Yoko : Enfin bref, par la suite je me fais aider par Shoryu et Enki ici présents, je chasse l’usurpatrice et mon voisin, le roi de Ko qui m’envoyait des monstres et je m’asseois enfin sur le trône du royaume de Kei, tout à la fin du premier roman. Mais si seulement Keiki m’avait dit qu’il était kirin, j’aurais eu moins d’emmerdes!

Kirin?

Enki : Je vais répondre à la place de Yoko et Keiki, puisque Keiki ne veut visiblement pas en parler. Un kirin, c’est l’animal sacré qui désigne le roi. Il a une forme humaine et une forme animale que vous appelleriez, par chez vous au pays de Wa, le Japon, une licorne. Mais bon, après la nomination du roi, c’est le rôle du kirin de lui obéir, l’aider et l’assister dans la gestion du royaume, sinon si le roi s’égare et perd le mandat du Ciel, le kirin tombe malade et meurt en même temps que le roi. Parce qu’en fait, dans le monde des 12 royaumes, c’est l’empereur céleste, créateur du monde tel qu’il est maintenant, qui désigne le roi par l’intermédiaire du kirin et charge le roi de bien guider le peuple de son royaume. (*il désigne Shoryu*) C’est un peu triste à dire, mais ce mec-là et moi sommes liés pour l’éternité. J’aurais dû choisir quelqu’un d’autre, il est parfois vraiment lourd quand il boit….

Shoryu : (*frappe Enki sur le côté du crâne*) : La ferme, gamin! Enki a de la chance d’être avec moi (*gémissement indigné d’Enki*) parce que le royaume de Tai a récemment perdu son kirin et le roi a disparu.

Enki : ne dévoile pas toute l’intrigue du deuxième roman, espèce d’idiot! Et quitte à parler de romans, on voit tes débuts vraiment pas glorieux dans le troisième, hein. Tu m’as vraiment fait honte à cette époque-là….

Shoryu : Tu n’est pas tout blanc non plus,tu sais. La naïveté est parfois mignonne aussi (*Enki boude*). J’apprécie par contre les débuts de Yoko, c’est vraiment digne d’une fille à la poigne de fer, elle a fait pâlir nombre de guerriers masculins par son courage et sa combativité! Lisez tous le quatrième roman!

C’est aussi mon préféré…

Shoryu : haha, vous avez bon goût. Mais je voyais régulièrement Rakushun, il n’en menait pas large, le pauvre… (*Rakushun rougit*)

Shusho : Hohoho! (*rit avec sa main devant la bouche*)

Shoryu et Enki, effrayés : Ah non, pas elle!

Shusho : vous avez l’air ravis de me voir, que cela fait plaisir. Moi, reine de Kyo et plus jeune reine des 12 royaumes, suis enchantée d’être venue pour présenter Les ailes du destin, qui est le meilleur roman de la série.

Enki : Evidemment, tu es dessus!

Shusho : ce que tu es susceptible! Et en plus, tu es plus petit que moi! Gamin! Kirin raté!

(*Enki et Shusho se regardent méchamment en s’insultant poliment alors que Rakushun essaie de les séparer, Kyoki est tout gêné, Yoko se bouche les oreilles, Keiki fait mine de fuir et Shoryu débouche une bouteille de saké en rigolant*)

Bon, je crois que sera tout pour aujourd’hui! C’était Bridget Jones, à vous les studios!”

Après l’interview assez partielle et partiale des personnages du roman (si vous avez tout compris, vous êtes assez forts), passons donc à l’anime qui en est adapté, sorti en France chez Kaze à des prix assez prohibitifs (60 euros pour 13 épisodes alors que la série en compte 40, je trouve que c’est limite de l’arnaque mais bon), mais la série vaut vraiment le coup.
Comme on pouvait s’y attendre, l’anime est un peu différent de l’œuvre originale. Déjà, la série comprend seulement quatre arcs, qui reprennent les romans suivants : La mer de l’ombre (1er roman) pour le premier arc, Le rivage du labyrinthe (2ème roman) et je suppose un peu de Mashou no ko pour le second arc, le troisième arc reprend intégralement Le vent de l’infini (le 4ème roman, mon préféré) et le quatrième arc reprend un bout de La majesté des mers (le 3ème roman). Elle se permet des digressions pour faire allusion aux romans qui n’ont pas été adaptés, et deux personnages ont été ajoutés au début du premier arc : un ami d’enfance de Yoko et une fille de sa classe. Ces deux personnages prendront de l’importance dans la suite de l’histoire dans le monde des 12 royaumes, dans les arcs concernant Yoko et font légèrement diverger le récit. A cet égard, les sept premiers épisodes de la série sont tout simplement sublimes par rapport à leur équivalent papier, car les deux personnages rajoutés sont loin d’être des potiches et renforcent l’intérêt dramatique.

Néanmoins, la série animée conserve une grosse majorité de la série de romans. L’histoire est toujours aussi géniale, que ce soit en bouquin ou en anime, même si j’ai une grosse préférence pour l’anime notamment à cause des doubleurs… En VO, la voix de l’esprit-singe de l’épée de Yoko est tout simplement à tomber par terre tellement elle est géniale et perverse ; celle de Rakushun est trop mignonne et la doubleuse de Yoko s’est vraiment surpassée pour arriver à changer autant de timbre de voix depuis le début de l’anime, en passant par divers états paranoïaques de l’héroïne.
De plus, l’ambiance chinoise de la série originale est parfaitement respectée : les habits, bâtiments, paysages font penser à la campagne et à la ville chinoise traditionnelle. Cet aspect chinoisant est mis en valeur par la musique de la série créée par Kunihiko Ryô (il a bien fait d’arrêter ses études de médecine), vraiment sublime à écouter, que je conseille à tout personne cherchant une bonne OST d’anime (c’est sorti en France sous le label Wasabi : on peut maintenant trouver les 2 OST pour pas trop cher, dépêchez-vous!).
Le design assez particulier des personnages créé par Akihiro Yamada a été respecté dans son ensemble, donnant des personnages très différents les uns des autres et faciles à reconnaître, ce qui facilite la compréhension d’un anime un peu délicat sur le point des titres honorifiques et les mots de vocabulaire spécifiques à l’univers (j’imagine même pas la bouillie que ça aurait donné si les dessinateurs avaient opté pour un design plus passe-partout et peu différencié, il y aurait sans doute eu des morts). La société des 12 royaumes étant féodale, il était nécessaire de conserver tous les titres honorifiques, noms de charge, surnoms, etc des personnages, en plus des noms spécifiques à l’administration (et les autres…). Si on s’y perd facilement dans les romans (d’ailleurs le lexique en fin de volume aide pas mal), les créateurs de la série ont réussi à synthétiser et à rendre le système administratif assez clair pour que le spectateur s’y retrouve.

En bref, une bonne série de romans pour un excellent anime avec une OST qui s’est classée immédiatement parmi mes préférées. J’aime aussi particulièrement cette série grâce à son héroïne qui a su sortir de son carcan de fille japonaise parfaite, s’adapter et devenir une vraie femme de pouvoir qui affronte les problèmes de face et ne se cherche pas de justifications pour éviter les ennuis, mais garde tout de même une part d’humanité. Car quand on a des responsabilités dans le monde des 12 royaumes, on ne larmoie pas. On garde la tête haute et on continue à avancer, sinon l’oubli vous engloutit.

Oh, et puis Rakushun, quoi.



Comment conserver sa mangathèque?
août 19, 2009, 8:48
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Il fait chaud, très chaud. Je me liquéfie, ma cervelle sort par mes deux oreilles, je suis en sueur rien qu’à taper sur mon clavier, l’eau fraîche et le saucisson sont à 10 mètres en comptant le virage de la cuisine, c’est trop loiiiiiiin, gniiiiiiiiiiiiii… Et puis, Flemme.

Donc, tant qu’à être sur un clavier, autant faire un article. Et le sujet de l’article, le voici : comment faire pour conserver le plus longtemps et préserver l’intégrité de sa collection de manga/doujin/choses en papier? Ou comment me réveiller de la flemme intellectuelle qui me prend depuis début juin, c’est-à-dire depuis le début de mon travail actuel, qui est un CDD, heureusement pour lui. En passant, je suis archiviste de formation et à la recherche d’un CDI intéressant, bien payé et aux conditions de travail plutôt agréables. Si vous en avez un sous le coude, je suis preneuse.

Voici donc quelques principes simples pour garder sa collection un peu plus longtemps, pour pouvoir un jour sortir vos vieux manga du grenier et dire à vos petits-enfants (ou petits-neveux) et dire d’un air entendu et d’une voix chevrotante “Ah, de mon temps, c’était autre chose”, avant de les laisser regarder vos ouvrages, sans toucher parce que ça les abîme.

1 – ne pas laisser son manga traîner au soleil direct pendant un temps indéfini. C’est con à dire, mais du papier exposé à la lumière jaunit, l’encre se désagrège et rend les couvertures jaunes. L’effet de la lumière est surtout visible sur les journaux, qui vieillissent très mal à son contact. Ca ne veut pas non plus dire qu’il faut les enfermer dans un coffre, la lumière indirecte suffit. Si cela vous arrive, ne tentez pas de les laisser 10 ans dans le noir complet pour redonner l’aspect d’origine de vos manga, l’effet de la lumière est cumulatif : votre exemplaire ne peut que se détériorer.

2 – faire régulièrement la poussière sur son étagère. Sans blague, la poussière c’est mal, même pour le papier. Ca attire tout un tas de bestioles qui n’ont pas l’air méchantes, mais qui attaquent le papier. J’ai déjà surpris un drôle d’insecte en train de bouffer mon papier peint, j’imagine même pas pour mes manga ;_;. En plus la vieille poussière s’incruste et est très chiante à nettoyer. Et puis faire la poussière, ça n’a jamais fait de mal à personne (“Euuuuh… Ah bon?”).

3 – Le papier a une durée de conservation optimale dans des températures entre 18 et 20, à humidité à peu près égale à 50%. Ne pas mettre sa collection dans une pièce humide et chaude, au hasard une cave avec un chaffe-eau à côté ou dans une salle de bains. La chaleur et l’humidité sont deux facteurs combinés du vieillissement prématuré du papier, qui est fabriqué à partir de bois et de colle. L’humidité contribue à faire gonfler le papier et la chaleur favorise l’apparition de petites moisissures, qui aiment bien qu’on s’occupe d’elles. A l’inverse, une atmosphère trop sèche rend le papier sec et cassant. L’alternance entre humidité et sécheresse est un combo fatal, le papier rend en général les armes en se disloquant tout seul. Vous aurez compris, l’alternance des saisons a aussi un effet sur le papier et des chocs thermiques répétés ne sont pas bons non plus.

4 – ne pas mettre sa collection à côté de populations à risque. Les bébés, les enfants qui apprennent à lire (ou à dessiner) et les animaux sont des facteurs déterminants pour une conservation entière de la collection. Ne pas oublier le facteur parental pour les plus jeunes, qui est souvent déterminant pour la conservation à court terme, surtout si le foyer est équipé d’une cheminée. De plus, le manga ne se lave pas. Le nutella et atres substances alimentaires collantes sont donc fortement déconseillées.

5 – pour prévenir un cas d’inondation si il y a un risque, mettez vos manga en hauteur, souvent une élévation de 30cm suffit. Vous vivez dans une zone inondable? Dommage pour vous. Le plan des zones inondables est disponible sur Internet.

En bref, ce ne sont que des conseils de base. Bien sûr, je n’ai pas noté le plus évident, à savoir que le papier est un excellent combustible, mais vous l’auriez deviné tout seuls :3. Vive les barbecues o/



Fangirlisme aggravé
juillet 20, 2009, 10:48
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Ô joie, ô bonheur, la suite des aventures d’Alec et Seregil a été programmée pour dans pas longtemps (kyaaaa).
Pour mémoire, Shadows return, quatrième tome de la série des Nightrunner était sorti en avril de l’année dernière et je m’étais précipitée comme une foldingue sur Amazon la semaine de sa parution pour le commander, en commande couplée avec un bouquin sérieux pour éviter de trop me faire griller pour fangirlisme.
Là, j’ai même plus cette excuse, j’ai fini mes études :p.

Je m’étais aussi pourtant juré d’arrêter l’achat de bouquins et manga sous peine de voir ma chambre de premier étage redescendre au rez-de-chaussée à cause du surpoids, mais ça va bien supporter encore un livre de plus, hein? :3

En passant petit rappel : n’achetez pas le premier livre de la série Nightrunner en français, vous vous faites avoir : vous paierez cher pour un bouquin mal traduit et sans carte. Le livre en version originale est bien moins cher et plus complet (logique), même si le papier/encre sont de mauvaise qualité et que mon exemplaire me fait penser à un fumeur malade qui ouvre la bouche quand j’ouvre le bouquin…
Par contre, il est tout à fait autorisé de se jeter sur son autre série sortie en France sous le titre Le royaume de Tobin, toujours sur le même univers.

*edit* en passant, quelqu’un aurait vu le mag Asuka qui imite le Be x Boy récemment? Je pensais qu’il sortirait en marchand de journaux… C’est moi ou chuis complètement à la ramasse?



De bons présages : Antéchrist, thé et best-of de Queen
juin 27, 2009, 10:35
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Une fois n’est pas coutume, je vais parler d’un livre. Oui, c’est le truc épais,  plein de pages et de mots, sans images dedans que certains lisent jusqu’à s’en abîmer les yeux (c’est mon cas). De bon présages, c’est un bouquin (rangeable dans le coin fantastique, ou fantasy si vous êtes pas trop regardant) que l’on peut classer sans difficulté parmi les bons livres, divertissants, pleins de magie et de trucs bizarres, écrit à quatre mains par deux spécialistes de trucs bizarres, j’ai nommé Terry Pratchett et Neil Gaiman.

Vous connaissez peut-être déjà d’autres écrits de ces deux auteurs, comme par exemple pour Terry Pratchett la série des Annales du Disque-Monde, sa plus connue (rassurez-vous, De bons présages tient en un seul volume), ou pour Neil Gaiman Stardust, American gods ou Neverwhere que je vous recommande chaudement si vous ne l’avez pas lu. Neil Gaiman s’est également intéressé notamment au comics, comme le prouve sa série principale the Sandman et les séries qui en sont dérivées (petit coin pub : ses comics sont disponibles à la médiathèque d’Orléans).

De bons présages, c’est donc une oeuvre placée sous un double gage de qualité et prend les meilleurs aspects des deux écrivains : la connaissance des légendes et des divinités de diverses religions de Neil Gaiman s’est associée à l’humour fin et décalé de Terry Pratchett, pour offrir un feu d’artifice génial sur fond de fin du monde.

Bon, génial vous direz-vous, elle parvient à dire que la fin du monde est gaie et colorée, elle a pété un grain. D’abord, ce n’est pas vrai (je tiens à le préciser, on ne sait jamais). Ensuite, j’ai remarqué chez les personnes qui l’ont lu (sauf une mais elle ne compte pas :p) la même chose : un regard pétillant, une excitation et une légère coloration rose des joues lorsqu’on en parle, un peu comparable à l’excitation du hamster russe quand il entreprend de démolir sa roue dans sa cage à force de courir vite dedans (c’est un peu con un hamster russe, j’aurais pas dû prendre cet exemple mais tant pis).

Donc, De bons présages, de quoi ça cause?

Tout commence avec les évènements décrits dans l’Ancien testament de la Bible : Adam et Eve croquent le fruit défendu sur les conseils d’un serpent, puis sont chassés par Dieu et sont obligés de descendre sur terre. Ils ne peuvent plus revenir au jardin d’Eden, sont obligés de se démerder tous seuls comme des grands et les emmerdes commencent. Ce que personne ne sait, c’est qu’un ange leur a gentiment prêté son épée de feu (pour qu’ils puissent cuire leur viande, on est pas des sauvages, et puis le petit est en train d’arriver) et que les emmerdes commencent pour lui aussi. Cet ange est ensuite envoyé sur Terre par le camp céleste, qui s’organise contre le camp des ténèbres pour la poursuite du grand dessein ineffable céleste et tout le bordel. Cet ange est censé rester sur Terre et préparer l’arrivée de l’Antéchrist, afin de le conseiller et l’amener à appliquer le plan céleste. Le camp des ténèbres n’est pas en reste et envoie un de leurs propres démons, du genre qui a rampé dans sa vie précédente, pour faire la même chose pour le compte de leur camp.
Le temps a passé et nous emmène environ à notre époque ; cet ange et ce démon, respectivement appelés Aziraphale et Rampa, sont très bien intégrés dans la société humaine et sont pratiquement devenus amis. Jusqu’au jour où… Chaque côté prévient son détaché sur Terre que l’Antéchrist naîtra bientôt et que c’est en gros la fin de l’humanité. Tout en trouvant cela dommage (Rampa aime bien sa voiture, une Bentley, même si toutes les cassettes de musique classique qu’il met dans le lecteur de cassettes de la voiture deviennent au bout de quinze jours des best-of de Queen), l’ange et le démon font tout ce qui est possible pour que le charmant bambin censé devenir l’Antéchrist bascule d’un côté ou de l’autre de la Force (désolée, mais celle-là était vraiment trop tentante).
Jusqu’à l’anniversaire de ses onze ans, date à laquelle il doit devenir l’Antéchrist, les résultats sont fort peu concluants. Ce jour-là cependant, Aziraphale et Rampa apprennent que l’enfant replet qui s’intéresse aux poissons tropicaux et très peu aux questions de bien et de mal n’est PAS l’Antéchrist, que leurs supérieurs n’en ont rien à cirer et qu’ils ont environ une semaine pour retrouver le vrai avant que la fin du monde, programmée pour l’heure du thé, n’arrive vraiment…

Et ils faut qu’ils se dépêchent avant l’arrivée des quatre cavaliers de l’apocalypse, qui ne sont pas vraiment très causants. Pour guider l’ange et le démon, il y a bien les Belles et bonnes prophéties d’Agnès Barge, le seul livre de prophéties avec de vraies prophéties véridiques, mais décomposé en tellement de bouts que le déchiffrement est compliqué, en plus il n’en reste qu’un exemplaire perdu quelque part en Angleterre.
Viennent se greffer dessus un inquisiteur qui a l’habitude de compter les tétons de filles nues (c’est important) et son jeune apprenti qui voudrait être geek mais qui n’a jamais eu de chance avec toutes sortes d’appareils électriques y compris son grille-pain, une descendante d’Agnès Barge, une fausse voyante qui fait aussi des massages le jeudi soir uniquement (mais qui aurait un compte de tétons réglementaire), des démons divers, les Eux, les cavaliers de l’Apocalypse, l’Ordre démoniaque des Soeurs Babillardes et Toutou, molosse de l’enfer, et tant d’autres.

On n’a pas le temps de s’ennuyer dans ce roman, qui vous emmènera des des coins reculés de l’Angleterre à peine situables sur une carte, et même au-delà, que ce soit à pied, en Bentley, à moto ou en scooter un peu boosté par la puissance divine.
L’humour est omniprésent et possède bien la patte distinctive de Terry Pratchett ; Neil Gaiman n’est pas en reste et offre sa vision très personnelle de l’Antéchrist. Bref, un bon bouquin pour un très bon moment de lecture, que ce soit à 15 ans ou à 30, et une bonne introduction à l’univers des deux écrivains.



La misogynie n’est pas encore morte (attention, cet article mord)
novembre 7, 2008, 4:44
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Voici mon WTF de la semaine : dans la série “pour les nuls”, voici “le pc pour les nulLEs“. Oui, c’est un ouvrage réservé aux filles. Il est aussi référencé sur le site Alapage, avec une description que je trouve tendancieuse : “Au programme : Le choix du prénom : PC portable, PC de bureau, PC Multimédia … Lui trouver une place dans la maison L’heure des branchements et premiers gazouillis Un bureau, une corbeille, des fichiers, des programmes, chaque chose à sa place A la découverte du monde : ses premiers pas sur Internet Faire des achats, participer à des enchères sur eBay, preparer des vacances, réserver des billets d’avion Protéger les enfants sur le Net Courrier électronique, messageries instantanées, blogs ou tous les moyens d’exister vraiment sur le Net”. Beaucoup de choses futiles et pas vraiment nécessaires, mais tellement “féminines”, hein. Au cas où une fille qui veut acheter “le pc pour les nuls” normal serait confrontée à un vocabulaire encore trop intellectuel pour ses neurones déficients. Alors merci pour cet ouvrage infantilisant, messieurs les marketeurs.

A noter le vocabulaire utilisé : “choix du prénom” (mais on s’en taaaape!) “premiers gazouillis” et allusions aux enfants, youpi, on en remet une couche sur les fonctions féminines de base : se faire baiser, accoucher, élever les gosses (c’est une tâche féminine, tout le monde sait ça), être prodigue des sous durement acquis, la sueur au front, par le mari vertueux, ne rien faire à part faire du shopping, se faire belle et papoter avec les copines à longueur de journée. Ou comment se conformer à la vision masculine et misogyne de la société. Le pire que ce livre a été écrit par une femme…

Palme décernée au commentaire final sur le site Eyrolles : “Dans ce livre, le jargon pour informaticien-boutonneux-àlunettes est strictement interdit ! On est entre filles, non ?”. *Crise d’urticaire*

Ouais, ça m’a un peu énervée. Ouais, je suis nulle avec les ordis et j’y pige pas grand-chose. Ouais je suis complètement larguée quand on me parle de proxy ou de DNS. Ouais j’ai pas installé Linux sur ma machine (j’ai déjà téléchargé le dernier Ubuntu, c’est déjà pas mal, le plus dur maintenant est de double-cliquer dessus) et je suis encore sous Vista caca beurk. Mais je ne suis pas plus conne qu’un mec et je ne veux pas des Barbie, laissez-moi aussi jouer aux petites voitures et à Superman. Et puis d’abord MERDE.

Ouais, chuis énervée maintenant. Ah zut, mon féminisme rampant ressort… Il rampe, il rampe… *reste caché toi >_<*

*edit*
Je suis allée voir ce que donnait le bouquin, c’est encore pire que dans la description.



La revanche des vieux
août 6, 2008, 11:29
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Tout a commencé par une discussion sur IRC où il était question de Jeremiah et de GARitude.
Le sujet tournait autour de Code Geass, mais comme je me suis auto-effectué un lavage de cerveau complet après avoir visionné la première saison, je ne sais pas qui est Jeremiah de Code Geass. Je ne pense pas que ça manquera vraiment à ma culture générale et je dormirai tout aussi bien la nuit.

Pour moi il n’existe qu’un seul Jeremiah : celui de la série de BD du même nom. Petit flash-back sur ma jeunesse intrépide et animée (à partir de là vous pouvez zapper, c’est du gâtisme avant l’heure) : j’ai lu dans ma jeunesse tout un tas de BD, depuis l’âge où j’ai su lire. J’ai commencé par l’intégrale des Tintin, puis Yakari, Yoko Tsuno, les eaux de Mortelune et Isabelle (j’aimais énormément cette série). Un peu plus âgée (vers 10 ans), parce que ma mamie faisait de la censure sélective, je suis tombée sur des choses comme Le Mercenaire, Thorgal, Lanfeust de Troy (et les Lanfeust Mag, owi UW1, Pyle et Kookaburra) et… Jeremiah. La série n’est plus vraiment toute jeune (1979, ça commence à dater) mais elle est devenue une des grandes sagas de la BD.

Jeremiah est vraiment une série unique dans son genre. Déjà elle se déroule dans un monde bizarre, post-apocalyptique bizarroïde, où la loi du plus fort est presque toujours la meilleure. Jeremiah et Kurdy sont deux hommes qui sillonnent un pays désert ( l’Amérique?), où survivent quelques poches de vie humaine, l’un à cheval, l’autre sur une mule, Esra la bien-nommée. Où ils passent, ils essaient d’aider les personnes qui souffrent et qui ont besoin de leur aide, contre nourriture, carburant et toute autre rétribution qui remplit l’estomac. Le scénario classique est en gros toujours le même : Jeremiah et Kurdy arrivent dans un endroit où ça chauffe pas mal, l’un des deux hommes enfreint une loi ou met la main aux fesses de la copine du boss, ça pète dans tous les sens, on distingue les méchants des gentils, on se rallie aux gentils (ou aux méchants pour espionner) et les méchants se tapent une bonne branlée.

Jusque-là ça va, on est en terrain connu, mon résumé fait vachement captain America, au moins ça rassure les foules. Sauf que cette BD possède des atouts non négligeables. Tout d’abord le dessin : pas du tout propre sur lui, le dessin d’Hermann donne corps à deux héros atypiques. Kurdy est archi-maigrichon, toujours flanqué de sa mule Esra et de son casque à plume, alors que Jeremiah est un fils de fermier à l’air dégingandé au départ bien niais. Le dessin n’évolue pas trop pendant les 10-15 premiers volumes et évoque la période hippie, en version crade.

Jeremiah et Kurdy sont deux héros qui n’ont pas du tout de super-pouvoirs, on peut même parler d’anti-héros concernant Kurdy, surtout quand des filles entrent en jeu, même si c’est lui qui entraîne Jeremiah. Si ils survivent, c’est principalement parce qu’ils ont de la chance, un cerveau, des flingues chargés et qu’ils s’en servent. En même temps, si l’un des deux mourait, la série s’arrêterait… Ce qui n’empêche pas de tuer les personnages secondaires. Tout de même, faut pas déconner.
L’atmosphère de la BD est en général un peu glauque. Déjà par le dessin, qui évoque un monde dégueulasse, boueux et ensuite par les personnages, qui n’hésitent pas à tout faire pour arriver à leurs fins, quand ils ne sont pas complètement frappadingues (voir le tome 1). Certains tomes sont en plus résolument orientés vers le fantastique, avec des apparitions de créatures verdâtres, d’algues meurtrières, de sectes étranges (La Secte) ou de personnages aux pouvoirs paranormaux.

Les premiers tomes de la série sont les meilleurs. C’est un peu con à dire, mais c’est vrai. Jeremiah évoule, mature petit à petit et devient GAR. C’est là où on en revient au titre et au début de mon propos. Jeremiah devient GAR à la force de ses muscles et de son cerveau. En comparaison, Kamina de Tengen Toppa Gurren Lagann ne tiendrait pas une seconde, tellement Jeremiah est supérieur (tiens, une idée, organiser des tournois de personnages pour savoir quel héros est le plus mieux. A creuser.) en classe et en intelligence de survie. Jeremiah, les GAR modernes, il te les pown tous que même Chuck Norris il en est pas capable.

Du balai les jeunes, les vieux ont vraiment la classe quand ils s’y mettent.

Au fait je n’ai pas encore parlé de la série TV extraite de la BD. C’est une série américaine comme on les aime, sauf que celle de Jeremiah est pourrie. A fuir absolument. Déjà ils deux héros voyagent en jeep (!), puis Kurdy n’a plus son casque à plume et il est bête, alors je vous raconte pas l’histoire merdique que les scénaristes ont pondu…



Littérature chinoise part 1 – céquoi les livres?
août 1, 2008, 11:35
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Parce que des fois je ne lis pas que du manga (yaoi), j’ai aussi l’occasion d’utiliser mon temps libre à lire des oeuvres littéraires de qualité, écrits par des auteurs remarquables et malheureusement morts depuis des siècles. Les trois oeuvres que je présente font partie d’un patrimoine littéraire de grande qualité, à la fois populaire et pouvant amener à la réflexion. Les textes ont été lus et relus par des générations de chinois, ont influencé la pensée de toutes les époques et ont encore une influence sur la vie aujourd’hui. Par extension, tous les pays gravitant autour de la Chine ont été imprégnés de ces oeuvres, connaissent les grands classiques chinois et ont été influencés.

La traduction française de ces textes est récente et trop confidentielle pour avoir un impact. Beaucoup trop de personnes qui disent aimer le manga et passent leurs journées à la FNAC ignorent que de tels monuments littéraires qui ont influencé leurs lectures existent en France et sont vendus dans le rayon d’à côté. Beaucoup trop de gens dissocient encore le manga et ses dérivés de l’héritage intellectuel et passent à côté des influences, des clins d’oeil et des parodies d’histoires qui n’ont rien de “débile”. Attention, je n’affirme pas par là que le manga est en fait super intellectuel, mais qu’il intègre des références anciennes.

On va commencer dans cet article par un brin de traduction, hein, pour bien situer les oeuvres et pour attirer le public otaque qui traîne sur Google… :p

Ce que j’appelle le Voyage en Occident est en fait un ouvrage connu en France sous le titre “La Pérégrination vers l’ouest”. Il a pour titre chinois “Xiyou ji”, titre japonais “Saiyuki” et est mondialement connu par tous les otaques et les boulets à travers le personnage de Son Goku, en chinois Sun Wukong. Son nom français est un peu moins flatteur, puisque le traducteur l’a affublé du nom “Singet”. Et ce n’est pas le pire. Il a été écrit par Wu Cheng’en.

L’ouvrage que j’appelle “Au bord de l’eau” est en réalité appelé “Shui hu Zhuan” en chinois, sa traduction en japonais est “Suikoden”. Il a été écrit par Shi Nai-an.

La troisième oeuvre dont je vais parler dans les prochains articles est “Les Trois Royaumes”. J’ai l’impression que cette oeuvre est un peu plus connue du grand public français que les deux précédentes, mais je peux me tromper… Son nom japonais est “Sangokushi” et son nom chinois est le “Sanguozhi yanyi”. Il a été écrit par Luo Guanzhong.

Voilà pour les traductions (article sommaire, je suis un peu fatiguée). La prochaine fois, je ferai la présentation de la Pérégrination vers l’Ouest.



Vacances bis ~
mai 14, 2008, 1:19
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Aujourd’hui, j’ai décidé de me bronzer au soleil des spots de ma cave et de me promener pieds nus sur le sable la moquette. Donc de ne pas faire grand-chose, quoi.

Je viens de me rendre compte que j’avais oublié de dire que mon avatar provient de la couverture du tome 1 de la version japonaise de Nightrunner, série de bouquins de Lynn Flewelling qui est en cours de traduction en France. Le personnage de l’avatar est Seregil, mon personnage préféré, qui est trop chou <3. J’aime beaucoup la relation qu’il entretient avec Alec, uke très intelligent, réfléchi et mignon ^^, relation qui évolue radicalement entre le milieu du volume 2 et le début du volume 3. J’attends avec impatience le tome 4 qui va sortir le 28 juin *o*.

La traduc est nulle en français, donc si l’envie de lire Nightrunner vous prend et que l’anglais est un mot qui évoque chez vous autre chose que du dégoût profond, procurez-le vous dans cette langue. Ca vous évitera de payer des sommes astronomiques (24 euros) pour un bouquin mal traduit, sans carte ni les précisions culturelles importantes en début de volume.