Linottes


Soufflage de bougies virtuelles
octobre 29, 2009, 10:31
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Le truc en un seul morceau, celui en spirale dans un ramen et l’eau de Javel, les prochains sauveurs de l’humanité japanimophile
octobre 28, 2009, 2:13
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J’aime One Piece et Bleach, moins Naruto à cause de la trouzaine d’épisodes, d’une certaine similitude avec un autre manga et de l’attitude de certains fans qui me saoulent. Ce murmure du coeur (j’aime pas parler de cri, parce que sinon j’aurais écrit tout ça en caps-lock et c’est mal et puis ça nique les yeux) est inspiré par l’article de coindetable sur les 1 an de la Passion, qui est un article super bien écrit, super profond, super bien à lire que je suis super émue et super… enfin, super quoi.

Et donc, oui, j’aime Bleach et One Piece. Comme d’hab, je parle du manga, parce que je n’ai pas aimé la voix de Luffy dès le 1er épisode de la série animée, donc exit One Piece TV et que j’ai perdu pied dans Bleach à peu près au moment où j’ai arrêté d’avoir l’interwebz de façon régulière il y a 4 ans, pi de toute façon maintenant les deux séries sont sorties en France.

Bref, il y a apparemment des gens qui n’aiment pas ces séries, ce que je comprends, mais selon moi elles ont tout de même des mérites divers et variés qui sont essentiels pour la survie du petit monde de la japanime (voir le titre de l’article). Attention, suite de l’article structurée, que ceux qui n’ont pas l’habitude prennent le temps de se préparer psychologiquement, ça peut déstabiliser, à la limite du NSFW (not safe for work). J’espère par contre ne pas faire d’article redondant.

1 – elles aident à découvrir le monde de l’animation japonaise et du manga. Combien de gens ont découvert en leur temps la japanim par Dragon Ball, Sailor Moon et j’en passe? One Piece, Naruto et Bleach sont des “blockbusters” de l’animation/manga qui fleurissent en tête de gondole, qui ont une visibilité que n’ont pas beaucoup d’autres titres, donnent envie de lire/regarder parce que tout le monde en parle et qui a permis à mon petit cousin de 9 ans de me montrer comment lire un manga, avec son Yugioh dans les mains *émue*. Après, libre au lecteur de découvrir d’autres séries, c’est un peu dommage si il se cantonne à ces gros titres, mais tant pis, le lecteur n’est pas toujours très intelligent non plus.

2 – Bleach et One Piece sont quand même bien chiadés sur le niveau graphique pour une production quasi-industrielle, j’aime particulièrement les titres de chapitres du manga de Bleach, en général bien soignés. Bref, j’aime le graphisme et je vous merde. Et puis les intros de chapitre de One Piece, c’est bien aussi, parce que c’est rempli de clins d’œil drôles sur se qui se passe ailleurs que dans l’histoire principale. Et que les perruques afro, ça gère pas mal quand même.

3 – elles alimentent tout un réseau de fanfics et de doujinshi divers et variés qui constituent de vrais fandoms et font naître une communauté active. La fanfic et le doujin sont une bonne occasion pour découvrir des talents naissants (ou pas), tant au japon que partout ailleurs ; pour un auteur, utiliser un fandom connu et recherché par les fans est un bon moyen de se faire remarquer et parfois de lancer sa carrière. Parce qu’être fan d’un anime peu connu, c’est chouette, mais ça ne suffit pas toujours pour faire ses débuts si personne ne connaît :x . A l’inverse, la profusion de fanfics/doujins sur les oeuvres connues noie les bons auteurs dans la masse…

4 – Cosplaaaaaaay! D’accord, voir 40 Naruto dans une convention n’est pas terrible, mais au moins, ils ont osé. Et puis les groupes Bleach bien faits, ça a la classe, surtout avec les grelots, là.

5 – ça fait lire les gosses. C’est con à dire, mais le syndrome Harry Potter a son équivalent dans le manga : le syndrome Naruto, qui fait que de très petits gamins sachant à peine lire réclament des bédés, de la lecture, alors que Naruto, ça a plein de pages et plein de tomes grands comme ça. Bien sûr, tous les petits lecteurs ne deviendront pas assidus de la lecture, mais c’est déjà ça, bordel. d’autant plus que lire aide à fixer l’orthographe. Vous imaginez, des kikoolol écrivant sans fautes?

6 – Yaoi. Ouais.

Bon, y’en a encore plein, des raisons, mais j’en ai oublié pas mal depuis mon premier commentaire sur le site de coin. Et pi merde, aimer quelque chose, c’est quand même subjectif, alors si vous aimez ces séries, pas la peine de se cacher, ni de ressortir des raisons à la con pour se justifier (ah merde, c’est ce que je viens de faire :x ).
Bon, mon article est un peu bizarre, mais cette fois je n’ai pas bu, j’ai juste eu un petit problème de petit ver de pomme tout nu qui s’est insinué dans mon estomac, je suis toute chamboulée et en surdose de protéines animales :x s



Le pavillon des hommes
octobre 26, 2009, 12:19
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Il est mignon non? *ç*

Ceci n’est pas une critique (car je n’ai pour l’instant lu que les deux premiers tomes) mais un message d’adoration pour Fumi Yoshinaga, qui a toujours dessiné des manga exceptionnels et continue, avec Le pavillon des hommes, de m’étonner par sa maîtrise du dessin de ses personnages (les décors ont toujours été un peu faibles, mais elle s’est visiblement améliorée) et le développement psychologique fouillé des protagonistes qui composent les deux premiers tomes de ce manga.

J’avais rapidement évoqué dans un article précédent son oeuvre précédemment sortie chez nous chez Casterman, All my darling daughters, un one-shot mature décrivant les relations entre une femme célibataire et sa fille qui pose en filigrane la question de la place de la femme au Japon. Si vous ne l’avez pas lu, précipitez-vous dessus, car ce manga, en plus d’être assez réaliste, est l’un des seuls exemples de manga qui aborde des questions féminines et féministes et reste très doux et tendre, bref très féminin (rigolez pas, je l’ai ressenti comme ça, mais si le genre vous attire, lisez aussi Broderies de Marjane Satrapi, c’est délicieux).

Le pavillon des hommes se situe (ok, de façon assez lointaine, mais bon) dans la veine “féminine” de l’auteur et propose une histoire assez originale : dans un Japon médiéval uchronique, une épidémie semblable à la variole décime par milliers les hommes, ce qui pousse la société à mettre en avant les femmes et préserver les hommes pour la reproduction. Attention, il ne s’agit pas d’un manga extrême qui fantasme sur le mythe des Amazones : la société japonaise ne change pas fondamentalement mais se féminise. Les femmes exercent plus de pouvoir et d’autorité que dans la société traditionnelle et ne sont pas inquiétées car les hommes sont trop peu nombreux pour remettre en question le transfert du pouvoir.
Le shôgunat est aussi désormais représenté par une femme, qui maintient dans le pavillon des hommes des centaines (800) de jeunes et beaux hommes, destinés à assurer sa protection, mais aussi à son plaisir sexuel.

Ce manga décrit deux époques de l’histoire de ce pavillon dans un récit imbriqué : dans le tome 1, le nouveau shôgun qui décide de savoir le contexte d’une loi du début du shôgunat féminin se rend aux archives (ouaiiiiis o/), se fait ainsi raconter les débuts du shôgunat et les sombres secrets qui l’accompagnent… Car sombres secrets il y a, en plus de beaucoup de sang, de meurtres et de larmes, j’espère que ce sera plus gai par la suite moi ;_;.

Pour l’instant, ce manga est très très bon et la fin du tome 2 laisse percevoir un développement intéressant par la suite. Précipitez-vous dessus, en ce moment Kana fait un prix très intéressant (5,50 euros) sur le volume, qui bénéficie d’une édition soignée avec pages en couleur internes et couverture en beau papier.



Histoire de jouer un peu
octobre 23, 2009, 9:57
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En ce moment, quand j’ai un peu de temps, je le perds à jouer à The battle for Wesnoth. C’est un jeu (pour une fois) qui ne nécessite pas de connexion Internet (sauf pour télécharger l’exécutable bien sûr), très bien fait (maintenant les sprites des unités bougent quand elles sont inactives!), libre et gratuit, jouable sur Linux, PC et Mac, la classe.

J’avais perdu pas mal de temps dessus lors de mes études il y a quelques années, j’y rejoue avec plaisir maintenant que je suis au chômage (dur hein). Ce qui a changé depuis, c’est le nombre de types de campagnes jouables, dont le choix est beaucoup plus étoffé.
Si j’ai adoré ce jeu (et que je l’adore toujours), c’est justement à cause des campagnes : les scénarios sont bien pensés et le but des épisodes n’est pas toujours de tuer le gros méchant, mais parfois juste de survivre pendant quelques tours, ce qui fout un sacré coup à l’ego guerrier et constitue un vrai challenge quand les orcs ennemis qui tapent à 22 points tombent à bras raccourcis sur mon pauvre prince qui a 2 cavaliers elfes et 20 points de vie.
Ce que je n’ai pas testé par contre, c’est la partie multijoueur du jeu, qui doit aussi être intéressante, mais pour l’instant je me remets dans le bain avec mon prince et mes elfes qui tapent moins fort la nuit. Saleté d’orcs.



Okane ga nai [No money]
octobre 22, 2009, 12:55
Classé dans : Manga, yaoi | Mots-clefs: ,

*se retrousse les manches et fait craquer ses doigts*

Okane ga nai!, ou No money en anglais mais choisi comme titre pour la sortie en France (snif), est un manga yaoi (oui, je reviens à mes premières amours) sorti cet été chez Asuka, et est pour une fois une série de plusieurs volumes encore en cours au Japon à mes dernières nouvelles (pas fraîches). Chose rare pour un manga, mais pas pour un manga yaoi (Rin!) il est réalisé à quatre mains, par Tohru Kousaka et Hitoyo Shinozaki, Tohru Kousaka se chargeant de la partie dessin et qu’elle dessine vachement bien quand même.

Je sens que je risque de me faire défenestrer par des fangirls en furie avant la fin de ma critique, mais continuons. Donc je critique ce manga avant la sortie de tous les volumes qui la composent en France, mais je pense avoir assez de recul (et avoir assez lu de scans dans mes jeunes années) pour me faire un apriori assez juste de ce qui va suivre. Mais attention, pas de spoilers, juste de simples et vagues allusions suffisent, de toute façon je suis sûre que quasiment tout le monde a déjà lu le scantrad, tellement cette série est devenue populaire via Internet et est devenue une référence pour pas mal de yaoistes. On aime ou on n’aime pas, mais la série ne laisse en tout cas pas indifférent. Je m’explique :

Okane ga nai, le yaoi avec un uke qui ne craque pas quand le seme...

Oui, le jeune garçon sur la couverture est le uke qui s’appelle Ayase. Non, il n’a pas 12 ans, il en a 18 et va à la fac. De quoi? Ca ressemble à du shota? Mais non voyons, puisqu’on vous dit que le héros a 18 ans! Il faut vraiment être de mauvaise foi pour prétendre le contraire!
Bref, ce qui se remarque en premier et ce dès la couverture, c’est la jeunesse et la fragilité du uke, qui paraît avoir 10 ans, au mieux 12. Ca ressemble à du shotacon (relations amoureuses et sexuelles avec des enfants et des jeunes adolescents, entre eux ou avec un adulte comme c’est le cas ici), ça a le goût et l’odeur du jeune uke qui vient de naître shotacon, mais l’auteur nous spécifie que ce n’est pas du shotacon… Et là je m’interroge : comment Asuka a pu sortir ce manga sans aucun problème alors que la législation n’est pas si tendre pour la représentation d’enfants et assimilés dans une œuvre franchement limite (ayé, je suis devenue une grave déviante)? Ça fait toujours un choc quand on achète le vrai manga avec de l’encre dessus, même si on a passé du temps à mater les scans sur Internet.
L’impression de shotaconnitude du uke est renforcée quand il est à côté de “son” seme, Kanou, qui fait sa grosse armoire à glace et n’est pas vraiment fin pour deux sous à la fois sur le plan physique et intellectuel, même si il est très intelligent. En gros, le seme, qui appartient à la mafia et n’hésite pas à réduire en quasi-esclavage ses clients qui ne parviennent pas à rembourser les sommes qu’il leur a “gentiment” versées, se comporte au départ comme une grosse brute envers Ayase et n’a pas volé son titre de seme connard, en plus d’être un obsédé fini (je vous avais bien dit que ça commençait bien).

Ouais, c’est un couple super bien assorti que nous propose au départ ce manga, tout en finesse en douceur, à peu près comme un char d’assaut qui viendrait sauver une espèce animale fragile en voie de disparition de dangereux bandits qui veulent lui faire des misères, car c’est à peu près ce qu’il se passe : Kanou vient sauver Ayase d’une vente aux enchères portant sur le corps d’Ayase en proposant au vendeur une très grosse somme d’argent. Mais une fois arrivés chez Kanou, Ayase qui se réveille n’a aucun souvenir de Kanou, alors que celui-ci se souvient très bien d’Ayase à cause d’un truc gentil qu’Ayase aurait fait pour le sauver alors que Kanou était dans la panade (enfin, on suppose). Kanou, qui se rend compte qu’Ayase ne se souvient pas de lui et ne se comporte pas du tout comme prévu, a une réaction originale : puisque c’est le cousin d’Ayase qui a piqué des sous à Kanou avant de vendre Ayase pour rembourser la dette et que Kanou en a versé en plus pour racheter Ayase, Ayase n’a qu’à lui vendre son corps pour payer les millions qu’il doit à Kanou, sachant que chaque acte sexuel est facturé 500000 yen (ayé vous suivez?). Oubliées, les prétentions philanthropiques, vive le seme bulldozer, qui viole le pauvre Ayase sans vergogne (je me demande comment ça rentre, vous savez, la chandelle là, le pauvre Ayase n’a pas des hanches extensibles). Le plus étonnant est qu’il est surpris quand Ayase veut l’éviter par la suite et qu’il ne coopère pas du tout… Bizarre, hein?

Mais bon, nous sommes dans un manga yaoi, alors tout s’arrange (ou presque) par la suite : Kanou apprend à apprivoiser Ayase avec plus ou moins de bonheur, Ayase se rend compte que tout compte fait il est bien là où il est et qu’il aime Kanou (je me demande comment il fait, franchement, avec un mec qui se comporte comme un ours, peut-être la doublepensée? Ayé, j’ai réussi à placer une référence littéraire, chuis pas irrécupérable o/), cuicui les oiseaux chantent, sauf quand il arrive malheur à Ayase. Il faut dire que le milieu dans lequel il traîne semble vraiment pourvu de types pas nets, qui veulent soit enlever Ayase et le violer pour se venger de Kanou, soit complètement fantasmer sur Ayase au point que tout otaku fanatique est un enfant de chœur à côté ; le manga devient une sorte de remake du Petit chaperon rouge en permanence agressé par de gros pervers (et c’est n’importe quoi). Et c’est là où Kanou de rachète une virginité une conduite, parce qu’il arrive à protéger Ayase de tous les malades qui lui gravitent autour et c’est là où on perçoit l’intérêt du seme ours qui fait greu.

Mais bon, n’empêche que ce manga arrive par lui-même à générer une loi essentielle du manga yaoi : le uke n’a pas d’intestins et ne va pas aux toilettes. Jamais. Quand il y va, c’est pour se repoudrer le nez parce que son maquillage du parfait uke est un peu défraîchi.

Bref, un manga bien cliché mais tout de même marrant et sympa à lire, sauf si un uke qui a l’air d’avoir 12 ans vous rebute, car cela rend le manga assez spécial (pour les autres, c’est open shota). On n’a jamais dit non plus qu’un manga yaoi devait être réaliste et c’est heureux car celui-ci part carrément en sucette (c’est assumé hein), avec l’impression que les personnages ont fumé un truc pas très net avant de commencer leur scène. Par contre l’auteur nous gratifie d’images censées être choupites (je ne parle pas de celles quand il est petit) d’Ayase dans des costumes différents, mais franchement c’est super mal dessiné, elle ne sait pas faire les plis de vêtements et presque tous les vêtements d’Ayase sont moches.



Tout va bien
octobre 21, 2009, 6:14
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En France, il est possible de chanter une chanson qui décrit des violences faites sur une femme parce qu’un viol et un avortement à l’Opinel, c’est à cause d’un “dépit amoureux” et c’est “normal”, mais SURTOUT pas sur la police, parce que sinon cela s’appelle de l’incitation à la violence et ce n’est pas bien du tout. Sisi, c’est le ministre de la culture qui le dit, il paraît même que la chanson du premier qui raconte son “désespoir amoureux” serait comparable à du Rimbaud, vous savez, le poète là, avec des rimes et tout et tout.

Bon, je n’ai plus qu’à passer mon concours de la fonction publique pour devenir flic, voire changer de sexe, comme ça on ne m’emmerdera plus et en plus je pourrai même tout faire pour empêcher certains hommes de taper leurs femmes/copines… Avec une femme tuée par son conjoint tous les trois jours environ, sans compter toutes celles qui se font tabasser tous les jours, j’aurai de quoi faire.

Ah, mais si je change de sexe, puis que je sors avec une fille et qu’elle me trompe, je pourrai quand même lui ouvrir le bide à l’opinel?

Bref. La misogynie, ça saoule à force, tellement que ça donne envie de couper quelques couilles de connards pour s’en faire des colliers. Oh, pardon, une fille ne doit pas dire ce mot-là, c’est vilain et sale, parce que les filles c’est tout mignon et gentil, genre un ange avec des zailes, enfin, tant qu’elle n’ouvre pas la bouche et qu’elle ne revendique aucun droit. Sinon elle devient une furie hystérique.

PS : mon article de départ était beaucoup plus violent, heureusement que je ne l’ai pas publié hier soir quand j’ai appris la nouvelle.

PPS : chéri je t’aime :3



Changement de thème?
octobre 15, 2009, 12:04
Classé dans : divers | Mots-clefs:

Je me tâte pour changer la présentation de mon blogue, parce que je trouve que la police d’écriture par défaut est trop petite.



le Khôl
octobre 14, 2009, 3:59
Classé dans : trucs de fille | Mots-clefs: ,

Yahaaaaaaa! Nouvel article dans la catégorie “blogue de fille”.

Tout comme mon article sur les oeufs en choco Hello Kitty, cet article aurait pu s’appeler “j’ai testé pour vous”, mais ça fait trop magazine féminin, bouh pas bien.

Donc, j’ai testé le khôl (ou kajal), qui est, pour ceux qui ne savent pas, du maquillage qui se met sur les yeux et qui est en grande majorité noir, à ne pas confondre avec de l’eye-liner ou du mascara. Le khôl est plutôt une sorte de pâte compacte grasse (l’article commence bien, je vais faire fuir tout le monde), qui s’applique sur le bord même de la paupière tout contre l’oeil et qui a une composition particulière, avec notamment de l’antimoine (ça fait chouette de dire ça, mais à ce que j’ai lu l’antimoine est aussi un excellent vomitif) dedans, de la graisse et du colorant noir, utilisé depuis très longtemps pour des vertus à la fois médicinales comme protéger ses petits noeils de l’agression des éléments extérieurs et aussi parce que ça fait joli, il faut bien le reconnaître. Et les filles aiment bien ce qui fait joli et ce qui les met en valeur pour attirer les garçons. En plus, le khôl (noir ou coloré) va vraiment avec tout, du jean troué à la robe de soirée, alors autant se faire plaisir.
Bref, le khôl, vu comme ça, ça a l’air vachement bien. En plus, il est disponible en crayon et en cône, le crayon paraissant un peu plus pratique tout de même.

un cône, yeah

Eh ben, pour ce test, j’ai choisi… le cône, qui paraît sympa comme ça (sur la photo c’est un cône de khôl de la marque Lakshmi), un peu exotique aussi avec un mode d’emploi tout de même très simple, comme le crayon : tu fais comme tu peux, t’espères ne pas t’en foutre partout et surtout pas dans l’œil (je vous l’avais dit que je suis pas douée). Parce que oui, manipuler un crayon tout près de l’oeil, ça demande un peu de prendre sur soi quand on est pas habitué, enfin j’dis ça mais je porte des lentilles depuis une dizaine d’années donc question habitude, ça va.
Attention toutefois à ne pas choisir n’importe quelle marque : en général le khôl est bien toléré par les peaux/yeux sensibles, mais certaines marques ont une ligne spéciale pour yeux sensibles. D’après ma maigre expérience, j’ai par contre appris à me méfier des produits peu chers du style Yves Rocher, qui propose un crayon khôl à bas prix, parce que j’ai parfois eu des réactions, type démangeaisons ou picotements qui m’ont forcée à me démaquiller tout de suite. Par contre j’essaie depuis 3 jours le cône de khôl Biguine et malgré sa composition un peu limite et la présence de parabens je n’ai pour le moment aucune réaction… Je croise les doigts.

Bref, après ce bref encart publicitaire, passons aux choses sérieuses : comment ça marche?

Le cône, c’est tout simple : on étire la paupière et on applique le produit (en évitant de mettre ses doigts sur la partie khôl du cône) au plus près de l’oeil, en faisant attention à ne pas s’en foutre dans l’oeil. Ensuite, c’est simple, on essaie juste de faire en sorte que le trait soit droit et bien net. Il est possible bien sûr de varier l’épaisseur du trait, pas besoin de se barbouiller toute la paupière pour que ça marche x3.

Bon, la théorie, c’est bien, tout marche impec et nickel. Dans la pratique, c’est un peu plus compliqué… Déjà, si vous avez des mains qui tremblent, n’essayez même pas d’y arriver les doigts dans le nez dès le premier coup, vous n’y arriverez pas. Là, vous apprendrez que effectivement, le khôl c’est bien gras, et que les traces noires sur la paupière inférieure qui vous font des yeux de panda et celles au coin extérieur de l’oeil pas belles, là, ben elles s’en vont pas comme ça. Ouais, ça tient vachement bien, surtout quand on ne veut pas. N’empêche, heureusement que j’avais un fond de démaquillant pour mascara waterproof dans ma trousse de toilette, sinon j’étais bonne pour me racler les paupières jusqu’à ce qu’elles soient rouge vif.
Donc, en cas de pose de khôl, ne pas oublier le démaquillant waterproof, ça peut vous sauver la vie et éviter de faire croire aux gens que votre petit ami vous bat, c’est toujours pratique. En plus, évitez de mettre des produits hydratants sur votre paupière supérieure, sinon vous aurez l’immense plaisir de voir que votre khôl se barre pour aller vous faire des yeux de panda, c’est hyper top méga génial. Évidemment, je ne parle même pas de se gratouiller le bord de l’œil, là on est au bord de la panique totale.

En résumé, le khôl c’est chouette parce que ça fait quand même de jolis yeux puisque la couleur est intense, très jolie et que le produit est en général bien toléré même par les yeux sensibles, mais entraînez-vous avant d’en mettre pour aller à une fête où tout le monde vous regarde, histoire de ne pas passer dès le milieu de soirée pour un animal rescapé de la noyade.
Pour information, Lakshmi fait aussi du khôl incolore pour les messieurs qui veulent aussi protéger les yeux. Je vous rassure, d’après mes 3 jours d’expérience avec déambulations à Paris, le produit a réellement un pouvoir apaisant sur les yeux.

*edit* : je viens de voir ceci, ça m’a vraiment époustouflée… Kaoru Mori est vraiment une mangaka qui a un talent spécial pour dessiner les costumes.



Isshoni training!
octobre 13, 2009, 4:58
Classé dans : Anime | Mots-clefs: ,

Bon, debeul post, pour la bonne cause, mais toujours sous acide aminé.

Je pense que la plupart des gens qui suivent les sorties d’OAV et de sexe masculin ont déjà regardé cette OAV courte qui sort un peu des sentiers battus dans le sujet abordé, mais pas dans le fan-service que l’OAV traîne : Training with Hinako.

En gros, Hinako est une jolie jeune fille réelle bien dotée par la nature (bonnet D ou E je dirais, mais chuis pas experte) qui se retrouve un jour aspirée par son écran de télé et qui devient personnage d’un anime populaire. Le problème, c’est qu’elle a pris un peu de poids, donc elle doit faire du sport pour perdre ses kilos en trop. Le public visé étant ici l’otaku moyen qui trouve que sortir c’est trop fatiguant depuis qu’on a inventé la livraison de pizza à domicile, donc qui a pris un peu de poids, Hinako propose au spectateur de faire la même chose qu’elle.

Donc vous l’aurez compris, Training with Hinako est une OAV de coaching pour faire un peu de sport et retrouver la ligne. Pour public masculin par contre, et là ça change tout.

Car Training with Hinako est aussi du pur fan-service mal déguisé, pour le bien des yeux, des abdos et des poignets des otakus esseulés (enfin je dis esseulés, mais en couple ça marche aussi). Les exercices mis en pratique par Hinako sont montrés sous des points de vue suggestifs et sont centrés sur des parties charnues de la demoiselle (au hasard : fesses et seins, avec ces derniers toujours prompts à déborder du petit débardeur vert un peu trop grand) et bruits à l’appui, avec en prime les gouttes de sueur qui apparaissent à des endroits stratégiques au fur et à mesure de l’effort fourni. Je n’ai pas regardé l’OAV en entier, mais cette OAV est censée montrer les exercices à répéter sur plusieurs jours, avec quelques bonus les “jours” d’après : Hinako change de costume pour se retrouver en slip/soutien-gorge sexy et uniforme de sport moulant et ne dit parfois plus de commentaires aux exercices à part des bruits d’effort assez suggestifs. Moui, plein de bonnes choses pour motiver les troupes ^o^

Bref, cette OAV que j’ai trouvée assez marrante après avoir halluciné les premières minutes n’est pas un chef d’œuvre de scénario car il n’y a pas de but affiché dans ce domaine, mais est assez distrayante pour qui veut découvrir cet ovni typiquement japonais (fallait vraiment y penser), faire des exercices en suivant les conseils ou simplement imaginer des trucs bizarres avec des fluides blancs, euh, bref. *tousse*

Par contre, chuis dégoûtée, il n’y a pas beaucoup de choix de vêtements de rechange, zauraient au moins pu la mettre en maillot de bain ou en costume de maid.

*PS* : J’en ai marre de l’attaque des clones boteurs, il n’y aurait pas une solution pour s’en débarrasser? Ce phénomène de spam dure depuis cet été, j’ai parfois plus de 5 messages de bots bloqués par jour…



L’esthétique de l’otaku
octobre 13, 2009, 4:27
Classé dans : divers | Mots-clefs: ,

*met de côté sa pâte à tartiner rose fluo au marshmallow bizarre, son best-of de The mad capsule markets et sa flemme légendaire, pas assez de place sur la table*

Aujourd’hui donc, parlons d’otakisme et de mode vestimentaire, dans un article sorti de mon esprit en plein déménagement existentiel.
Je me suis posé une question hier soir, pendant que je faisais les magasins de fringues de fille, soit dit en passant que tout est gris foncé ou noir là-dedans, vraiment de quoi déprimer et en plus c’est l’automne donc tout est déjà gris au départ donc de quoi se tirer une balle, je me suis posé une question vachement importante et primordiale donc : y a t-il un “look” otaku? Je veux dire, un look spécial otaque, qui permet d’en repérer un à coup sûr dans la rue et soit l’aborder (genre “salut, toi, membre de la caste otaku”) soit le fuir? Et plus généralement, l’otaku se fringue t-il de façon spéciale, y a t-il des modes, des couleurs spéciales, des codes vestimentaires à adopter? La fringue fait-elle l’otaku ou l’otaku fait-il la fringue? L’oeuf ou la poule?

Je précise bien que je ne me considère pas comme une otaku moi-même, c’est avec un regard extérieur à ce courant que je rédige cet article. D’après ce que j’ai pu voir à l’epitanime cette année, il y aurait plusieurs modes de fringuage, qui varient très peu et ne reflètent pas vraiment les changements de la mode :

- l’habillement neutre, classique quoi, qui pourrait faire illusion et faire croire que des gens normaux se sont fourvoyés et sont entrés par erreur dans la convention ou dans la boutique spécialisée manga/animation jap. J’ai l’impression que ça constitue la majeure partie des troupes.

- l’habillement “à l’arrache”, sans style, du genre baskets-jean-t-shirt fade qui a un peu trop vécu et vieux sac à dos bleu. La variante que j’ai pu voir consiste à emplacer un t-shirt normal par un t-shirt d’anime, mais là le doute n’est plus permis, enfin c’est valable surtout en convention. Chez moi, cela déclenche une alerte “otageek” automatique. En général je fuis.

- l’habillement “goth-loli”, avec froufrous, noir, maquillage, porte-jarretelles et bas noirs/rose fluo pour les filles, eye-liner et mascara, soit uniquement en convention, soit aussi dans la vie quotidienne. S’agit-il d’otakus?

- les cosplayeurs (espèce en voie de développement, mais uniquement en convention, contrairement aux free-hugseurs qui disparaissent, à quand le duel cosplayer VS freehugseur?), mais espèce assez visible puisque version IRL de personnages d’anime.

Bon, je suis consciente que je fais rentrer un mouvement informel dans des petites cases bien propres, mais ça m’a turlupiné tout hier soir, avant de décider avec chewi que le fait d’être otaku n’influe pas tant que ça la façon de s’habiller, et ce en plein resto indien, entre l’entrée et le plat principal. Je note cependant qu’il existe pour le grand public français une mode “manga”, à mi-chemin entre le fluo, le court et le traditionnel japonais (c’est pas fini cette dichotomie et mise en opposition du japon traditionnel et des robots?), bref un bon syncrétisme de trucs qui ne vont pas ensemble, à en donner la nausée.

Non, j’ai pas bu avant de faire cet article, mais on dirait bien, hein. Peut-être que je devrais goûter mon blob rose.

*edit* : j’ai supprimé une partie pas intéressante.