Linottes


*clac*
septembre 26, 2009, 5:21
Classé dans : divers

J’en ai marre.



Sakende yaruze!
septembre 22, 2009, 2:31
Classé dans : Manga, yaoi | Mots-clefs: ,

Sakende yaruze!, qui a été traduit en anglais sous le nom Shout out loud! (je ne la ferai pas en français, je n’ai aucune connaissance en japonais, alors traduire un titre…) est un manga yaoi écrit et dessiné par Satosumi Takaguchi, qu’il est bien et que je ne désespère pas de voir un jour arriver en France. Ce manga est un peu spécial dans le genre, car il oscille entre le manga yaoi classique et le manga “tranche de vie”. De ce fait, la progression de l’histoire y est plutôt lente et elle se conclut après 5 volumes bien remplis.

la couvertue est vraiment pas terrible

Quand tu as besoin de pleurer, pleure! Quand tu dois crier, crie!

Sakende Yaruze raconte l’histoire d’Hisae Shino, un homme âgé de 33 ans, qui découvre au début de l’action du manga qu’il a un fils de 17 ans, Nakaya, né d’une relation avec sa seule petite amie au lycée et dans le même temps que celle-ci est morte il y a plusieurs années. Nakaya était venu raconter son histoire à un père qu’il n’a jamais connu et lui dire ses quatre vérités, en ayant (entre autres) pour objectif de lui faire du mal. Au final, il est surtout surpris d’avoir un père qui paraît si jeune, fragile et à la voix quasiment féminine, qui n’était pas du tout au courant de son existence et qui pleure quand il entend que la mère de Nakaya est morte. Nakaya, qui vivait auparavant avec sa grand-mère (imaginez une vieille bique austère dans une maison japonaise traditionnelle), finit par trouver qu’il se sent bien chez son père et finit par squatter chez Hisae, qui n’a rien contre.
Grand embarras pour Hisae quand est finalement obligé de révéler sa profession à son fils : il est doubleur d’animes, autrement dit un seiyuu et double des personnages gentils à la voix féminine (imaginez la tête de Nakaya x3).

Dès lors commence une cohabitation un peu bizarre des deux hommes, entre Hisae pas très habitué à avoir son fils chez lui (alors en plus un ado de 17 ans bourré d’hormones, accro au hockey sur glace et deux fois plus musclé que lui, c’est pire), ni même à avoir qui que ce soit chez lui, et Nakaya habitué à la vieille grand-mère austère, qui découvre que son père est en fait encore un grand enfant parfois incapable de s’occuper de lui-même (Nakaya doit parfois s’occuper d’Hisae complètement à la ramasse) et qui a un travail tout de même assez précaire.
Car être doubleur comme on le voit dans ce manga, c’est avant tout avoir sa seule voix comme outil de travail : une journée de maladie est une catastrophe, ce n’est pas un emploi très bien payé et Hisae demande à son manager d’accepter n’importe quel contrat pour pouvoir s’occuper correctement de Nakaya (c’est à dire, tout accepter pour avoir assez de sous à la fin du mois pour faire manger deux personnes).

Là, Hisae apprend que 1- les drama cd tirés de manga yaoi marchent pas mal, que 2- il est prédestiné à jouer le uke à cause de sa voix féminine et que 3- ça tombe bien, ses contrats “en plus” sont tous des doublages de uke de drama cd yaoi. Hisae n’est pas très content, mais il s’exécute quand même, vu qu’il est demandeur et que Nakaya mange quand même beaucoup à cause de son activité sportive.
*là, c’est le moment où les fangirls qui ont déjà lu le manga disent “youpiiii!”*
Et sur le plateau de doublage, si Hisae joue les uke, les seme sont quand à eux souvent doublés par Tenryuu, bel homme ténébreux qui a de l’expérience, la classe, un bon brushing et surtout un regard super… ténébreux *fond et tombe par terre*. Bref, Tenryuu-san, c’est de la bonne. Hisae et lui s’étaient rencontrés il y a des années de cela, lorsque Hisae faisait ses débuts, puis les deux hommes s’étaient perdus de vue. Hisae considère toujours Tenryuu comme son “sempai”, mais il est clair que ce dernier n’a pas du tout les mêmes intentions (qu’il avait dès leur première rencontre) et qu’il n’a pas l’intention de laisser filer Hisae maintenant. Tenryuu va donc essayer de ramener Hisae entre ses bras, tout en faisant attention à Nakaya qui s’est donné pour mission de protéger son père et n’a pas l’intention de le lui laisser, à d’autres doubleurs intéressés par Hisae (un uke innocent, c’est quand même assez excitant), et surtout à Hisae lui-même, qui ne sait plus très bien où il en est.

En bref, j’adore ce manga. En très bref, j’adore. (haha)
Dans un premier temps, les protagonistes sont dans une situation différente des manga yaoi “classiques” : le uke et le seme ne sont plus très jeunes et ont la trentaine bien tassée, ont déjà fait leurs expériences de leur côté (même si pour Tenryuu elle se termine par un divorce et qu’il ne peut plus voir sa fille tous les jours) et ont un travail dans un milieu assez atypique (le doublage) dans lequel ils sont reconnus et n’ont plus à faire leurs preuves.
Pourtant, rien n’est acquis : la situation d’Hisae va basculer le jour où Nakaya vient sonner à sa porte, le confrontant à son propre mode de vie, ses échecs et ses difficultés à envisager l’avenir. Il est ainsi coincé entre les standards de la société japonaise qui demande aux individus d’avoir un emploi stable, se marier puis d’avoir des enfants, et son propre mode de vie, imprévisible, dans un milieu méprisé par les gens bien-pensants (du genre la grand-mère de Nakaya, elle fait une de ces tronches quand elle finit par écouter les fameux drama-cd yaoi…) et sa vie solitaire bien rangée de vieux garçon. Hisae, qui essaie pour Nakaya de se ranger du “bon côté” de la société, se fait un peu plus tard chambouler par Tenryuu et devra choisir entre une vie “dans les normes” et accepter son penchant pour Tenryuu.
Ensuite, ce que j’aime dans Sakende Yaruze! est aussi sa transcription du quotidien, fait de choses très simples : Hisae qui fait la cuisine, Nakaya qui tombe au hockey ou qui a des problèmes avec sa copine, Tenryuu qui téléphone à son ex-femme pour savoir comment va sa fille ; toutes ces scènes qui sont faites pour renforcer l’impression de proximité et de réalité des personnages fonctionnent parfaitement bien. Hisae pourrait être n’importe quel tokyoïte, il pourrait même être réel. Et puis Tenryuu bourré, c’est hmmmm *_* (oui, je fangirlise.)

Bref, un pavé pour une histoire réaliste et complexe (mais comment décrire une histoire qui est ancrée dans le quotidien?), des personnages attachants, tous très bien dessinés (*bave*), la mangaka faisant des merveilles à la fois dans le dessin et la mise en page. Et si cette histoire n’est pas pour le moment arrivée en France, ce manga est disponible en anglais aux USA chez l’éditeur Blu, avec des couvertures assez moches qui se plient facilement, mais à moins que vous soyez absolument allergique à l’anglais, lisez-le, ce manga est un indispensable de yaoithèque.

Et que je veux Tenryuu pour mon 4 heures.

*images à mettre : où es-tu petit manga, petit petit petit….*



Salut, moi, amie
septembre 20, 2009, 9:22
Classé dans : divers, viepriveedeTata.com | Mots-clefs:

*au loin, un buisson qui bouge*

*une Tata (c’est moi hein) sort du buisson*

*essai de communication par onomatopées avec le monde extérieur*

*la police nationale vient d’avoir l’autorisation de tirer a vue sur la Chose, bilan une morte*

Gnuuu. Je sors petit à petit du mode “larve”, encore un peu et je redeviendrai un être humain de sexe féminin. Ma canne qui me sert de main gauche rétrécit petit à petit, bientôt cette canne redeviendra le poil qu’elle a toujours été.

Ouais bon, en gros, je suis dans une grosse grosse période “flemme” (parfois décrite par le mot Flemme avec un F). Je dors tout le temps, pour rattraper le peu d’heures de sommeil que j’ai pu avoir ces 3 derniers mois, parce que je viens de finir mon CDD. Je n’ai pas vraiment de perspective d’emploi à court et long terme, bref c’est un peu la lose de ce côté-là. Mais bon, ça permet de se dire que je vais pouvoir m’occuper un peu plus de moi.
Déjà, faire du sport. Hop direction piscine, pour un retour progressif de ma résistance physique légendaire…. Euh… D’accord, j’en ai jamais eu, mais il faut bien commencer un jour.
Pi augmenter ma culture cinéphilique, proche du zéro absolu, c’est dire : elle est encore pire que ma culture de l’animation japonaise (j’ai toujours, pour diverses raisons, préféré le manga à l’anime). Et dans la foulée augmenter aussi ma culture animesque, en commençant par Higurashi, qu’il faut que je finisse de regarder. J’ai pas la trouille, j’ai pas la trouille…
Et puis lire des choses, comme des bouquins que j’ai laissés en cours de route (Jonathan Strange and Mr Norrel, Rainbow’s end par exemple), lire ceux que je dois lire depuis un bail (Le meilleur des mondes, Fondation, Banana fish, ceux que m’a passé chewi, etc) et lire des suites de bouquins que j’ai aimé, comme la suite de L’espace de la révélation d’Alastair Reynolds, tellement le premier déchirait sa race.

Ainsi qu’un retour progressif aux articles, sur des animes/manga que j’ai lu, ou articles thématiques. J’en ai un de ce type dans les cartons, plus un sur un manga qui était prévu il y a longtemps, en plus d’un autre de plus en plus hypothétique. C’est la rentrée, la vacance du blogue est finie.

Je me demande si cet article n’est pas le pire que j’ai jamais écrit sur ce blogue, avec une introduction vraiment pourrite. Je veux dire, rétrospectivement et de façon rigoureusement rétrospective. Et en plus il est recensé sur Sama, la honte.