C’est un des nouveaux titres de Casterman (Sakka) de ce mois-ci et c’est l’un des meilleurs shôjô comiques du moment.
Skip beat! est l’histoire de Kyoko Mogami, une fille un peu paumée qui partage un appartement à Tokyo avec une star montante du show-biz, Sho Fuwa. En fait, elle lui sert de bonne à tout faire : elle travaille toute la journée pour gagner un peu d’argent pour les faire vivre tous les deux, fait la cuisine, les courses, le ménage…. Cette situation dure depuis leur arrivée à Tokyo à la fin du collège et Kyoko n’a pas remis les pieds à l’école depuis (ouais, elle est un peu niaise, mais c’est important pour l’histoire).
Un jour, elle écoute une conversation entre Sho et sa manager qui la met en fureur : comprenez qu’elle enregistre enfin qu’elle s’est fait avoir, ce qu’a quand même compris le lecteur depuis les 5 premières pages. Kyoko dévoile alors sa vraie nature : pas mignonne pour un sou, elle se révèle être un démon parfait, violente et à la langue bien pendue. Et elle jure à Sho qu’elle le dépassera un jour. Avant de se faire expulser par trois vigiles.
Le lendemain, après un relookage rapide, elle se présente à la plus prestigieuse agence de stars à Tokyo, LME. Evidemment Kyoko se fait vite mettre à la porte mais elle use de stratagèmes déloyaux (à savoir : stalkage intensif et envoyage de démons familiers à la victime de son choix) pour se faire accepter pour une audition de jeunes talents. Elle y rencontre Ren Tsuruga, le rival de Sho. Et c’est là que tout commence…
Pourquoi ce manga se démarque t-il des autres? Parce qu’il est fait par Yoshiki Nakamura. Voui, l’auteur de Tokyo Crazy Paradise, qui est un manga absolument fou, marrant et génial, que je désespère de voir un jour traduit en France. Parce que c’est un manga pour filles pas niais, comme il en existe beaucoup d’autres au Japon, alors qu’en France on se fait encore inonder par une masse de titres archi-nuls et formatés (pas d’exemples ici, toutes les références que j’avais dessus sont sur mon ancien ordinateur, qui est maintenant quelque part en train de se faire peloter et violer par des mains étrangères).
Skip Beat! est un défouloir, un anti-Emma, un manga qui “fait” du bruit et est volontairement l’antithèse de la romance lycéene. Kyoko n’est pas une japonaise “normale” (ou alors toutes celles que j’ai côtoyé étaient un échantillon représentatif du meilleur de la crucherie) et l’auteur tape dans l’extravagant, avec un personnage principal au caractère bien affirmé, qui sort facilement de ses gonds. La colère de l’héroïne n’est pas seulement montrée sur son visage, elle est amplifiée par la cohorte de démons qu’elle traîne avec elle et dont elle se sert comme arme pour taper sur ses adversaires (vraiment.). En parallèle, elle passe des auditions en faisant des démonstrations de sculpture de radis blanc et est capable de tenir tête au bisho-seme-petit copain potentiel sans se liquéfier et rougir comme une cruche…. Elle a tout pour plaire, cette petite ^o^.
J’attends les volumes suivants de la série (snif, plus de 20 volumes au japon, mais où-est ce que je vais bien pouvoir les mettre…) avec impatience. J’attends aussi l’annonce potentielle de la licence du titre Tokyo Crazy paradise par Casterman. On ne sait jamais.
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