Une fois n’est pas coutume, je vais parler d’un livre. Oui, c’est le truc épais, plein de pages et de mots, sans images dedans que certains lisent jusqu’à s’en abîmer les yeux (c’est mon cas). De bon présages, c’est un bouquin (rangeable dans le coin fantastique, ou fantasy si vous êtes pas trop regardant) que l’on peut classer sans difficulté parmi les bons livres, divertissants, pleins de magie et de trucs bizarres, écrit à quatre mains par deux spécialistes de trucs bizarres, j’ai nommé Terry Pratchett et Neil Gaiman.
Vous connaissez peut-être déjà d’autres écrits de ces deux auteurs, comme par exemple pour Terry Pratchett la série des Annales du Disque-Monde, sa plus connue (rassurez-vous, De bons présages tient en un seul volume), ou pour Neil Gaiman Stardust, American gods ou Neverwhere que je vous recommande chaudement si vous ne l’avez pas lu. Neil Gaiman s’est également intéressé notamment au comics, comme le prouve sa série principale the Sandman et les séries qui en sont dérivées (petit coin pub : ses comics sont disponibles à la médiathèque d’Orléans).
De bons présages, c’est donc une oeuvre placée sous un double gage de qualité et prend les meilleurs aspects des deux écrivains : la connaissance des légendes et des divinités de diverses religions de Neil Gaiman s’est associée à l’humour fin et décalé de Terry Pratchett, pour offrir un feu d’artifice génial sur fond de fin du monde.
Bon, génial vous direz-vous, elle parvient à dire que la fin du monde est gaie et colorée, elle a pété un grain. D’abord, ce n’est pas vrai (je tiens à le préciser, on ne sait jamais). Ensuite, j’ai remarqué chez les personnes qui l’ont lu (sauf une mais elle ne compte pas :p) la même chose : un regard pétillant, une excitation et une légère coloration rose des joues lorsqu’on en parle, un peu comparable à l’excitation du hamster russe quand il entreprend de démolir sa roue dans sa cage à force de courir vite dedans (c’est un peu con un hamster russe, j’aurais pas dû prendre cet exemple mais tant pis).
Donc, De bons présages, de quoi ça cause?
Tout commence avec les évènements décrits dans l’Ancien testament de la Bible : Adam et Eve croquent le fruit défendu sur les conseils d’un serpent, puis sont chassés par Dieu et sont obligés de descendre sur terre. Ils ne peuvent plus revenir au jardin d’Eden, sont obligés de se démerder tous seuls comme des grands et les emmerdes commencent. Ce que personne ne sait, c’est qu’un ange leur a gentiment prêté son épée de feu (pour qu’ils puissent cuire leur viande, on est pas des sauvages, et puis le petit est en train d’arriver) et que les emmerdes commencent pour lui aussi. Cet ange est ensuite envoyé sur Terre par le camp céleste, qui s’organise contre le camp des ténèbres pour la poursuite du grand dessein ineffable céleste et tout le bordel. Cet ange est censé rester sur Terre et préparer l’arrivée de l’Antéchrist, afin de le conseiller et l’amener à appliquer le plan céleste. Le camp des ténèbres n’est pas en reste et envoie un de leurs propres démons, du genre qui a rampé dans sa vie précédente, pour faire la même chose pour le compte de leur camp.
Le temps a passé et nous emmène environ à notre époque ; cet ange et ce démon, respectivement appelés Aziraphale et Rampa, sont très bien intégrés dans la société humaine et sont pratiquement devenus amis. Jusqu’au jour où… Chaque côté prévient son détaché sur Terre que l’Antéchrist naîtra bientôt et que c’est en gros la fin de l’humanité. Tout en trouvant cela dommage (Rampa aime bien sa voiture, une Bentley, même si toutes les cassettes de musique classique qu’il met dans le lecteur de cassettes de la voiture deviennent au bout de quinze jours des best-of de Queen), l’ange et le démon font tout ce qui est possible pour que le charmant bambin censé devenir l’Antéchrist bascule d’un côté ou de l’autre de la Force (désolée, mais celle-là était vraiment trop tentante).
Jusqu’à l’anniversaire de ses onze ans, date à laquelle il doit devenir l’Antéchrist, les résultats sont fort peu concluants. Ce jour-là cependant, Aziraphale et Rampa apprennent que l’enfant replet qui s’intéresse aux poissons tropicaux et très peu aux questions de bien et de mal n’est PAS l’Antéchrist, que leurs supérieurs n’en ont rien à cirer et qu’ils ont environ une semaine pour retrouver le vrai avant que la fin du monde, programmée pour l’heure du thé, n’arrive vraiment…
Et ils faut qu’ils se dépêchent avant l’arrivée des quatre cavaliers de l’apocalypse, qui ne sont pas vraiment très causants. Pour guider l’ange et le démon, il y a bien les Belles et bonnes prophéties d’Agnès Barge, le seul livre de prophéties avec de vraies prophéties véridiques, mais décomposé en tellement de bouts que le déchiffrement est compliqué, en plus il n’en reste qu’un exemplaire perdu quelque part en Angleterre.
Viennent se greffer dessus un inquisiteur qui a l’habitude de compter les tétons de filles nues (c’est important) et son jeune apprenti qui voudrait être geek mais qui n’a jamais eu de chance avec toutes sortes d’appareils électriques y compris son grille-pain, une descendante d’Agnès Barge, une fausse voyante qui fait aussi des massages le jeudi soir uniquement (mais qui aurait un compte de tétons réglementaire), des démons divers, les Eux, les cavaliers de l’Apocalypse, l’Ordre démoniaque des Soeurs Babillardes et Toutou, molosse de l’enfer, et tant d’autres.
On n’a pas le temps de s’ennuyer dans ce roman, qui vous emmènera des des coins reculés de l’Angleterre à peine situables sur une carte, et même au-delà, que ce soit à pied, en Bentley, à moto ou en scooter un peu boosté par la puissance divine.
L’humour est omniprésent et possède bien la patte distinctive de Terry Pratchett ; Neil Gaiman n’est pas en reste et offre sa vision très personnelle de l’Antéchrist. Bref, un bon bouquin pour un très bon moment de lecture, que ce soit à 15 ans ou à 30, et une bonne introduction à l’univers des deux écrivains.
Classé dans : divers
(Rassurez-vous, je rote comme tout le monde et d’ailleurs ça fait bien marrer mon supérieur)
Bref, je sais, j’ai encore abandonné mon blogue à la fureur des vautours charognards blancs à crête orange, mais je me suis retrouvé un autre boulot depuis deux semaines : j’ai donc désormais, et ce jusqu’à mi-août, l’immense privilège de faire partie des Français qui se lèvent tôt. Youpie, hein, justement j’adore me coucher à 22h.
Des nouvelles neuves? Je prépare un article tout beau sur Utena qui sortira quand il sera écrit. J’ai également d’autres projets, comme celui de faire une critique objective du seul manga-cosplay-annuaire jamais sorti en France et de celui qui est toujours malade (il fait froid en Corée?), mais pour l’instant, Flemme. Tiens, d’ailleurs je revendique la FLEMME comme style de vie, tout comme certains revendiquent la PASSION. J’ai d’ailleurs vu des pastèques sympa à Auchan ce soir. Merci de continuer à venir me voir, promis dès que je me serai habituée à mon nouveau rythme de vie je reviendrai poster des articles intéressants et drôles, avec des vitamines dedans. Il est 21h37, je vais aller me pieuter.
Mon vieux pc portable s’appelait Mokona, a plus ou moins fait la guerre en trois ans de vie commune et est mort d’une façon étrange, d’un coup : du jour au lendemain, il a refusé tout net de démarrer et est devenu une carcasse vide. Je l’avais complètement démonté pour le fun, je lui avais enlevé toutes ses vis que j’avais gardées dans une boîte à côté, enlevé son disque dur pour le réanimer artificiellement en disque dur externe, il était dans un sachet plastique Fnac (toujours avoir un sac en plastique Fnac sur soi) et rangé dans la boîte de mon nouveau pc, attendant sagement que je le foute en l’air, que je lui pique ses pièces détachées ou que je le remonte, au choix.
Mon copain l’a remonté cet après-midi et vous savez quoi, il a remarché impec du premier coup. Il a gardé son nom. Il a gardé mon fond d’écran NieA avec Niea qui se fait engeuler. Il a gardé mes réglages Windows. Il a gardé mes vieux programmes, même Photoshop et la police d’écriture Anime Ace avec accents. Je n’avais rien viré de sur mon disque dur de la partie Windows, et j’ai bien fait. La batterie cependant est morte, paix à son âme.
Et si je renommais mon pc “Frankenstein”?
Youhouuuuuuuu \o/
*edit*
La batterie refonctionne.
Parce que.
Pour une explication plus complète, allez lire le numéro un de cette excellente revue que j’ai mis un an à acheter et je ne regrette pas du tout mon achat, qui est en fait indispensable. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec certains points de détail, mais cet ouvrage est une excellente analyse des raisons objectives du succès du yaoi et de l’engouement de fans du monde entier. Les auteurs et œuvres présentées comme référence sont toutefois un peu arbitraires, mais n’enlèvent en rien de la pertinence de l’ensemble.
Sinon, j’aime mon nuage.
Commençons par un petit plaisir égoïste :
Les élastiques à cheveux, c’est parce qu’avoir les cheveux longs, c’est bien, mais j’ai pas envie de bouffer de la kératine tout le temps.
Bon alors, je préviens tout de suite, je n’ai pas fait ce que j’avais prévu. Pas du tout. Déjà, je suis arrivée un peu à la bourre le vendredi soir, mais assez tôt pour assister à l’IRL Editotaku et Legendmoon (et Fumeur aussi tiens), backstab qui je devais backstabber (niark bien fait :p), enfiler un masque de poney (on ne voit rien dans ce truc), voir pour la première fois des dakis (Yoko et chaipuqui), des doujins H en vrai, des gens que je connaissais avant (surtout Sacri, Natth qui est arrivée après et Coindetable), voir que des gens que je connais m’avaient oubliée (snif ;_;), d’autres que j’avais oublié (re-snif ;_;) et des revenants revenus juste pour l’Epitanime.
Je n’ai pas non plus fait les nuits blanches en entier, mais à chaque fois j’en ai fait assez pour me prouver que je suis vraiment super nulle aux jeux de baston et que le karaoke c’est bien, mais ça explose la voix et les tympans, mais surtout que faire un déménagement juste avant une nuit blanche c’est pas vraiment conseillé. Et puis je suis arrivée sur la convention le samedi après-midi, bien après la fin des cosplays individuels.
Je n’ai pas non plus assisté à la dernière journée, le dimanche, parce que je partais pour Vannes et donc je n’ai pas pu voir les cosplays de groupe, ni rien d’autre d’ailleurs.
Mais à part ça, j’ai pu acheter presque tout ce que je voulais (comme le montre la photo plus haut), j’ai vu presque tout le monde que je voulais et j’ai fait pas mal d’activités.
Le bilan? Pour moi, cette édition a surtout été l’occasion de faire une grosse IRL : reconnaître des gens, en revoir d’autres, discuter de yaoi (j’ai franchement mal défendu mon bout de gras sur le sujet, la fatigue ça aide pas), dire n’importe quoi, et rigoler de trucs à la limite du private joke.
Niveau activités, les organisateurs ont complètement remanié la distribution des salles autres que celles de jeu. Le karaoké et la salle de projection ont ainsi permuté (c’était pas si mal d’ailleurs, on était un peu à l’étroit au karaoké l’année dernière), mais j’ai trouvé que c’était globalement plus dur cette année de savoir où se passaient les activités. J’ai par contre eu l’occasion de découvrir des choses, comme Kiba, un anime qu’il est lol, avec des gens qui abusent de l’eye-liner, des poké-balls peintes à la main et des Pokémon assez drôles ; en tout cas un anime quasiment aussi drôle que mon fétiche de l’an dernier, le nommé Glass Fleet. Cet anime a d’ailleurs été l’occasion de faire la connaissance avec notre sympathique voisin. Je n’ai pas beaucoup joué aux jeux, car il y avait globalement pas mal de monde dans les salles et ce jusqu’à une heure assez avancée de la nuit.
Il n’y avait pas d’invité japonais cette année, ce que j’ai trouvé un brin dommage, mais de toute façon je n’aurais sans doute pas eu l’occasion d’avoir une dédicace.
En ce qui concerne les stands pros, il y avait pas mal de variété, mais ce qui m’a marquée est surtout les stands de déstockage de manga/animes : des manga (souvent des éditeurs ayant fait faillite) et animes à pas cher, parfois 3/4 euros le DVD, avec des jaquettes parfois pas mal usées, surtout de vieilles séries et des vieux nanars que personne de sensé n’achèterait, à part un fan pur et dur. La réaction d’un des vendeurs de ce genre de stands a été “c’est la crise, donc on vend à prix cassés”. J’ai ainsi trouvé quasiment l’intégrale du manga Black Lagoon, mais j’ai laissé passer le n°1, snif ;_;. Il y avait aussi pas mal de stands de figurines, aux prix divers.
La deuxième chose qui m’a marquée, c’est le fait que les fanzines aient été placés dans un coin du sous-sol et étaient quasiment invisibles, ce qui n’était pas le cas l’année dernière. Ce n’était peut-être qu’une impression, mais j’ai aussi eu le sentiment qu’ils étaient moins nombreux… En tout cas, la qualité n’a pas diminué et j’ai trouvé que le niveau de dessin était quand même assez élevé. Petit coup de cœur au fanzine EnTravo tout de même, qui en plus d’héberger dans ses pages une fan de Ragnarok Online qu’il se trouve qu’elle est en fait dans ma guilde (je n’avais pas pigé l’année dernière, la dédicace est d’elle), intègre des dessineux pas trop mauvais.
Bref, une édition qui avait l’air pas si mal, mais que j’ai simplement survolée à cause de contraintes diverses et du fait que je n’étais pas toute seule cette année (chewi y était aussi). En tout cas, pas de temps mort pour moi et j’ai ramené plein de choses à regarder, en attendant l’année prochaine…
Je mettrai toutes les photos après, cet ordinateur n’aime pas ma carte SD D:
