Je suis en pleine guerre froide avec mes ovaires, j’attends de recevoir une ordonnance “oubliée” chez moi pour déclarer le début des hostilités. Parce que j’en ai marre qu’ils me les brisent comme ils le font, me fassent saigner comme un goret (ok, c’est pas seulement eux les responsables) et me donnent envie de m’ouvrir le ventre, de les sortir pour les écraser et les jeter à la poubelle tellement ça me fait mal. Je ne suis parfois plus capable de penser et d’agir correctement, je crie, je suis odieuse avec tout le monde (d’ailleurs ça m’est revenu à la gueule, paf bien fait), je me traîne comme une loque, mais j’ai peur de savoir ce que j’ai vraiment donc j’ai laissé traîner cette d’ordonnance pendant 2 mois (ouais, je l’ai pas vraiment oubliée).
Et je vais maintenant les faire, ces putains d’examens. Parce que j’ai maintenant parfois vraiment, vraiment mal, au point d’avoir envie d’en vomir, d’en pleurer et de ne plus pouvoir le cacher tellement je tire la gueule (d’ailleurs un collègue de travail a vraiment flippé de voir ma tronche il y a deux jours). Et j’aurai perdu ces 2 mois connement, à cause d’une peur qui n’est peut-être pas fondée, en plus d’avoir perdu quelque chose qui m’est vraiment précieux.
Bref, je suis une conne de première classe (ma mère m’a grillé les tympans à force de gueuler au téléphone), mais je me soigne. Je vais m’inscrire dans une association qu’elle est bien, parce que ça fait longtemps que j’y pense, que je le veux, que je veux me bouger les fesses parce que j’ai encore des choses à faire pour moi et les autres (avec de vrais morceaux de GED dedans, c’est mieux que le meilleur des yaourts aux fruits
). Je n’ai pas envie qu’on me plaigne, j’ai retrouvé une volonté suffisante pour changer ce qui ne me plaît pas et ce chantier, je le commence maintenant. J’ai de nouveau envie de me plaire, aussi bien physiquement que moralement.
Et je les aurai, mes ovaires, on ne fait pas sécession dans mon bide sans mon accord. Pas question de me laisser avoir par mes organes à MOI, nan mais, aussi mignons soient-ils en apparence.
D’accord, un utérus et des ovaires, c’est pas mignon.
Les Mystérieuses cités d’or ayant décidé de faire sécession dans un carton de déménagement, j’ai perdu de vue Mendoza et ses petits protégés. Qu’à cela ne tienne, il y a Abenobashi pour me consoler… Et son épisode spécial parodie de jeux de drague et autres manga shônen à pauvres SFF.
Un ange robot déguisé en lycéenne mignonne… Euh… Quoi?
Ô joie, ô bonheur, la suite des aventures d’Alec et Seregil a été programmée pour dans pas longtemps (kyaaaa).
Pour mémoire, Shadows return, quatrième tome de la série des Nightrunner était sorti en avril de l’année dernière et je m’étais précipitée comme une foldingue sur Amazon la semaine de sa parution pour le commander, en commande couplée avec un bouquin sérieux pour éviter de trop me faire griller pour fangirlisme.
Là, j’ai même plus cette excuse, j’ai fini mes études :p.
Je m’étais aussi pourtant juré d’arrêter l’achat de bouquins et manga sous peine de voir ma chambre de premier étage redescendre au rez-de-chaussée à cause du surpoids, mais ça va bien supporter encore un livre de plus, hein? :3
En passant petit rappel : n’achetez pas le premier livre de la série Nightrunner en français, vous vous faites avoir : vous paierez cher pour un bouquin mal traduit et sans carte. Le livre en version originale est bien moins cher et plus complet (logique), même si le papier/encre sont de mauvaise qualité et que mon exemplaire me fait penser à un fumeur malade qui ouvre la bouche quand j’ouvre le bouquin…
Par contre, il est tout à fait autorisé de se jeter sur son autre série sortie en France sous le titre Le royaume de Tobin, toujours sur le même univers.
*edit* en passant, quelqu’un aurait vu le mag Asuka qui imite le Be x Boy récemment? Je pensais qu’il sortirait en marchand de journaux… C’est moi ou chuis complètement à la ramasse?
SCOOP : on a retrouvé le papa de Kamina de l’anime Tengen Toppa Gurren Lagann! (pour une fois y’a des images, ça change)

Eh non, il n’était finalement pas mort comme on a pu le voir au début de la série et il aurait apparemment refait sa vie ailleurs, en essayant de faire fortune plus ou moins de façon honnête.
Les ressemblances avec son fils sont frappantes : même air plus-classe-que-lui-tu-meurs avec sa coupe de cheveux étudiée à la classe près, même cape (de couleur différente cela dit, il faut bien que fiston se démarque un peu de son pôpa), mêmes jetés de cape et poses théâtrales, même culot, même succès avec les filles ou presque…
Vous ne voyez toujours pas de qui je parle?

Mais voyons, du personnage de Mendoza des Mystérieuses cités d’or bien sûr! (j’arrive pas à retrouver les DVD des premiers épisodes, Merwok a dû les bouffer en sandwich pour le pti’ déj, les poses GAR et les mouvements de cape ce sera pour plus tard xD)

Je ne sais pas pourquoi, mais je le verrais bien en père indigne qui abandonne sa progéniture à sa mère pour aller courir le vaste monde, en se souciant d’eux comme de ses premières chaussures.
Bref, oui, j’avoue, en ce moment je regarde Les mystérieuses cités d’or et c’est assez marrant.
Ca fait un petit moment que je dois faire cet article, mais mon emploi du temps de ministre (kof kof *s’étrangle*) ne m’en a pas trop laissé le temps et puis faut que j’aille buter Zeal, mais au moins il y a un Dieu quelque part. En plus je dois lutter en ce moment contre une attaque de bots pas originaux qui laissent plein de spam, c’est gentil mais vraiment, 5 messages par jour, c’est un peu trop. En même temps, il fut un temps où je ne parlais que des sorties yaoi que pour en dire du mal, ça motive un peu plus pour écrire que lorsque le manga yaoi se révèle être bon. Ouais, je râle souvent, mais parfois ça fait du bien :3. En même temps, les personnages l’avaient un peu cherché, fallait pas être si niais, nan mais.
Caffe latte rhapsody est un one-shot dessiné par Toko Kawai dans la lignée des manga yaoi niais évoqués un peu plus haut, mais ce qui sauve la mise est essentiellement son côté choupi à tout épreuve, additionné à une bonne humeur waterproof qui possède le même effet euphorisant qu’un carré de chocolat, en moins calorique.
C’est l’histoire de Serizawa, un libraire qui préfère les garçons, qui rencontre Keito, un grand blond un peu maladroit et effrayant mais qui cache une grande gentillesse et un cœur en guimauve tendre et moelleux comme on n’en fait plus. Serizawa est très attiré par ce jeune homme, qui n’a apparemment aucun préjugé en matière sentimentale et répond favorablement à ses avances. Ils finissent par sortir ensemble et tout va bien dans le meilleur des mondes, sur fond de café… Pour compléter le one-shot, nous aurons droit à l’ex-copain de Serizawa, un bad boy stéréotypé et des copines de Serizawa qui causeront quelques remous existentiels (ne faut-il pas mieux passer sa vie avec une femme, comme le veut la norme, qu’avec un homme, ce qui constitue une déviance inacceptable?), mais rien de bien méchant.
L’aspect de Cafe latte rhapsody qui m’a vraiment plu est que l’histoire se déroule sans gros bouleversements dramatiques ni changements bizarres de l’attitude des personnages (ça se passe souvent en fin de chapitre, pour assurer le suspense), ce qui donne à l’ensemble un aspect léger, lisse et rond, comme un bonbon bien sucré, dont on devine déjà que la fin sera aussi succulente que le début et sans mauvaises surprises. Car ce que ce manga décrit est bien juste une histoire d’amour un brin (juste un brin, hein) poétique et touchante entre deux jeunes hommes dans un Tokyo contemporain. On pourra argumenter sur le fait que l’histoire est effectivement une suite de gros clichés du genre, mais l’enchaînement n’est pas si déplacé et aussi lourd que dans d’autres manga, puisque c’est choupi et que la choupitude, c’est mignon (genre, sans blague).
Le style graphique de l’auteur y est sans doute pour quelque chose : il est assez fin, simple et mignon, avec assez de décor (bien dessiné aussi, important ça) pour que le lecteur s’y retrouve facilement, bref le dessin parfait pour une sitcom dessinée légère et joyeuse.
Bref, j’ai beaucoup aimé Cafe latte rhapsody qui est un excellent médicament contre les coups de blues passagers et constitue une bonne introduction au genre yaoi pour tout profane intéressé par une première lecture pas trop hard ni trop niaise, conseillée même pour les accros au thé (j’en fais partie).
A noter que l’auteur a également dessiné Cut, un autre manga qu’il est bien, même si l’ambiance générale est beaucoup plus sombre et parle de l’adolescence pas très heureuse.
Sinon Love Mode est sorti, j’ai mon exemplaire juste à côté de moi et il est toujours aussi beau que le jour où je l’ai vu pour la première fois dans une Fnac (ouais, je sais, mais je n’avais pas trop le choix) où il m’attendait bien sagement *caresse compulsivement son exemplaire d’un air niais*. Il est toujours aussi bien et drôle, d’ailleurs chewi en a eu un petit aperçu dans la voiture entre Paris et Orléans, j’étais vraiment pas discrète (désolée, hein, c’est les embouteillages, ils m’ont poussée à lire :’3).
Fever est un manga coréen pour filles dessiné et scénarisé par Hee-Jung Park et paru en France en quatre tomes chez Paquet. Profitez-en et jetez-vous dessus, Paquet édite ce manga à très petit prix et est abordable pour les bourses même très pauvres. En plus, Japan Expo a lieu ce week-end, vous devriez le trouver encore moins cher sur certains stands. Mais bon, encore faut-il y aller et payer les billets d’entrée (non, je n’y vais toujours pas. D’ailleurs il y a des animations pas trop mal à la maison de la culture du Japon en même temps que la JE ce week-end, c’est à deux pas de l’endroit où je vais dormir et c’est gratos.).
Vous l’aurez peut-être compris, Fever, c’est un manga qu’il est bien et qui doit avoir une place dans votre bibliothèque (sisi, 4 tomes, ça ne prend pas trop de place, en plus les couleurs des couvertures sont jolies, comment ça je pousse à la consommation?), les bons manga shojo pas dégoulinants de bons sentiments, qui sonnent juste et qui ont des choses à dire, c’est tellement rare que ça mérite qu’on s’y attarde. Mais de quoi ça parle au juste?
Heon-In est une jeune adolescente de 17 ans qui a du mal à se faire une place dans sa classe, où elle est reléguée à un numéro, le 47. De plus, elle n’a pas d’amies (la seule qu’elle avait a fini par changer d’école suite à des persécutions scolaires), pas de connaissances en-dehors de son école et la pression familiale est telle qu’elle n’arrive pas à se faire sa place, car elle est écrasée entre sa grande sœur qui a réussi ses études et ses parents qui placent de grands espoirs en elle… Heon-In en a marre et finit par agresser la déléguée de classe qui l’énerve, puis par prendre la fuite et s’égarer dans le premier bus en partance pour n’importe où. Elle y rencontre un autre adolescent un peu bizarre, Gangdae, qui se promène avec un chien tout fou qui finit par lui vomir dessus. L’adolescent aide Heon-In l’aide à se changer tout en discutant, puis lui donne une lettre un peu bizarre qui lui indique l’endroit d’un “centre” pour adolescents un peu égarés, qui se nomme Fever.
Le résumé n’est pas terrible, mais Fever est un manga assez difficile à résumer. L’auteur mêle à la fois une histoire singulière, celle de Heon-In qui cherche à s’accepter et se faire une place dans la société après un drame personnel, et celle d’autres adolescents gravitant autour d’une école un peu particulière.
Fever est donc le nom de cette école, qui accueille des adolescents en rupture plus ou moins nette avec la société “normale” et qui trouvent en ce lieu un point d’attache et l’amitié qui naît entre tous les personnages. Heon-In va ainsi y trouver des choses qui manquent dans son milieu d’origine : l’estime de soi et des autres, l’amitié, l’amour et la découverte que la vie vaut la peine d’être vécue. Ceci passe par des choses simples : boire un bon lait à la banane, gravir des escaliers, regarder la télévision tous ensemble, manger des patates douces avec du kimchi en hiver, discuter avec les autres pensionnaires et découvrir ce qu’ils cachent…
L’auteur a réussi le tour de force en 4 tomes de dessiner une oeuvre aussi riche que réaliste : Heon-In est une héroïne au caractère réaliste qui ne fond pas d’amour pour le premier beau gosse venu et n’a pas un cerveau en courant d’air. Elle a des choses à dire, d’autres à cacher, ses opinions et n’accepte pas qu’on décide à sa place. Y’a pas à dire, c’est une véritable bouffée d’air frais dans le genre shojo, qui a pour habitude de nous servir des héroïnes cruches et incapables d’avoir un raisonnement correct, ou qui sont trop irrationnelles dans leur comportement pour être une référence. Le caractère d’Heon-In est celui d’une fille normale (oui, les filles ne sont pas des psychopathes), ce qui permet de s’identifier au personnage et de suivre son évolution avec bonheur *_*. Les autres personnages ne sont pas tous aussi développés, mais l’auteur a eu la bonne idée d’intercaler les chapitres de son héroïne principale avec les histoires particulières d’autres personnages, ce qui donne une impression de légèreté. Ces chapitres tranches de vie abordent d’autres thèmes, comme celui de l’amour et de la trahison, notamment avec les personnages de Ji Junn (je l’adore celui-là), Ahine son meilleur ami et la grande sœur de ce dernier, qui forment un trio amoureux très ambigu et bancal. L’auteur évoque ainsi de manière très fine le thème de l’homosexualité, par petites touches.
Ce manga pourrait paraître assez triste, mais il se tire de l’apitoiement par un humour discret mais drôle (oui, certains utilisent un humour vraiment pas drôle) et des personnages optimistes qui ont la volonté de se sortir d’une situation qui ne leur plaît pas. Fever est un manga qui conte des instants de vie d’adolescents qui passent à l’âge adulte, avec toutes les peurs et les indécisions que cela comporte. L’école Fever est seulement le catalyseur qui leur permet de franchir cette étape importante, leur permet de “souffler” un peu et de concentrer leur énergie à bâtir leur futur propre qu’ils ont décidé par eux-mêmes (whoa, on dirait une phrase de prospectus pour des écoles privées).
Fever est un manga qu’il est bien, mangez-en. En plus le dessin est très beau et, chose assez rare car les manga coréens sortis en France sont souvent fouillis de ce côté-là, ce manga est très lisible avec une mise en page épurée qui facilite la lecture. Bref, comment résister à une mangaka qui raconte dans les pages bonus les turpitudes de son chien et de ses problèmes gastriques?
