… Ou comment recycler une critique jamais publiée.
Le titre n’est peut-être pas un de mes meilleurs, mais il a au moins l’avantage d’être clair : DBE n’est pas un bon film. *Captain Obvious in action*
Dragon Ball Evolution est en effet l’un des sujets à la mode ces derniers temps (enfin ça date un peu quand même) et a fait couler beaucoup d’encre tant virtuelle sur divers blogs que réelle sur le papier des magazines professionnels, plus pour critiquer et descendre le film que vanter ses qualités, qui sont à peu près quasi-inexistantes. Pour le fan (et le novice), le film de James Wong a pour lui bien peu de qualités, face aux défauts qui torpillent le film : univers et histoire de base très peu respectés et à la limite du complet foutage de gueule (qu’il n’est pas besoin de repréciser ici), coupes sombres dans les personnages principaux qui font entre autres passer Krilin à la trappe, dialogues et déroulement de l’intrigue qui pourraient faire passer Twilight ou tout autre nanar de votre choix pour des chef-d’oeuvre absolus et maîtrise des arts martiaux par le héros faisant penser à une grosse blague (sortie le 1er avril, ce n’est pas pour rien) et à une démonstration de Tecktonik épileptique, rien n’est épargné au spectateur. A fuir donc, sauf si vous êtes amateur de série B ou si vous avez envie de voir un film au titre “Dragon Ball” qui n’est pas Dragon Ball, donc aucun intérêt.
Mais écartons ce film un moment et revenons 20 ans en arrière… Vous n’étiez pas nés? Tant pis, grâce à la technologie de l’Internet qu’elle est super, nous apprenons qu’en 1989, il y a 20 ans tout juste, est sorti un film un peu bizarre, nommé “Dragon Ball, the magic begins”. Il conte l’histoire d’un jeune garçon, Son Goku, à la recherche de boules de cristal… Eh oui, Dragon Ball Evolution est le (au moins) deuxième film sur le sujet à avoir profité d’une sortie internationale, d’un doublage en français et d’une sortie en VHS et apparemment aussi en DVD (comme quoi la honte ne tue pas). DB the magic begins est aussi le prédécesseur de DBE dans la nanaritude et est un bon film à voir entre copains, avec un bon bol de chips un soir où on s’emmerde et qu’il n’y a rien d’autre à regarder.
Au menu? Un Son Goku qui maîtrise mieux les arts martiaux que son successeur, mais qui voit lui aussi son grand-père, toujours vivant, se faire attaquer au début du film par les méchants pour la dragon ball en sa possession (Eh oui, un Son Gohan, ça a la vie dure), comme quoi DBE n’est pas le pionnier en la matière et je soupçonne un visionnage de ce film avant de faire la version que l’on sait. Bulma, quand à elle, se trimballe en 4×4, se prénomme Seethoe et n’a toujours pas les cheveux verts, mais est moins chiante que la fille à gros seins qui lui succède. Oolong le cochon pervers est le grand rescapé du film, mais il se récupère un gros penchant pour les lolis en plus d’une peau bleue à la limite du noir et un râteau de paysan. Ils ne l’ont pas raté, mais c’est le personnage le plus ressemblant à celui du Voyage en Occident, l’oeuvre d’origine. Yamcha, renommé Eastwood (*soupir*) pour l’occasion ressemble plus à un gosse de riche excentrique et prépubère qu’à un voleur sans scrupules. Krilin est encore et toujours le grand oublié de cette adaptation avec Chichi cette fois-ci, remplacée par une “Jade” sortie d’on ne sait où. Tortue Géniale est le seul à avoir gardé le look ainsi que sa personnalité d’origine et sa danse d’invocation du nuage magique est à mourir de rire.
Côté méchant, on a un peu l’impression de retrouver dans ce film tous les recalés du casting de la série Power Rangers : un mystérieux (il a un vaisseau spatial!) et forcément méchant roi cornu tout pas beau et bleu veut les sept dragon balls pour devenir le maître du monde, en utilisant tous les moyens possibles. Il envoie ses sous-fifres, un mec bodybuildé et une fille pas vraiment causante trucider les détenteurs des dragon balls, à commencer par le grand-père de Son Goku…
Ce n’est pas vraiment très original, mais ça suffit à l’intrigue de départ, les méchants sont très méchants, les gentils sont gentils, il y a un combat contre les méchants, les gentils gagnent in-extremis et tout rentre dans l’ordre, youpi-tralala tout le monde est content. Ça s’appelle Dragon Ball? Ah bon? Y’a un rapport avec le manga du même nom?
Snif.
Ce premier film est à regarder en complément de DBE : ce sont deux faces de la même pièce, deux adaptations malheureusement ratées d’un univers unique et tellement riche qu’il est trop réducteur de le condenser en un seul film. Les deux adaptations sont également ratées : la première parce qu’elle essaie trop de coller à un univers mythique et complètement détaché du manga pour se rapprocher du livre original qui a inspiré Akira Toriyama, Le Voyage en Occident, l’autre parce qu’elle essaie trop de se raccrocher à la réalité des adolescents américains de base, modèle “universel”, ancrant l’histoire dans un univers réel factice et lui aussi complètement décalé, dans l’extrême inverse du premier film.
En conclusion, ne pas essayer d’imiter des animes/manga non-réalistes, ça conduit à un bide aussi prévisible que monstrueux. Spectateurs, fuyez, Ils auront tous notre santé mentale si Ils continuent.
Classé dans : divers
Comme le dit si bien le titre (je l’aime bien mon titre è_é), mon blog a un an et quasiment toutes ses dents. En fait, pas exactement un an mais un peu plus si on tient compte du fait qu’il a été créé pile-poil le 8 avril 2008, ce qui veut dire que l’anniversaire est dépassé.
Je n’aime pas trop les bilans en général parce que ça fait un peu trop cérémonie d’enterrement, mais une année est une étape dans la vie d’un blog, tout simplement parce qu’avant de souffler la première bougie, il faut bien arriver à écrire, parfois des choses intéressantes et parfois non, pour arriver jusque là. J’ai, à mon propre étonnement, plus ou moins bien tenu un rythme régulier d’écriture, marqué par mes problèmes de connexion internet et mes périodes de flemme cycliques que j’arrive plus ou moins à maîtriser.
En un an, j’ai réussi à transformer mon blog, que je concevais comme un outil d’écriture plus ou moins “défouloir” sur ce que je pensais de l’actualité générale et de mes problèmes de fille, à un blog plus ou moins ressemblant aux autres sur le sujet du manga et de l’anime. J’ai un peu raté mon coup, mais finalement ce n’est pas si mal… J’ai des lecteurs assidus (je crois) et des visiteurs uniques qui viennent là parce qu’il y a de la lumière et du thé toujours chaud puis repartent sans jamais revenir ensuite, mais en tout cas merci de me lire. Je ne considère pas que j’écris très bien, à la différence de pleins de blogeurs apparus comme des champignons ces derniers temps et je fais régulièrement des crises de menace d’abandon de blog tellement c’est pas juste que ce que j’écris est toujours aussi pourri et que tout le monde écrit super bien *_*.
Bref, j’ai un petit complexe d’infériorité sans gravité : ça arrive, puis un Mars et ça repart, (oui, elle était facile celle-là) pas d’inquiétude, je sais d’où ça vient xD. En effet, la plupart du temps je ne prépare rien avant d’écrire les articles et ils prennent forme directement sur l’éditeur d’articles du blog. Ce qui était une nécessité au début est vite devenu une habitude, bref ce blog est totalement écrit “à l’arrache” et ce pour tous les articles, y compris celui-ci et j’en suis fière en plus.
Pour la partie statistiques (hé c’est important, une partie stats, ça permet de se la péter grave, quoique j’ai pas trop de quoi), en un an environ, un peu plus de 9000 personnes sont passées par chez moi et ont posté 175 gentils commentaires, j’aurai écrit 130 articles et éliminé 139 spams de tous horizons pas vraiment intéressants. J’ai aussi des z’amis, que j’ai linkés plus ou moins de force dans ma barre de favoris, merci les gens o/. Et puis comme je peux voir les critères de recherche Google qui mènent directement à mon blog, je ricane souvent toute seule dans mon coin quand je vois certaines recherches bien farfelues, du genre “un court extrait qui parle de”. Je ris parfois jaune aussi, tellement certaines personnes ont l’esprit tordu, mais WordPress a changé la façon dont les critères s’affichent donc tant pis, pas d’exemples x3.
Ah, j’allais oublier, mais je suis maintenant référencée dans l’aggrégateur de blogs “Sama“, genre j’écrirais des choses intéressantes moi xD. Bref, merci beaucoup, ça me fait plaisir, même si au début ça m’a un peu tétanisée.
Bref, finie la page d’egoblog, bientôt une critique objective de Dragon Ball Evolution, le film du moment, en attendant que je rassemble mes idées pour un article sur Utena, si je ne me dégonfle pas avant. En attendant, vous pouvez toujours aller voter pour votre couple préféré, ça commence à sentir le sapin pour certains d’ailleurs…
Le calendrier manga de ces dernières semaines est décidément très riche en sorties yaoistiques : après Wild Rock (que je chroniquerai peut-être dans peu de temps si je remets la main sur mon exemplaire), sont sortis la semaine dernière en simultané Yellow et Révélations, sujet de cet article. Je ne fais aucun commentaire sur Yellow, que je n’ai pas acheté et que je n’achèterai sans doute pas vu que je n’ai pas aimé le peu que j’en ai lu.
Révélations est un one-shot, comme les autres volumes déjà sortis sous la collection Boy’s Love d’Asuka à l’exception de, justement, Yellow qui est une mini-série de trois volumes si je me souviens bien. Ce one-shot dessiné et scénarisé par Fuji Tamaki est lui-même divisé en quatre histoires courtes indépendantes et donne son nom à la dernière de ces quatre histoires.
Bon, autant le dire tout de suite, je n’ai pas trop accroché à ces histoires, peut-être excepté la troisième, que j’ai trouvée mignonne et toute choupite, même si je trouve que les personnages se prennent la tête pour pas grand-chose. La cause principale en est le dessin, qui m’a clairement rebutée. J’ai pourtant lu pas mal de manga avec un dessin plus moche, par exemple Please Save my Earth, mon manga shojo préféré (owi *o*) qui est franchement moche au premier tome, mais là ça ne passe vraiment pas. J’ai eu l’impression de revenir à un dessin type années 80, du genre Linda aime l’art (pas de commentaires sur la référence siouplé :p) et je n’ai pas trop supporté…
Le côté étrange de la première histoire y est aussi pour beaucoup et m’a complètement fait décrocher du manga : en gros, Kizuki, un garçon qui n’a pas de chance, a vu mourir ses deux premiers amants et ne veut plus tomber amoureux. Pas de bol, un autre garçon un peu rentre-dedans et franchement intéressé lui fait du gringue jusqu’à ce que Kizuki en tombe amoureux, en particulier en lui parlant de son magatama, un pendentif rare. Bref, ils finissent par coucher ensemble et sortir ensemble, mais il y a un petit côté forcé dans la relation (“bon, on va se coucher?”), également présent dans une autre histoire qui m’a fait tiquer. Enfin, en même temps il fallait tout caser en peu de pages et j’ai vraiment eu l’impression que l’auteur s’est démenée pour faire rentrer son histoire dans le carcan imposé du nombre de pages (“allez hop, à la page trois, ils tombent amoureux l’un de l’autre! Et à la page 5, ils couchent ensemble!”). Vu le quota disponible pour la première histoire, ça vaut bien le coup d’enfoncer une porte… La contrainte est moins visible dans les histoires suivantes, qui disposent d’un nombre de pages plus conséquent.
Enfin, certains personnages et plus particulièrement les uke m’ont fait l’effet de gamins alors que ces histoires sont censées mettre en scène des adultes et des lycéens : ils se comportent de façon naïve, gamine et ont une tendance à pleurer plus que la normale. Ce qui était excusable pour un Keita Ito ne l’est pas forcément pour un autre uke (Keita est avec Shuichi de Gravitation le seul uke qui a le droit de pleurer pour des trucs inutiles et débiles). De même, les déclarations d’amour, rebondissements et révélations fracassantes ne fonctionnent pas (pas pour moi en tout cas) et j’ai eu l’impression de revenir aux meilleurs moments romantiques d’un Twilight, c’est pour dire…
Bref, je me demande encore comment je chronique des manga que je n’ai pas tellement apprécié et d’ailleurs je me rends compte que ceux-ci constituent la majorité de mes critiques, mais tant pis :p. Je n’ai pas beaucoup aimé Révélations, que je trouve fade et sans profondeur. Ce titre a pourtant sûrement des qualités que je n’ai pas vues et qui me sauteront au yeux après une énième relecture, gaffe quand même aux griffes, ça peut mordre ces trucs.
En attendant, voici les résultats des 8èmes de finale que vous attendiez tous! *rêve*
Poule 1 :
Haru o daite ita : Yoji Kato x Kyosuke Iwaki 62%
Antique Bakery : Ono x Keiichiro Tachibana 38%
Sans surprise, le couple de Haru a gagné contre celui d’Antique Bakery, qui avait pourtant un bon potentiel, avec l’anime sympathique sorti il y a peu de temps et ma critique qui cachait de la propagande déguisée pour le couple …Je vous hais touuuuuuuuuuuuuuuuus ;_; *va se pendre*
Poule 2 :
Gerard et Jacques : Gerard x Jacques 58%
Empty heart : Takumi x Isami 42%
*coupe la corde* Petite consolation avec Gérard et Jacques, qui ont passé avec succès les 8èmes de finale, contre le couple d’Empty Heart.
Poule 3 :
Ai no Kusabi : Iason Mink x Riki 62%
Loveless : Soubi Agatsuma x Ritsuka Aoyagi 38%
Rien à redire, le résultat était presque connu d’avance. Ai no Kusabi, que je critiquerai peut-être un jour si mon baobab dans la main me laisse tranquille, a un bon potentiel de vainqueur, avec son Iason Mink à la voix suave, grave, profonde et incarnation même du seme. Ritsuka était quand même un compétiteur coriace avec son visage choupi et ses oreilles de chat, mais on ne se fait pas avoir, même par un chat, tout mignon qu’il soit *_*
Poule 4 :
Lawful drug : Rikuo Himura x Kazahaya Kudo 69%
Crimson spell : Halwill x Val 31%
Voici le résultat surprenant des huitièmes de finale. Halwill et Val se sont pris une tatouille monumentale par le couple de Lawful drug! \o/
Sans surprise, les couples sélectionnés pour les quarts sont donc les couples suivants :
Love Mode : Aoe Reiji x Shirakawa Naoya
Tokyo Babylon : Seishiro Sakurazuka x Subaru Sumeragi
Le jeu du chat et de la souris : Imagase x Kyoichi
Junjou romantica : Akihiko Usami x Misaki
Haru o daite ita : Yoji Kato x Kyosuke Iwaki
Gerard et Jacques : Gerard x Jacques
Ai no Kusabi : Iason Mink x Riki
Lawful drug : Rikuo Himura x Kazahaya Kudo
Pour la composition des poules, c’est très simple : elles seront organisées par ordre alphabétique. Début des votes mardi à minuit jusqu’à la semaine suivante et pour voter c’est toujours à la même adresse!
Je suis de retour! Par une mystérieuse intervention du Saint-Esprit (et une bonne whine party auprès du directeur de mon foyer), j’ai accès par le plus grand des hasards au bon réseau wifi, celui QUI MARCHE. Ouais, avec des pattes invisibles que même si tu clignes des yeux tu les vois pas. (pardon, mais je suis un peu fatiguée ce soir, ça ira mieux après une bonne nuit de sommeil, jouer à Chrono Trigger ça fatigue =_=)
De ce fait, j’annonce la poursuite du tournoi du meilleur couple yaoi! Avec la deuxième partie des 8èmes de finale dès mercredi si tout se passe bien, et la fin de ce tournoi dans peu de temps (il est d’ailleurs vraiment temps qu’il se termine). Donc si tout se passe normalement, dès mardi soir minuit il devrait être possible de voter pour votre couple préféré.
*Tata toute contente de revenir même si elle a la flemme*
*edit du 8/04*