Linottes


Jveux devenir roi ou reine dans le monde des douze royaumes, je fais comment?
décembre 7, 2009, 5:31
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Continuons notre exploration du monde des douze royaumes : après une petite présentation de l’univers et des personnages principaux dans le billet précédent, je reviens à la charge avec un article spécial, ou plus précisément une FAQ (Frequently Asked Questions, ou “Questions les plus fréquemment demandées”) sur ce sujet sensible : comment faire pour devenir souverain d’un royaume? Mais rassurez-vous, je ne ferai que très peu de spoilers importants sur les livres et l’anime.

1 : Je veux devenir Kirin, comment je fais? Parce que Enki, il est trooooop cool!

R : Déjà, ça commence bien. Le kirin n’est pas le roi, il n’est que son conseiller et l’exécuteur de ses ordres. De plus, on ne devient pas kirin, on naît kirin ; un kirin est l’âme du royaume et y reste attaché toute sa vie. Le kirin est de plus un animal sacré, donc par essence différent des êtres humains normaux. Il naît sur un arbre spécial situé sur le mont Hô, le shashinboku. Une naissance de kirin est toutefois un évènement assez rare et signifie toujours que le royaume correspondant n’a plus de roi et est en très mauvaise posture. Mais sinon oui, Enki il a la classe.

2 : Bon, ben si je veux devenir roi alors, y’a une inscription à faire quelque part?

R : Non, c’est le kirin qui choisit le roi. Vous n’avez rien à remplir et aucun fonctionnaire à corrompre pour le devenir.

3 : Est-ce que je dois être particulièrement intelligent pour être roi? Y a t-il des critères de QI à passer?

R : Non, il n’y a aucun critère – et à fortiori aucun test – pour que le kirin choisisse son roi. Tout le monde peut devenir roi, riche comme pauvre, à condition de naître dans le même royaume que celui du kirin, mais l’animal sacré essaie quand même de choisir celui qui convient le mieux (celui désigné par l’Empereur céleste), parce que si le roi s’égare et commence à faire n’importe quoi avec son royaume, le kirin peut tomber malade, mourir et entraîner la ruine du royaume. Il ne faut pas oublier que l’animal sacré n’est pas infaillible et peut se tromper ; la kirin du royaume de Hô a fait les frais de ses choix malheureux et s’est fait décapiter par la population révoltée. Je serais kirin, j’aurais intérêt à choisir le meilleur, pour vivre le plus longtemps possible :D .

4 : Est-ce que je dois forcément aller au mont Hô, là où se trouve le kirin et faire l’ascension jusqu’à lui pour me faire reconnaître?

R : Non, ce n’est pas nécessaire de faire l’ascension, surtout pour les rois et reines qui sont des Taika, c’est à dire nés dans le monde des 12 royaumes mais qui ont été rejetés dans notre monde à nous par un shoku (tourbillon dimensionnel). Ces personnes se réincarnent en bébés nés dans notre monde, c’est pour cela qu’ils ne sont pas différents des autres enfants ; ce n’est que lorsque un mage possédant assez de pouvoirs pour créer un shoku et à fortiori un kirin les retrouve pour les ramener dans le monde des 12 royaumes afin qu’ils reprennent leur physique d’origine et puissent devenir rois ou reines. Le cas “Taika” est un cas à part, car ces futurs rois et reines ne peuvent pas faire l’ascension : pour les autres, nés et ayant vécu toute leur vie dans un royaume, il est conseillé de faire le trajet jusqu’au mont Hô. Dans certains cas, le kirin peut tout de même se déplacer pour faire connaître son nouveau souverain, particulièrement lorsque celui-ci n’a pas l’intention de faire l’ascension (Feignasse!).

5 : Ouais, mais c’est long et fatiguant…

R : Hé, tu veux devenir roi ou feignasse en chef?

6 : Est-ce que je pourrai faire ce que je veux avec mon kirin ensuite?

R : non, le kirin n’est pas un jouet. De plus, il aide le nouveau roi à rester en vie, le conseille et l’aide à gouverner, donc il est à chouchouter et à ne pas trop contredire. Enfin, juste un piti peu.

7 : Mais si le kirin vient me voir et que je n’ai pas envie de gouverner, je fais comment?

R : Eh bien… Il n’existe pas à ma connaissance de cas où le futur souverain décide de renoncer au trône, en partie parce que c’est la volonté divine, et que l’empereur céleste aime être obéi. Et puis, l’attirance du pouvoir, de l’argent facile et de toutes les filles du royaume suffit à en décider quelques-uns (et quelques-unes). Cela n’est pas sans incidents : Keiki a ainsi eu quelques problèmes avec l’ancienne reine de Kei, Yô, qui ne s’intéressait pas du tout à la politique et a tout laissé à ses hauts fonctionnaires.

8 : Ouais, mais si je deviens roi (ou reine), je vais pouvoir faire tout ce que je veux, chouette!

R : Hélas non (c’est con hein?). Bien sûr, vous pourrez vous goinfrer presque autant que vous voudrez (le rêve *ç*), mais si vous n’avez pas de politique clémente envers vos sujets et si vous n’obéissez pas aux quelques préceptes fournis avec le titre (genre vous vous amusez à tuer tous vos sujets), vous risquez de voir votre kirin dépérir. Cela s’appelle “perdre la voie”, “perdre le mandat du Ciel”, enfin appelez-ça comme vous voudrez, mais le fait est que lorsqu’un kirin devient malade, d’après l’expérience il a des chances infimes de s’en sortir. En général, la seule chose qui peut éviter la mort du kirin est que son roi se suicide.

9 : Mais y’a quoi comme aspect positif à être roi?

R : Vous gouvernez. Vous êtes obéi et respecté. Vous avez des sous. Et puis, oh, j’oubliais, vous devenez immortel. VRAIMENT immortel. Genre, si vous devenez roi à 20 ans, dans 500 ans vous resterez le même, sans avoir besoin de crèmes antirides et votre corps se régénère tout seul. La seule chose à laquelle vous devrez faire attention, c’est les “armes d’hiver”, (soumises à autorisation) qui sont sont capables de tuer les immortels, donc vous aussi.

10 : Et il a droit de se marier, ton roi, hein? Et d’avoir des enfants?

R : Les rois et reines en place dans le monde des 12 royaumes, passés ou toujours sur le trône, peuvent avoir une famille et des enfants. Le cas de figure le plus fréquent est néanmoins qu’ils ont déjà fondé une famille avant de devenir souverain. Ce qui arrive au souverain après son intronisation diffère selon les romans : dans Le vent de l’infini, Enho, le vieux sage du pays de Kei (à ne pas confondre avec le roi de En, Shoryu), explique à Yôko que même si le roi possède son propre riboku, le souverain ne peut avoir d’enfants car on considère que tous les sujets de son royaume sont ses enfants. Par contre, dans Les ailes du destin, Gankyû, un nomade, explique à Shushô, aspirante reine de Kyô, que le riboku royal porte les enfants du souverain et qu’une simple bouture de cet arbre est à l’origine de tous les riboku du royaume dont le roi s’occupe. Parce qu’il faut savoir que dans le monde des douze royaumes, les enfants naissent des œufs d’un arbre, le riboku, donc que la reproduction des humains dépend en partie de la volonté du Ciel et de l’empereur céleste (en aparté, les humains sont tout de même sexués et la prostitution existe, mais la sexualité et la reproduction de l’espèce sont deux choses dissociées de fait.). Donc en fait, je ne sais pas si le roi peut avoir ou non des enfants… Ni se marier.

11 : Bon, ben finalement j’en veux pas de ta royauté.

R : tant mieux, de toutes façons, être roi est souvent synonyme de grosses embrouilles.



Les douze royaumes
décembre 2, 2009, 5:55
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J’aime Rakushun. Sa fourrure douce de souris, ses moustaches qui vibrent dans le vent, sa gentillesse désintéressée, sa façon de se tenir toujours en retrait par politesse et son intelligence vive pour un jeune garçon. Oui, chers lecteurs, Rakushun est le Hanjuu, un être mi-humain, mi-animal, personnage des 12 royaumes qui orne de sa bouille enfantine (mais peut-on parler d’une “bouille enfantine” pour un rat géant?) ma bannière de blogue. Et si il existait en vrai, je lui aurais déjà sauté dessus.

Après cet incipit complètement gâteux de fangirl obsédée, essayons donc de parler de la saga des 12 royaumes (en japonais Juuni Kokuki, ou plus couramment Juuni Kokki) dans sa globalité en conservant un brin d’objectivité et de sens critique. Vu le début, ça va être dur, mais qu’importe.

Yôko et l’univers des 12 royaumes sont nés de l’imagination fertile d’une auteur de romans japonaise, Fuyumi Ono, qui a écrit 8 romans dont 7 directement liés au monde parallèle des 12 royaumes et une préquelle, Masou no ko. Ils ont heureusement tous été traduits en français chez Milan, dans la collection jeunesse.

-1991 : Mashou no Ko, pas directement lié à la série principale, qui a pour sujet un jeune garçon apparemment protégé par des esprits maléfiques dans un Japon contemporain, seule partie non traduite en français. C’est le roman “zéro”.
-1992 : La mer de l’ombre (Tsuki no kage, Kage no umi)
-1993 : Le rivage du labyrinthe (Kaze no Umi, Meikyuu no Kishi)
-1994 : La majesté des mers (Higashi no Wadatsumi, Nishi no Soukai)
-1994 : Le vent de l’infini (Kaze no Banri, Reimei no Sora)
-1996 : Les ailes du destin (Tonan no Tsubasa)
-2001 : Les rives du crépuscule (Tasogare no Kishi, Akatsuki no Sora)
-2001 : Le royaume de l’idéal (Kasho no Yume)

Jetez-vous dessus, ils sont sympas à lire. Les illustrations des couvertures et d’intérieur des romans ont été conservées, tant mieux pour nos mirettes : elles sont signées Akihiro Yamada, illustrateur que j’aime beaucoup, même si il n’aurait jamais dû s’essayer au manga, enfin c’est mon avis personnel.

Pour décrire l’histoire, rien de tel qu’une bonne interview! (comment ça j’ai piqué le procédé sur un autre blogue? Même po vrai d’abord.)

“Bon, c’est bien gentil tout ça, mais de quoi ils causent les romans? Pour le savoir, passons la parole à Yoko Nakajima, héroïne de cette histoire, et à ses amis sympathiques, parce que ça me casse les couilles de faire le résumé d’une histoire si compliquée… (*rire indétermié sur la droite et grésillement du micro*)
“Enki, arrête de faire le pitre et rends-moi le micro! Revieeeeeens! (*bruit d’un truc qui se casse, d’une épée qu’on sort de son fourreau et grésillements divers*)

Shoryu (* prend le micro et regarde Enki par terre qui se masse le crâne*) : Non mais, c’est un kirin, ça? Il a bien mérité sa baffe. (*se retourne avec un sourire charmeur en coin*) Bon, alors, ravi de me présenter, je m’appelle Enho, mais vous pouvez m’appeler Shoryu ; maintenant que vous avez présenté nos livres, je pense que nous sommes assez intimes pour que je vous livre mon petit nom. Un petit verre, ça vous dit? Je connais un bon bar, dans ma capitale…

Enki en fond : Alcoolique!

Ahem, je ne voudrais pas vous déranger en pleine bagarre, mon roi, mais apparemment Yoko s’impatiente, vous devriez lui laisser la parole….

Yoko : Pfff. Bonjour, je m’appelle Yoko Nakajima, mais vous pouvez m’appeler Sekishi. Ne faites pas attention à Shoryu, il aime bien boire et plaisanter. Pour reprendre le fil de la discussion, au début du premier livre de la saga, je suis encore une lycéenne japonaise un peu culcul, qui n’a aucune personnalité et qui cherche à plaire tant à ses parents qu’à des pseudo-amies de son lycée de filles.

Vous êtes un peu dure…

Yoko : Et pourtant, c’est la vérité, je ne m’en suis jamais cachée dans les romans suivants, allez relire Le vent de l’infini si vous ne me croyez pas… Et puis un jour, Keiki est arrivé, toujours aussi guindé et au balai là où je pense (*toux gênée sur la gauche*), qui m’a fait faire une promesse de loyauté. Puis il déclenche un gigantesque shoku (un portail dimensionnel) – quel abruti pour avoir entraîné autant de problèmes, je dois dire – qui m’amène directement dans le monde des 12 royaumes. Une fois là-bas, on se fait attaquer et je le perds de vue. Je me retrouve donc toute seule, sans vivres ni eau, ne sachant pas où je suis ni où aller, juste avec une épée et l’esprit de sa lame qui m’en fait voir de toutes les couleurs et je me fais attaquer de partout par de gros monstres… Heureusement que je rencontre Rakushun au bout d’un moment, sinon je n’aurais jamais survécu toute seule dans un milieu aussi étrange et hostile!

Rakushun qui tremble des moustaches : Ravi de faire votre connaissance. A mon avis, Yoko dit des choses inconsidérées. C’était mon devoir de sauver toute créature vivante en difficulté que je trouve sur mon chemin.

Yoko : Enfin bref, par la suite je me fais aider par Shoryu et Enki ici présents, je chasse l’usurpatrice et mon voisin, le roi de Ko qui m’envoyait des monstres et je m’asseois enfin sur le trône du royaume de Kei, tout à la fin du premier roman. Mais si seulement Keiki m’avait dit qu’il était kirin, j’aurais eu moins d’emmerdes!

Kirin?

Enki : Je vais répondre à la place de Yoko et Keiki, puisque Keiki ne veut visiblement pas en parler. Un kirin, c’est l’animal sacré qui désigne le roi. Il a une forme humaine et une forme animale que vous appelleriez, par chez vous au pays de Wa, le Japon, une licorne. Mais bon, après la nomination du roi, c’est le rôle du kirin de lui obéir, l’aider et l’assister dans la gestion du royaume, sinon si le roi s’égare et perd le mandat du Ciel, le kirin tombe malade et meurt en même temps que le roi. Parce qu’en fait, dans le monde des 12 royaumes, c’est l’empereur céleste, créateur du monde tel qu’il est maintenant, qui désigne le roi par l’intermédiaire du kirin et charge le roi de bien guider le peuple de son royaume. (*il désigne Shoryu*) C’est un peu triste à dire, mais ce mec-là et moi sommes liés pour l’éternité. J’aurais dû choisir quelqu’un d’autre, il est parfois vraiment lourd quand il boit….

Shoryu : (*frappe Enki sur le côté du crâne*) : La ferme, gamin! Enki a de la chance d’être avec moi (*gémissement indigné d’Enki*) parce que le royaume de Tai a récemment perdu son kirin et le roi a disparu.

Enki : ne dévoile pas toute l’intrigue du deuxième roman, espèce d’idiot! Et quitte à parler de romans, on voit tes débuts vraiment pas glorieux dans le troisième, hein. Tu m’as vraiment fait honte à cette époque-là….

Shoryu : Tu n’est pas tout blanc non plus,tu sais. La naïveté est parfois mignonne aussi (*Enki boude*). J’apprécie par contre les débuts de Yoko, c’est vraiment digne d’une fille à la poigne de fer, elle a fait pâlir nombre de guerriers masculins par son courage et sa combativité! Lisez tous le quatrième roman!

C’est aussi mon préféré…

Shoryu : haha, vous avez bon goût. Mais je voyais régulièrement Rakushun, il n’en menait pas large, le pauvre… (*Rakushun rougit*)

Shusho : Hohoho! (*rit avec sa main devant la bouche*)

Shoryu et Enki, effrayés : Ah non, pas elle!

Shusho : vous avez l’air ravis de me voir, que cela fait plaisir. Moi, reine de Kyo et plus jeune reine des 12 royaumes, suis enchantée d’être venue pour présenter Les ailes du destin, qui est le meilleur roman de la série.

Enki : Evidemment, tu es dessus!

Shusho : ce que tu es susceptible! Et en plus, tu es plus petit que moi! Gamin! Kirin raté!

(*Enki et Shusho se regardent méchamment en s’insultant poliment alors que Rakushun essaie de les séparer, Kyoki est tout gêné, Yoko se bouche les oreilles, Keiki fait mine de fuir et Shoryu débouche une bouteille de saké en rigolant*)

Bon, je crois que sera tout pour aujourd’hui! C’était Bridget Jones, à vous les studios!”

Après l’interview assez partielle et partiale des personnages du roman (si vous avez tout compris, vous êtes assez forts), passons donc à l’anime qui en est adapté, sorti en France chez Kaze à des prix assez prohibitifs (60 euros pour 13 épisodes alors que la série en compte 40, je trouve que c’est limite de l’arnaque mais bon), mais la série vaut vraiment le coup.
Comme on pouvait s’y attendre, l’anime est un peu différent de l’œuvre originale. Déjà, la série comprend seulement quatre arcs, qui reprennent les romans suivants : La mer de l’ombre (1er roman) pour le premier arc, Le rivage du labyrinthe (2ème roman) et je suppose un peu de Mashou no ko pour le second arc, le troisième arc reprend intégralement Le vent de l’infini (le 4ème roman, mon préféré) et le quatrième arc reprend un bout de La majesté des mers (le 3ème roman). Elle se permet des digressions pour faire allusion aux romans qui n’ont pas été adaptés, et deux personnages ont été ajoutés au début du premier arc : un ami d’enfance de Yoko et une fille de sa classe. Ces deux personnages prendront de l’importance dans la suite de l’histoire dans le monde des 12 royaumes, dans les arcs concernant Yoko et font légèrement diverger le récit. A cet égard, les sept premiers épisodes de la série sont tout simplement sublimes par rapport à leur équivalent papier, car les deux personnages rajoutés sont loin d’être des potiches et renforcent l’intérêt dramatique.

Néanmoins, la série animée conserve une grosse majorité de la série de romans. L’histoire est toujours aussi géniale, que ce soit en bouquin ou en anime, même si j’ai une grosse préférence pour l’anime notamment à cause des doubleurs… En VO, la voix de l’esprit-singe de l’épée de Yoko est tout simplement à tomber par terre tellement elle est géniale et perverse ; celle de Rakushun est trop mignonne et la doubleuse de Yoko s’est vraiment surpassée pour arriver à changer autant de timbre de voix depuis le début de l’anime, en passant par divers états paranoïaques de l’héroïne.
De plus, l’ambiance chinoise de la série originale est parfaitement respectée : les habits, bâtiments, paysages font penser à la campagne et à la ville chinoise traditionnelle. Cet aspect chinoisant est mis en valeur par la musique de la série créée par Kunihiko Ryô (il a bien fait d’arrêter ses études de médecine), vraiment sublime à écouter, que je conseille à tout personne cherchant une bonne OST d’anime (c’est sorti en France sous le label Wasabi : on peut maintenant trouver les 2 OST pour pas trop cher, dépêchez-vous!).
Le design assez particulier des personnages créé par Akihiro Yamada a été respecté dans son ensemble, donnant des personnages très différents les uns des autres et faciles à reconnaître, ce qui facilite la compréhension d’un anime un peu délicat sur le point des titres honorifiques et les mots de vocabulaire spécifiques à l’univers (j’imagine même pas la bouillie que ça aurait donné si les dessinateurs avaient opté pour un design plus passe-partout et peu différencié, il y aurait sans doute eu des morts). La société des 12 royaumes étant féodale, il était nécessaire de conserver tous les titres honorifiques, noms de charge, surnoms, etc des personnages, en plus des noms spécifiques à l’administration (et les autres…). Si on s’y perd facilement dans les romans (d’ailleurs le lexique en fin de volume aide pas mal), les créateurs de la série ont réussi à synthétiser et à rendre le système administratif assez clair pour que le spectateur s’y retrouve.

En bref, une bonne série de romans pour un excellent anime avec une OST qui s’est classée immédiatement parmi mes préférées. J’aime aussi particulièrement cette série grâce à son héroïne qui a su sortir de son carcan de fille japonaise parfaite, s’adapter et devenir une vraie femme de pouvoir qui affronte les problèmes de face et ne se cherche pas de justifications pour éviter les ennuis, mais garde tout de même une part d’humanité. Car quand on a des responsabilités dans le monde des 12 royaumes, on ne larmoie pas. On garde la tête haute et on continue à avancer, sinon l’oubli vous engloutit.

Oh, et puis Rakushun, quoi.



Le Club Dorothée, le journaliste et l’otaku (énervé)
novembre 10, 2009, 11:56
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(Attention, dans cet article, je me considère comme faisant partie de la communauté otaque.)

Aaaaaah, quelle joie ces derniers temps de lire la presse française qui parle du Japon! Outre le merveilleux article de Libé évoqué dans l’article d’Amana précédemment chroniqué ici, je viens de me procurer un exemplaire du Le Monde magazine n°5 du samedi 17 octobre 2009, gardé de côté par ma mamie et rapatrié par mes parents de leur séjour chez mes grands-parents le week-end dernier. Soit dit en passant, elle roxe ma mamie, parce qu’elle garde plein de petites coupures des journaux du Monde qui peuvent m’intéresser depuis des années (et sur ce point elle est mieux que la meilleure des meilleures revues de presse), et elle a eu ses 82 ans en début de mois. Joyeux anniv’, mamie.

Le Monde magazine du 17 octobre (je sais, ça fait déjà 3 semaines qu’il est sorti) fait sa couverture sur un(e) japonais(e) en cosplay et continue en page 22 sur un article très long de 8 pages abondamment illustré sur la “Japan mania” et toute “une génération qui préfère Dragon Ball à Mickey”. Bon, déjà je ne vois pas l’incompatibilité première entre Dragon Ball et Mickey, on peut très bien aimer les deux. Bref.

couv japan mania, rouge

Et puis j’ai lu l’article et je l’ai détesté. Encore une fois, on nous prend pour des cons et des attardés mentaux. Donc, cher lecteur ayant par hasard atterri sur mon modeste blogue, l’article que tu vas lire est une grande tirade haineuse qui exprime tout le fiel que j’ai accumulé à l’encontre des pseudo-journalistes qui croient faire des articles à sensation sur le Japon et plus particulièrement le manga, l’anime et les otaques (français mais c’est pas grave). Toutefois, cher lecteur anonyme et bienveillant, ne pars pas tout de suite, je t’assure que je suis très gentille et que je ne mords que rarement en vrai.

Mais quel est le fond de cet article? Sur la couverture, en-dessous du titre en rouge, il est possible de lire “comment la pop culture japonaise a conquis la France”. Là, je me suis dit que c’était déjà mal parti. Car devant un vrai sujet de fond, c’est à dire l’exportation massive par le Japon et ses entreprises elles-mêmes de produits culturels de plus en plus variés, qui est très rarement abordé dans la presse française (qui préfère se branler sa petite nouille en parlant des (rares) japonais attirés par la France, tellement plus pratique et simple à investiguer), se promène en espèce de gros marronnier un sujet bien bateau : les français attirés par la culture “mangasse”.
En ouvrant le mag pour aller à la première page de l’article, mes craintes ont été confirmées : grosse photo de cosplayeurs en costumes D Gray-man, je sens la grosse bouse bien puante et collante arriver. Qui se manifeste d’ailleurs dès la première ligne : “La jeune fille à l’ombrelle conquérante (olole, une ombrelle Napoléon) marche d’un bon pas sur le boulevard ensoleillé”. Ça, ça sent à plein nez le journalisme d’investigation. Le vrai, l’unique, le journaliste de terrain (qui est une femme). Qui, dès le premier paragraphe, décrit des cosplayers dans un style tellement méprisant qu’il n’y a même pas besoin de lire la suite pour savoir que la rédactrice n’aime pas le cosplay : le passage “lui s’est glissé dans une combinaison de style indéterminé, mi-astronaute, mi-sac poubelle” est à cet égard très révélateur. Et en tant que cosplayeuse (feignasse), je me sens un peu vexée, il faut bien dire.

Passons. La journaliste, comme nous les découvrons dans le paragraphe d’après, se rend tout simplement à la convention Epitanime, qualifiée de “monde parallèle”. Parce que ouais, le “mangasse”, c’est un monde “qui se présente sous la forme d’un iceberg”, dont la partie émergée est le fameux manga, qui oh bizarre fait fureur chez les enfants. Hé mais, attends, là, on était à Epitanime et après on nous parle d’enfants et de dragon ball? Olole, encore une fois, le journaleux français est pris à son péché mignon : décrire EN PLEIN ARTICLE ce qu’est un mangasse. Il ne PEUT PAS s’en empêcher, c’est dans ses gènes : IL DOIT dénoncer le mangasse qui est dangereux parce qu’il est PARTOUT. En n’oubliant pas, bien sûr, de dire combien le marché du mangasse fait mal à la bédé franco-belge, hein, pour peu on parlerait aussi de la délocalisation des industries textiles en Chine, parce que c’est à côté.
D’autant plus que “les héros de papier n’hésitent pas à sortir de leurs cases : leurs fans les retrouvent sous forme de dessins animés, de films, de figurines et autres produits dérivés”…. ATTENTION! ILS VONT NOUS ENVAHIR! Même la musique jap déferle chez nous, il faut dire : les majors françaises du disque vont disparaître sous la montagne de tubes japonais passant à la radio. Mais qui est franchement capable de sortir plus d’un label de disques japonais sortant en France? Et putain, elle parle même de Ball jointed dolls (BJD) ; genre, olole, les filles rejouent à la poupée japonaise, parce que ça fait plus classe que la Barbie (à 200 euros la BJD, hein.). Et notre journaleuse trouve dans le même paragraphe de 6 lignes de quoi caser Hello Kitty, Kenzo, Fructis, les futons, Pokémon, Epitanime et les sushis. Bon palmarès, j’applaudis des deux moignons.

Bref, nous revenons dans la partie suivante au compte-rendu d’Epitanime, dans la joie et la bonne humeur, écrit par une journaliste qui n’aime apparemment pas le manga, trouve très marrant de parodier la culture japonaise dans ses propos et n’a pas du tout envie d’écrire son article de façon objective. Car décrire le parking souterrain d’Epitanime comme “un supermarché du manga, très fourni” “pour trois jours”, c’est soit se foutre de la gueule du monde, soit avoir confondu avec Japan Expo, soit ne pas avoir dépassé l’entrée dudit “supermarché”. Parce que ce n’est pas un supermarché contrairement à la Japan Expo (ou alors un tout piti, une supérette tout au plus), que les ventes n’ont lieu que sur 2 journées (samedi journée et dimanche) et que le fanzine qui occupe pas mal de place, relégué cette année au fond du parking, n’est pas de l’officiel. Nous embrayons ensuite avec une interview du chef de l’organisation de la convention en 2 lignes, puis sur le “phénomène” des fans vieillissants, qui ont grandi avec… Le Club’ Do. AYE, CIBLE VERROUILLEE, on est en terrain connu. Putain, que c’était long à venir, n’empêche, presque 3 pages de blabla sans évoquer notre brave vieille Dorothée, si reconnaissable et si… française, au milieu de tant de séries japonaises étrangères. Dorothée, qui a favorisé la reconnaissance de Miyazaki et est à l’origine du boom du manga, ainsi que l’arrêt du génocide des bébés phoques. Ouais, ça en fait des lauriers, hein. Et au passage, on en rajoute une couche sur les enfants de la génération Club’ Do qui n’ont jamais su grandir, ça fait toujours plaisir. Enfin, je ne me sens pas concernée, je n’avais pas la télé quand j’étais petite, alors le Club Do’, olole, je ne connaissais pas et ça ne m’a pas empêchée de tomber dans la marmite.
Reviendus à Epitanime, on passe au cosplay, “légèrement vêtue forcément” pour la fille qui se présente sur l’estrade, avant le karaoke et ses participants qui “chantent ‘en yaourt’ extrême-oriental”. C’est finalement assez pour Epitanime, qui en ressort pas très grandie, avec un compte-rendu très partiel et partial. Mais bon, on a l’habitude.

On passe ensuite à une partie plus intéressante de l’article : des chiffres de ventes! Des dates! Des raisons enfin objectives du succès du manga! Après 4 pages de niaiseries gluantes, ça fait du bien…. Interview de Jacques Glénat et de Jean-Marie Bouissou, évocation du réseau Manga Network et des résultats d’une enquête sur les publics de lecteurs de manga. Bon, on y est à peu près, l’article démarre, l’auteur est un peu moins narquois et évoque même la Japan Expo sans s’en moquer comme il l’a fait pour Epitanime…. Un peu comme si Epitanime était une petite soeur un peu crade et honteuse de Japex, on croit rêver. On passe à un aspect plus lisse et commercial, évoquant les éditeurs français de manga et magazines, les relations du mouvement manga avec le monde du musée, les échanges commerciaux avec le Japon. Parfois sans aucune nuance, sans aucun recul : comment parler de Japex sans parler un minimum de la portée commerciale de l’évènement?
Et là, c’est le drame : au pénultième paragraphe de l’article, le journaliste aborde enfin le sujet de fond : comment les japonais reprennent peu à peu la main sur les exportations de manga, animes et prennent conscience de leur pouvoir de séduction, le “soft power” japonais (le rachat de Kaze est un bon exemple), mais trop tard, l’article est fini…

Il aura fallu quatre pages de ce que le journalisme a de pire dans le bouseux et l’immonde pour arriver enfin à exprimer, dans les pages restantes, un peu du haut de l’iceberg du marché du manga, qui n’a pas beaucoup de rapport avec celui que décrivait le journaliste, qui selon moi a complètement raté son article et aura fait en prime passer les otaku pour de gros gosses incapables de grandir, niais et attardés mentaux. Je hais cet article, qui m’a pourtant appris 2-3 choses, parce qu’il me prend pour de la merde. Je hais cet article parce qu’il n’a aucun recul. Je hais cet article car il n’a que trop tard perçu le vrai fond du problème. Et je hais tous les autres articles qui l’ont précédé, comme ceux qui le suivront, parce qu’ils referont les mêmes fautes et les mêmes erreurs.

Et bordel, que “mangas” est moche comme pluriel.



Quand on est malade, rien de mieux qu’un bon Pale cocoon
novembre 8, 2009, 10:42
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Je suis une archiviste au chômage (ça sonne bien hein? A l’ANPE, j’arrive aussi à les impressionner. Surtout quand je leur apprends ce qu’on fait dans mon métier).
La vie est dure, ma foi.
Il y a de gros moments où je me dis que j’ai foiré mes études, ma voie, que je me suis engagée dans un truc complètment à côté de la plaque, irréaliste, utopique dans une société capitaliste qui n’a rien à branler d’archives inutiles et encombrantes.

J’ai depuis regardé Pale Cocoon, et je me suis rappelé pourquoi j’ai choisi de consacrer ma vie aux archives.

Sinon, j’ai la crève.

(ouais, j’en ferai un article bientôt. Si j’arrive à ben cerner les contours de mon article.)

PS : Depuis ce matin 9 novembre, jour de destruction de mur symbolique, je n’ai plus de grotte dans ma chambre. Finis les ploc-ploc dans le seau stratégiquement placé dans un coin de ma penderie à chaque averse, je passerai un hiver au sec et sans moisissures! J’en deviendrais presque nostalgique…



Le truc en un seul morceau, celui en spirale dans un ramen et l’eau de Javel, les prochains sauveurs de l’humanité japanimophile
octobre 28, 2009, 2:13
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J’aime One Piece et Bleach, moins Naruto à cause de la trouzaine d’épisodes, d’une certaine similitude avec un autre manga et de l’attitude de certains fans qui me saoulent. Ce murmure du coeur (j’aime pas parler de cri, parce que sinon j’aurais écrit tout ça en caps-lock et c’est mal et puis ça nique les yeux) est inspiré par l’article de coindetable sur les 1 an de la Passion, qui est un article super bien écrit, super profond, super bien à lire que je suis super émue et super… enfin, super quoi.

Et donc, oui, j’aime Bleach et One Piece. Comme d’hab, je parle du manga, parce que je n’ai pas aimé la voix de Luffy dès le 1er épisode de la série animée, donc exit One Piece TV et que j’ai perdu pied dans Bleach à peu près au moment où j’ai arrêté d’avoir l’interwebz de façon régulière il y a 4 ans, pi de toute façon maintenant les deux séries sont sorties en France.

Bref, il y a apparemment des gens qui n’aiment pas ces séries, ce que je comprends, mais selon moi elles ont tout de même des mérites divers et variés qui sont essentiels pour la survie du petit monde de la japanime (voir le titre de l’article). Attention, suite de l’article structurée, que ceux qui n’ont pas l’habitude prennent le temps de se préparer psychologiquement, ça peut déstabiliser, à la limite du NSFW (not safe for work). J’espère par contre ne pas faire d’article redondant.

1 – elles aident à découvrir le monde de l’animation japonaise et du manga. Combien de gens ont découvert en leur temps la japanim par Dragon Ball, Sailor Moon et j’en passe? One Piece, Naruto et Bleach sont des “blockbusters” de l’animation/manga qui fleurissent en tête de gondole, qui ont une visibilité que n’ont pas beaucoup d’autres titres, donnent envie de lire/regarder parce que tout le monde en parle et qui a permis à mon petit cousin de 9 ans de me montrer comment lire un manga, avec son Yugioh dans les mains *émue*. Après, libre au lecteur de découvrir d’autres séries, c’est un peu dommage si il se cantonne à ces gros titres, mais tant pis, le lecteur n’est pas toujours très intelligent non plus.

2 – Bleach et One Piece sont quand même bien chiadés sur le niveau graphique pour une production quasi-industrielle, j’aime particulièrement les titres de chapitres du manga de Bleach, en général bien soignés. Bref, j’aime le graphisme et je vous merde. Et puis les intros de chapitre de One Piece, c’est bien aussi, parce que c’est rempli de clins d’œil drôles sur se qui se passe ailleurs que dans l’histoire principale. Et que les perruques afro, ça gère pas mal quand même.

3 – elles alimentent tout un réseau de fanfics et de doujinshi divers et variés qui constituent de vrais fandoms et font naître une communauté active. La fanfic et le doujin sont une bonne occasion pour découvrir des talents naissants (ou pas), tant au japon que partout ailleurs ; pour un auteur, utiliser un fandom connu et recherché par les fans est un bon moyen de se faire remarquer et parfois de lancer sa carrière. Parce qu’être fan d’un anime peu connu, c’est chouette, mais ça ne suffit pas toujours pour faire ses débuts si personne ne connaît :x . A l’inverse, la profusion de fanfics/doujins sur les oeuvres connues noie les bons auteurs dans la masse…

4 – Cosplaaaaaaay! D’accord, voir 40 Naruto dans une convention n’est pas terrible, mais au moins, ils ont osé. Et puis les groupes Bleach bien faits, ça a la classe, surtout avec les grelots, là.

5 – ça fait lire les gosses. C’est con à dire, mais le syndrome Harry Potter a son équivalent dans le manga : le syndrome Naruto, qui fait que de très petits gamins sachant à peine lire réclament des bédés, de la lecture, alors que Naruto, ça a plein de pages et plein de tomes grands comme ça. Bien sûr, tous les petits lecteurs ne deviendront pas assidus de la lecture, mais c’est déjà ça, bordel. d’autant plus que lire aide à fixer l’orthographe. Vous imaginez, des kikoolol écrivant sans fautes?

6 – Yaoi. Ouais.

Bon, y’en a encore plein, des raisons, mais j’en ai oublié pas mal depuis mon premier commentaire sur le site de coin. Et pi merde, aimer quelque chose, c’est quand même subjectif, alors si vous aimez ces séries, pas la peine de se cacher, ni de ressortir des raisons à la con pour se justifier (ah merde, c’est ce que je viens de faire :x ).
Bon, mon article est un peu bizarre, mais cette fois je n’ai pas bu, j’ai juste eu un petit problème de petit ver de pomme tout nu qui s’est insinué dans mon estomac, je suis toute chamboulée et en surdose de protéines animales :x s



Isshoni training!
octobre 13, 2009, 4:58
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Bon, debeul post, pour la bonne cause, mais toujours sous acide aminé.

Je pense que la plupart des gens qui suivent les sorties d’OAV et de sexe masculin ont déjà regardé cette OAV courte qui sort un peu des sentiers battus dans le sujet abordé, mais pas dans le fan-service que l’OAV traîne : Training with Hinako.

En gros, Hinako est une jolie jeune fille réelle bien dotée par la nature (bonnet D ou E je dirais, mais chuis pas experte) qui se retrouve un jour aspirée par son écran de télé et qui devient personnage d’un anime populaire. Le problème, c’est qu’elle a pris un peu de poids, donc elle doit faire du sport pour perdre ses kilos en trop. Le public visé étant ici l’otaku moyen qui trouve que sortir c’est trop fatiguant depuis qu’on a inventé la livraison de pizza à domicile, donc qui a pris un peu de poids, Hinako propose au spectateur de faire la même chose qu’elle.

Donc vous l’aurez compris, Training with Hinako est une OAV de coaching pour faire un peu de sport et retrouver la ligne. Pour public masculin par contre, et là ça change tout.

Car Training with Hinako est aussi du pur fan-service mal déguisé, pour le bien des yeux, des abdos et des poignets des otakus esseulés (enfin je dis esseulés, mais en couple ça marche aussi). Les exercices mis en pratique par Hinako sont montrés sous des points de vue suggestifs et sont centrés sur des parties charnues de la demoiselle (au hasard : fesses et seins, avec ces derniers toujours prompts à déborder du petit débardeur vert un peu trop grand) et bruits à l’appui, avec en prime les gouttes de sueur qui apparaissent à des endroits stratégiques au fur et à mesure de l’effort fourni. Je n’ai pas regardé l’OAV en entier, mais cette OAV est censée montrer les exercices à répéter sur plusieurs jours, avec quelques bonus les “jours” d’après : Hinako change de costume pour se retrouver en slip/soutien-gorge sexy et uniforme de sport moulant et ne dit parfois plus de commentaires aux exercices à part des bruits d’effort assez suggestifs. Moui, plein de bonnes choses pour motiver les troupes ^o^

Bref, cette OAV que j’ai trouvée assez marrante après avoir halluciné les premières minutes n’est pas un chef d’œuvre de scénario car il n’y a pas de but affiché dans ce domaine, mais est assez distrayante pour qui veut découvrir cet ovni typiquement japonais (fallait vraiment y penser), faire des exercices en suivant les conseils ou simplement imaginer des trucs bizarres avec des fluides blancs, euh, bref. *tousse*

Par contre, chuis dégoûtée, il n’y a pas beaucoup de choix de vêtements de rechange, zauraient au moins pu la mettre en maillot de bain ou en costume de maid.

*PS* : J’en ai marre de l’attaque des clones boteurs, il n’y aurait pas une solution pour s’en débarrasser? Ce phénomène de spam dure depuis cet été, j’ai parfois plus de 5 messages de bots bloqués par jour…



L’image du jour
juillet 27, 2009, 8:54
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Les Mystérieuses cités d’or ayant décidé de faire sécession dans un carton de déménagement, j’ai perdu de vue Mendoza et ses petits protégés. Qu’à cela ne tienne, il y a Abenobashi pour me consoler… Et son épisode spécial parodie de jeux de drague et autres manga shônen à pauvres SFF.

J'ai des ailes et je suis une cruche!

Un ange robot déguisé en lycéenne mignonne… Euh… Quoi?



L’image du jour
juillet 16, 2009, 7:33
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SCOOP : on a retrouvé le papa de Kamina de l’anime Tengen Toppa Gurren Lagann! (pour une fois y’a des images, ça change)

oh yeah o/

Eh non, il n’était finalement pas mort comme on a pu le voir au début de la série et il aurait apparemment refait sa vie ailleurs, en essayant de faire fortune plus ou moins de façon honnête.

Les ressemblances avec son fils sont frappantes : même air plus-classe-que-lui-tu-meurs avec sa coupe de cheveux étudiée à la classe près, même cape (de couleur différente cela dit, il faut bien que fiston se démarque un peu de son pôpa), mêmes jetés de cape et poses théâtrales, même culot, même succès avec les filles ou presque…

Vous ne voyez toujours pas de qui je parle?

Quoi? J'ai un fils, moi?

Mais voyons, du personnage de Mendoza des Mystérieuses cités d’or bien sûr! (j’arrive pas à retrouver les DVD des premiers épisodes, Merwok a dû les bouffer en sandwich pour le pti’ déj, les poses GAR et les mouvements de cape ce sera pour plus tard xD)

belle pose GAResque.

Je ne sais pas pourquoi, mais je le verrais bien en père indigne qui abandonne sa progéniture à sa mère pour aller courir le vaste monde, en se souciant d’eux comme de ses premières chaussures.

Bref, oui, j’avoue, en ce moment je regarde Les mystérieuses cités d’or et c’est assez marrant.



Chocolat, vous voulez du chocolat?
janvier 21, 2009, 12:00
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C’est déjà la fin des fêtes et le début de l’année, l’époque où on finit les fonds de ballotins de chocolat de plus ou moins bonne qualité filés par mamie et où les supermarchés font les soldes des deniers calendriers de l’Avent qui ne servent plus à rien. On se regarde dans la glace, on se trouve boudiné et on jure que plus jamais on ne mangera de chocolat, de pâte d’amande, de biscuits, de praliné et autres sucreries du même acajou. Surtout quand on vient de péter un bouton de jean comme ça m’est arrivé dimanche dernier et j’en suis pas très fière si vous voulez savoir ;_;.

Histoire de bien rester dans le sucré, j’ai regardé en parallèle l’anime d’Antique Bakery (je ne suis plus inculte sur le sujet \o/) et j’ai commencé Chocolate underground. Les deux animes ont le même sujet de fond, le chocolat et plus précisément la pâtisserie que l’on peut faire avec. Un sujet parfait pour les gourmands et pour prendre des kilos devant son écran juste à regarder les images qui bougent.

Antique Bakery

miam du gâteau *_* (je fais un régime ;_;)

Antique Bakery est un anime directement issu de l’un des mirifiques manga de Fumi Yoshinaga, qui a déjà quelques manga tant yaoi (Gerard et Jacques, Ichigemne, Tsuki no sandaru) que josei à son actif, dont seulement un nous est parvenu en France (de josei), qui se nomme All my darling daughters. Lisez-le, il est très bien et a pour mérite d’aborder de façon détournée un sujet dont personne ne parle jamais dans un manga : le problème de l’inégalité hommes/femmes au Japon.

Antique Bakery est pour sa part un anime qui parle beaucoup de pâtisserie et de gâteaux et indirectement de ceux qui les font et qui les vendent, dans cette pâtisserie où il n’y a que des hommes. Tout part de Tachibana, un homme d’affaires japonais manifestement issu d’une famille assez aisée qui décide de tout plaquer pour ouvrir une pâtisserie, alors qu’il déteste les gâteaux. Il y a une bonne raison à cela : tout petit, il s’est fait kidnapper par un homme qui le nourrissait exclusivement de pâtisseries. Il engage rapidement Ono, jeune homme qu’il reconnaît tout de suite car ils étaient au lycée ensemble. Ono a un énorme problème : il a une sorte de pouvoir sur les hommes qui les pousse à se jeter sur lui avec des intentions pas très chastes et il est un peu l’équivalent d’un Vash the Stampede dans le milieu de la boulangerie. Les deux hommes parviennent pourtant à un accord et ouvrent leur pâtisserie. Ils sont rapidement rejoints par Eiji, ancien boxeur amoureux de gâteaux et Chikage, géant ami d’enfance de Tachibana qui le suit partout, est vraiment maladroit, ne sait rien faire (malgré une bonne volonté évidente) et a une tendance certaine à se prendre quasi-toutes les portes.

Abtique Bakery, c’est un anime tranche de vie comme je les aime : les pires drames de la vie quotidienne à la pâtisserie arrivent souvent à cause de crème mal fouettée et de portes trop basses, d’attraction fatale et de lunettes noires pour yeux sensibles. Ils cachent un vécu traumatisant pour certains, un passé lourd à porter pour d’autres, mais sans tomber dans la pitié et le misérabilisme. Point supplémentaire : les personnages s’expriment en français courant dans le texte et même les passages écrits en français sont bien écrits. Que les mâles virils yaoiphobes se rassurent, il y a très peu de scènes gnangnan qui pourraient remettre en doute votre virilité si votre maman s’aventure dans votre chambre pile au mauvais moment et elles cessent à peu près tout à fait après le deuxième épisode.

Chocolate Underground

chocolate underground

Si le sujet de Chocolate Underground est le même que Antique bakery, il y a une différence de taille : alors que Antique Bakery reste une série plutôt conventionnelle, Chocolate underground, un peu comme Toshokan sensou, nous montre un avenir fictif dans lequel toute pâtisserie et sucrerie est bannie et où tout consommateur de sucreries pris en flag est condamné à aller dans un camp de rééducation. Là bas, on lui bourre le crâne en lui rappelant que les sucreries sont par nature mauvaises car elles sont caloriques et provoquent des caries.

ce cacao-là n'est pas mangeable
le monsieur tient du chocolat dans la main.

La série se concentre sur deux écoliers (ou collégiens? en tout cas ils sont bien jeunes…) qui n’en peuvent plus de ne manger que du pain gouvernemental du Good for you Party à base de choses fades et à l’odeur horrible dont ils ne savent même pas le nom. L’un est fils de boulanger qui vit très mal l’interdiction gouvernementale (le pain traditionnel a lui aussi été banni), l’autre est fils unique, orphelin de père et vit avec sa mère. Ils décident de faire de la résistance et de refaire du chocolat, des gâteaux, des sucreries après être tombés sur une provision de fèves de cacao et de sucre. Bien sûr, la police est à leur trousses et ne va pas les lâcher…

Le chocolat, la pire des drogues dures.

L’anime frappe car il touche à quelque chose de tout le monde aime (à part quelques exceptions) : le chocolat, la boulangerie et les sucreries. Il nous montre un univers qui paraît plutôt décalé car l’interdiction des sucreries semble une chose aberrante dans nos sociétés. Il donne à voir un monde totalitaire qui utilise des méthodes disproportionnées pour contrer le problème des caries et du surpoids, comme l’utilisation de camps de rééducation qui frise les pratiques du régime totalitaire de base…
Malgré tout cela, Chocolate underground reste une série très joyeuse et optimiste, avec des héros dynamiques et très gourmands qui essaient toujours de trouver des solutions pour s’en sortir.

No more chocolate!
Let's be healthy!

En bref, c’est un anime qui fera saliver tous les amateurs de bonne chère et de sucreries, sans pour autant être une série indigeste car le format de diffusion adopté est très court (3 minutes). Je trouve le format de diffusion très approprié, car il permet à la série de rester légère et plaisante à regarder.

Petit coin pub, vous pouvez toujours voter pour vos couples préférés par ici ^^



Les photos! les photos!
janvier 6, 2009, 1:23
Classé dans : Anime

(Non, finalement pas de bilan de cette année. Ça ne sert à rien et ce n’est pas intéressant.)
Comme tout le monde sait, prendre des photos est un acte de courage extrême : il faut d’abord tendre la main pour prendre la housse de l’appareil avec l’appareil dedans (oui, sinon ça ne sert à rien), puis dézipper la fermeture éclair de la housse pour prendre l’appareil, puis appuyer sur le bouton de mise en marche et éventuellement régler le flash. Il faut aussi trouver un endroit pas trop sombre pour prendre en photo le sujet (ma figurine Kamina), parce que c’est l’hiver et que la luminosité n’est pas franchement terrible, tout en évitant de trop montrer le bordel ambiant qui règne en maître dans ma chambre.

Donc voici les photos de ma figurine Kamina,toutes fraîches (on est en hiver et il neige, la neige c’est froid) :

Kamina

Kamina 2

les aisselles de kamina en gros plan, miam

la caaaaaape *ç*

sans la cape *_*

Kamina et son copain Rincevent

Elle est vraiment toute joulie hein? *_* C’est ma première figurine de cette taille, j’aurais bien voulu en avoir des 12 royaumes mais je pense qu’il n’y en aura plus. Tant pis ;_;

Sinon le tournoi recommence demain, comme d’hab. Je pense le faire commencer à minuit ce soir, pour une raison très simple : je vais bosser à partir de lundi prochain et je ne pourrai pas modifier mon blog sur les ordinateurs du boulot, c’est un coup à se faire virer et je tiens à rester pour me faire des sous. Il y a normalement la possibilité d’avoir le wifi gratos au foyer où je serai hébergée, je vais donc changer les horaires du tournoi.