Fever est un manga coréen pour filles dessiné et scénarisé par Hee-Jung Park et paru en France en quatre tomes chez Paquet. Profitez-en et jetez-vous dessus, Paquet édite ce manga à très petit prix et est abordable pour les bourses même très pauvres. En plus, Japan Expo a lieu ce week-end, vous devriez le trouver encore moins cher sur certains stands. Mais bon, encore faut-il y aller et payer les billets d’entrée (non, je n’y vais toujours pas. D’ailleurs il y a des animations pas trop mal à la maison de la culture du Japon en même temps que la JE ce week-end, c’est à deux pas de l’endroit où je vais dormir et c’est gratos.).
Vous l’aurez peut-être compris, Fever, c’est un manga qu’il est bien et qui doit avoir une place dans votre bibliothèque (sisi, 4 tomes, ça ne prend pas trop de place, en plus les couleurs des couvertures sont jolies, comment ça je pousse à la consommation?), les bons manga shojo pas dégoulinants de bons sentiments, qui sonnent juste et qui ont des choses à dire, c’est tellement rare que ça mérite qu’on s’y attarde. Mais de quoi ça parle au juste?
Heon-In est une jeune adolescente de 17 ans qui a du mal à se faire une place dans sa classe, où elle est reléguée à un numéro, le 47. De plus, elle n’a pas d’amies (la seule qu’elle avait a fini par changer d’école suite à des persécutions scolaires), pas de connaissances en-dehors de son école et la pression familiale est telle qu’elle n’arrive pas à se faire sa place, car elle est écrasée entre sa grande sœur qui a réussi ses études et ses parents qui placent de grands espoirs en elle… Heon-In en a marre et finit par agresser la déléguée de classe qui l’énerve, puis par prendre la fuite et s’égarer dans le premier bus en partance pour n’importe où. Elle y rencontre un autre adolescent un peu bizarre, Gangdae, qui se promène avec un chien tout fou qui finit par lui vomir dessus. L’adolescent aide Heon-In l’aide à se changer tout en discutant, puis lui donne une lettre un peu bizarre qui lui indique l’endroit d’un “centre” pour adolescents un peu égarés, qui se nomme Fever.
Le résumé n’est pas terrible, mais Fever est un manga assez difficile à résumer. L’auteur mêle à la fois une histoire singulière, celle de Heon-In qui cherche à s’accepter et se faire une place dans la société après un drame personnel, et celle d’autres adolescents gravitant autour d’une école un peu particulière.
Fever est donc le nom de cette école, qui accueille des adolescents en rupture plus ou moins nette avec la société “normale” et qui trouvent en ce lieu un point d’attache et l’amitié qui naît entre tous les personnages. Heon-In va ainsi y trouver des choses qui manquent dans son milieu d’origine : l’estime de soi et des autres, l’amitié, l’amour et la découverte que la vie vaut la peine d’être vécue. Ceci passe par des choses simples : boire un bon lait à la banane, gravir des escaliers, regarder la télévision tous ensemble, manger des patates douces avec du kimchi en hiver, discuter avec les autres pensionnaires et découvrir ce qu’ils cachent…
L’auteur a réussi le tour de force en 4 tomes de dessiner une oeuvre aussi riche que réaliste : Heon-In est une héroïne au caractère réaliste qui ne fond pas d’amour pour le premier beau gosse venu et n’a pas un cerveau en courant d’air. Elle a des choses à dire, d’autres à cacher, ses opinions et n’accepte pas qu’on décide à sa place. Y’a pas à dire, c’est une véritable bouffée d’air frais dans le genre shojo, qui a pour habitude de nous servir des héroïnes cruches et incapables d’avoir un raisonnement correct, ou qui sont trop irrationnelles dans leur comportement pour être une référence. Le caractère d’Heon-In est celui d’une fille normale (oui, les filles ne sont pas des psychopathes), ce qui permet de s’identifier au personnage et de suivre son évolution avec bonheur *_*. Les autres personnages ne sont pas tous aussi développés, mais l’auteur a eu la bonne idée d’intercaler les chapitres de son héroïne principale avec les histoires particulières d’autres personnages, ce qui donne une impression de légèreté. Ces chapitres tranches de vie abordent d’autres thèmes, comme celui de l’amour et de la trahison, notamment avec les personnages de Ji Junn (je l’adore celui-là), Ahine son meilleur ami et la grande sœur de ce dernier, qui forment un trio amoureux très ambigu et bancal. L’auteur évoque ainsi de manière très fine le thème de l’homosexualité, par petites touches.
Ce manga pourrait paraître assez triste, mais il se tire de l’apitoiement par un humour discret mais drôle (oui, certains utilisent un humour vraiment pas drôle) et des personnages optimistes qui ont la volonté de se sortir d’une situation qui ne leur plaît pas. Fever est un manga qui conte des instants de vie d’adolescents qui passent à l’âge adulte, avec toutes les peurs et les indécisions que cela comporte. L’école Fever est seulement le catalyseur qui leur permet de franchir cette étape importante, leur permet de “souffler” un peu et de concentrer leur énergie à bâtir leur futur propre qu’ils ont décidé par eux-mêmes (whoa, on dirait une phrase de prospectus pour des écoles privées).
Fever est un manga qu’il est bien, mangez-en. En plus le dessin est très beau et, chose assez rare car les manga coréens sortis en France sont souvent fouillis de ce côté-là, ce manga est très lisible avec une mise en page épurée qui facilite la lecture. Bref, comment résister à une mangaka qui raconte dans les pages bonus les turpitudes de son chien et de ses problèmes gastriques?
Une fois n’est pas coutume, je vais parler d’un livre. Oui, c’est le truc épais, plein de pages et de mots, sans images dedans que certains lisent jusqu’à s’en abîmer les yeux (c’est mon cas). De bon présages, c’est un bouquin (rangeable dans le coin fantastique, ou fantasy si vous êtes pas trop regardant) que l’on peut classer sans difficulté parmi les bons livres, divertissants, pleins de magie et de trucs bizarres, écrit à quatre mains par deux spécialistes de trucs bizarres, j’ai nommé Terry Pratchett et Neil Gaiman.
Vous connaissez peut-être déjà d’autres écrits de ces deux auteurs, comme par exemple pour Terry Pratchett la série des Annales du Disque-Monde, sa plus connue (rassurez-vous, De bons présages tient en un seul volume), ou pour Neil Gaiman Stardust, American gods ou Neverwhere que je vous recommande chaudement si vous ne l’avez pas lu. Neil Gaiman s’est également intéressé notamment au comics, comme le prouve sa série principale the Sandman et les séries qui en sont dérivées (petit coin pub : ses comics sont disponibles à la médiathèque d’Orléans).
De bons présages, c’est donc une oeuvre placée sous un double gage de qualité et prend les meilleurs aspects des deux écrivains : la connaissance des légendes et des divinités de diverses religions de Neil Gaiman s’est associée à l’humour fin et décalé de Terry Pratchett, pour offrir un feu d’artifice génial sur fond de fin du monde.
Bon, génial vous direz-vous, elle parvient à dire que la fin du monde est gaie et colorée, elle a pété un grain. D’abord, ce n’est pas vrai (je tiens à le préciser, on ne sait jamais). Ensuite, j’ai remarqué chez les personnes qui l’ont lu (sauf une mais elle ne compte pas :p) la même chose : un regard pétillant, une excitation et une légère coloration rose des joues lorsqu’on en parle, un peu comparable à l’excitation du hamster russe quand il entreprend de démolir sa roue dans sa cage à force de courir vite dedans (c’est un peu con un hamster russe, j’aurais pas dû prendre cet exemple mais tant pis).
Donc, De bons présages, de quoi ça cause?
Tout commence avec les évènements décrits dans l’Ancien testament de la Bible : Adam et Eve croquent le fruit défendu sur les conseils d’un serpent, puis sont chassés par Dieu et sont obligés de descendre sur terre. Ils ne peuvent plus revenir au jardin d’Eden et sont obligés de se démerder tous seuls comme des grands et les emmerdes commencent. Ce que personne ne sait, c’est qu’un ange leur a gentiment prêté son épée de feu (pour qu’ils puissent cuire leur viande, on est pas des sauvages, et puis le petit est en train d’arriver) et que les emmerdes commencent pour lui aussi. Cet ange est ensuite envoyé sur Terre par le camp céleste, qui s’organise contre le camp des ténèbres pour la poursuite du grand dessein ineffable et tout le bordel. Cet ange est censé rester sur Terre et préparer l’arrivée de l’Antéchrist, afin de le diriger et l’amener à appliquer le plan céleste. Le camp des ténèbres n’est pas en reste et envoie un de leurs propres démons, du genre qui a rampé dans sa vie précédente, pour faire la même chose pour le compte de leur camp.
Le temps a passé et nous emmène environ à notre époque ; cet ange et ce démon, respectivement appelés Aziraphale et Rampa, sont très bien intégrés dans la société humaine et sont pratiquement devenus amis. Jusqu’au jour où… Chaque côté prévient son détaché sur Terre que l’Antéchrist arrive et que c’est en gros la fin de la société moderne. Tout en trouvant cela dommage (Rampa aime bien sa Bentley, même si toutes les cassettes de musique classique qu’il met dans le lecteur deviennent au bout de quinze jours des best-of de Queen), l’ange et le démon font tout ce qui est possible pour que le charmant bambin censé devenir l’Antéchrist bascule d’un côté ou de l’autre de la Force (désolée, mais celle-là était vraiment trop tentante).
Jusqu’à ses onze ans, les résultats sont fort peu concluants, date à laquelle il doit devenir l’Antéchrist. Ce jour-là cependant, Aziraphale et Rampa apprennent que l’enfant replet qui s’intéresse aux poissons tropicaux et très peu aux questions de bien et de mal n’est PAS l’Antéchrist, que leurs supérieurs n’en ont rien à cirer et qu’ils ont environ une semaine pour le retrouver avant que la fin du monde, programmée pour l’heure du thé, n’arrive vraiment…
Et ils faut qu’ils se dépêchent avant l’arrivée des quatre cavaliers de l’apocalypse, qui ne sont pas vraiment très causants. Pour les guider, il y a bien les Belles et bonnes prophéties d’Agnès Barge, le seul livre de prophéties avec de vraies prophéties véridiques, mais décomposé en tellement de bouts que le déchiffrement est compliqué, en plus il n’en reste qu’un exemplaire perdu quelque part en Angleterre.
Viennent se greffer dessus un inquisiteur qui a l’habitude de compter les tétons de filles nues (c’est important) et son jeune apprenti qui voudrait être geek mais qui n’a jamais eu de chance avec toutes sortes d’appareils électriques y compris son grille-pain, une descendante d’Agnès Barge, une fausse voyante qui fait aussi des massages le jeudi soir uniquement (mais qui aurait un compte de tétons réglementaire), des démons divers, les Eux, les cavaliers de l’Apocalypse, l’Ordre démoniaque des Soeurs Babillardes et Toutou, molosse de l’enfer, et tant d’autres.
On n’a pas le temps de s’ennuyer dans ce roman, qui vous emmènera des des coins reculés de l’Angleterre à peine situables sur une carte, et même au-delà, que ce soit à pied, en Bentley, à moto ou en scooter un peu boosté par la puissance divine.
L’humour est omniprésent et possède bien la patte distinctive de Terry Pratchett ; Neil Gaiman n’est pas en reste et offre sa vision de l’Antéchrist très personnelle. Bref, un bon bouquin pour un très bon moment de lecture, que ce soit à 15 ans ou à 30, et une bonne introduction à l’univers des deux écrivains.
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(Rassurez-vous, je rote comme tout le monde et d’ailleurs ça fait bien marrer mon supérieur)
Bref, je sais, j’ai encore abandonné mon blogue à la fureur des vautours charognards blancs à crête orange, mais je me suis retrouvé un autre boulot depuis deux semaines : j’ai donc désormais, et ce jusqu’à mi-août, l’immense privilège de faire partie des Français qui se lèvent tôt. Youpie, hein, justement j’adore me coucher à 22h.
Des nouvelles neuves? Je prépare un article tout beau sur Utena qui sortira quand il sera écrit. J’ai également d’autres projets, comme celui de faire une critique objective du seul manga-cosplay-annuaire jamais sorti en France et de celui qui est toujours malade (il fait froid en Corée?), mais pour l’instant, Flemme. Tiens, d’ailleurs je revendique la FLEMME comme style de vie, tout comme certains revendiquent la PASSION. J’ai d’ailleurs vu des pastèques sympa à Auchan ce soir. Merci de continuer à venir me voir, promis dès que je me serai habituée à mon nouveau rythme de vie je reviendrai poster des articles intéressants et drôles, avec des vitamines dedans. Il est 21h37, je vais aller me pieuter.
Mon vieux pc portable s’appelait Mokona, a plus ou moins fait la guerre en trois ans de vie commune et est mort d’une façon étrange, d’un coup : du jour au lendemain, il a refusé tout net de démarrer et est devenu une carcasse vide. Je l’avais complètement démonté pour le fun, je lui avais enlevé toutes ses vis que j’avais gardées dans une boîte à côté, enlevé son disque dur pour le réanimer artificiellement en disque dur externe, il était dans un sachet plastique Fnac (toujours avoir un sac en plastique Fnac sur soi) et rangé dans la boîte de mon nouveau pc, attendant sagement que je le foute en l’air, que je lui pique ses pièces détachées ou que je le remonte, au choix.
Mon copain l’a remonté cet après-midi et vous savez quoi, il a remarché impec du premier coup. Il a gardé son nom. Il a gardé mon fond d’écran NieA avec Niea qui se fait engeuler. Il a gardé mes réglages Windows. Il a gardé mes vieux programmes, même Photoshop et la police d’écriture Anime Ace avec accents. Je n’avais rien viré de sur mon disque dur de la partie Windows, et j’ai bien fait. La batterie cependant est morte, paix à son âme.
Et si je renommais mon pc “Frankenstein”?
Youhouuuuuuuu \o/
*edit*
La batterie refonctionne.
Parce que.
Pour une explication plus complète, allez lire le numéro un de cette excellente revue que j’ai mis un an à acheter et je ne regrette pas du tout mon achat, qui est en fait indispensable. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec certains points de détail, mais cet ouvrage est une excellente analyse des raisons objectives du succès du yaoi et de l’engouement de fans du monde entier. Les auteurs et œuvres présentées comme référence sont toutefois un peu arbitraires, mais n’enlèvent en rien de la pertinence de l’ensemble.
Sinon, j’aime mon nuage.
Commençons par un petit plaisir égoïste :
Les élastiques à cheveux, c’est parce qu’avoir les cheveux longs, c’est bien, mais j’ai pas envie de bouffer de la kératine tout le temps.
Bon alors, je préviens tout de suite, je n’ai pas fait ce que j’avais prévu. Pas du tout. Déjà, je suis arrivée un peu à la bourre le vendredi soir, mais assez tôt pour assister à l’IRL Editotaku et Legendmoon (et Fumeur aussi tiens), backstab qui je devais backstabber (niark bien fait :p), enfiler un masque de poney (on ne voit rien dans ce truc), voir pour la première fois des dakis (Yoko et chaipuqui), des doujins H en vrai, des gens que je connaissais avant (surtout Sacri, Natth qui est arrivée après et Coindetable), voir que des gens que je connais m’avaient oubliée (snif ;_;), d’autres que j’avais oublié (re-snif ;_;) et des revenants revenus juste pour l’Epitanime.
Je n’ai pas non plus fait les nuits blanches en entier, mais à chaque fois j’en ai fait assez pour me prouver que je suis vraiment super nulle aux jeux de baston et que le karaoke c’est bien, mais ça explose la voix et les tympans, mais surtout que faire un déménagement juste avant une nuit blanche c’est pas vraiment conseillé. Et puis je suis arrivée sur la convention le samedi après-midi, bien après la fin des cosplays individuels.
Je n’ai pas non plus assisté à la dernière journée, le dimanche, parce que je partais pour Vannes et donc je n’ai pas pu voir les cosplays de groupe, ni rien d’autre d’ailleurs.
Mais à part ça, j’ai pu acheter presque tout ce que je voulais (comme le montre la photo plus haut), j’ai vu presque tout le monde que je voulais et j’ai fait pas mal d’activités.
Le bilan? Pour moi, cette édition a surtout été l’occasion de faire une grosse IRL : reconnaître des gens, en revoir d’autres, discuter de yaoi (j’ai franchement mal défendu mon bout de gras sur le sujet, la fatigue ça aide pas), dire n’importe quoi, et rigoler de trucs à la limite du private joke.
Niveau activités, les organisateurs ont complètement remanié la distribution des salles autres que celles de jeu. Le karaoké et la salle de projection ont ainsi permuté (c’était pas si mal d’ailleurs, on était un peu à l’étroit au karaoké l’année dernière), mais j’ai trouvé que c’était globalement plus dur cette année de savoir où se passaient les activités. J’ai par contre eu l’occasion de découvrir des choses, comme Kiba, un anime qu’il est lol, avec des gens qui abusent de l’eye-liner, des poké-balls peintes à la main et des Pokémon assez drôles ; en tout cas un anime quasiment aussi drôle que mon fétiche de l’an dernier, le nommé Glass Fleet. Cet anime a d’ailleurs été l’occasion de faire la connaissance avec notre sympathique voisin. Je n’ai pas beaucoup joué aux jeux, car il y avait globalement pas mal de monde dans les salles et ce jusqu’à une heure assez avancée de la nuit.
Il n’y avait pas d’invité japonais cette année, ce que j’ai trouvé un brin dommage, mais de toute façon je n’aurais sans doute pas eu l’occasion d’avoir une dédicace.
En ce qui concerne les stands pros, il y avait pas mal de variété, mais ce qui m’a marquée est surtout les stands de déstockage de manga/animes : des manga (souvent des éditeurs ayant fait faillite) et animes à pas cher, parfois 3/4 euros le DVD, avec des jaquettes parfois pas mal usées, surtout de vieilles séries et des vieux nanars que personne de sensé n’achèterait, à part un fan pur et dur. La réaction d’un des vendeurs de ce genre de stands a été “c’est la crise, donc on vend à prix cassés”. J’ai ainsi trouvé quasiment l’intégrale du manga Black Lagoon, mais j’ai laissé passer le n°1, snif ;_;. Il y avait aussi pas mal de stands de figurines, aux prix divers.
La deuxième chose qui m’a marquée, c’est le fait que les fanzines aient été placés dans un coin du sous-sol et étaient quasiment invisibles, ce qui n’était pas le cas l’année dernière. Ce n’était peut-être qu’une impression, mais j’ai aussi eu le sentiment qu’ils étaient moins nombreux… En tout cas, la qualité n’a pas diminué et j’ai trouvé que le niveau de dessin était quand même assez élevé. Petit coup de cœur au fanzine EnTravo tout de même, qui en plus d’héberger dans ses pages une fan de Ragnarok Online qu’il se trouve qu’elle est en fait dans ma guilde (je n’avais pas pigé l’année dernière, la dédicace est d’elle), intègre des dessineux pas trop mauvais.
Bref, une édition qui avait l’air pas si mal, mais que j’ai simplement survolée à cause de contraintes diverses et du fait que je n’étais pas toute seule cette année (chewi y était aussi). En tout cas, pas de temps mort pour moi et j’ai ramené plein de choses à regarder, en attendant l’année prochaine…
Je mettrai toutes les photos après, cet ordinateur n’aime pas ma carte SD D:
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Ma DS rouge adorée est depuis 3 semaines chez Nintendo, je commence à trouver le temps long… Bawé, elle est toute neuve, mais sa batterie est déjà naze, j’ai pas envie d’avoir une console portable fixe. Sinon, rien à voir sauf le titre de cet article, mais regardez l’Orphelinat, c’est un film qu’il est bien.
J’en profite pour faire une petite pub tardive pour la convention Epitanime : Viendez nous rejoindre, qu’on s’amuse comme des fous jusqu’à pas d’heure et qu’on s’arrache les cordes vocales au karaoke! … Plus sérieusement, Epitanime chaispluscombientièmedunom ouvrira ses portes vendredi soir prochain pour les refermer si tout va bien dimanche soir, pour un week-end de folie à base de manga, d’animes, de jeux débiles, de cosplays, de projections, de vieux jeux vidéo, de fanzines et de yaoistes (il en faut toujours un peu… C’est comme mettre du sel sur un bon plat, ça donne un peu plus de goût :3). Il y aura bien sûr aussi des stands de vente de manga et DVD, goodies, bref le bazar habituel. Et puis si vous ne connaissez pas, cette convention se trouve à l’école Epita, juste à côté de la Porte d’Italie (aurais-je oublié de préciser que la convention se tient à Paris?), très facile d’y accéder en métro.
L’une des spécificités de la convention est aussi d’assurer deux nocturnes, une le vendredi et l’autre le samedi et je ne regrette pas d’y être allée l’année dernière car c’était très sympa (le karaoke est une très bonne invention pour rester les yeux ouverts toute la nuit). Je me prépare d’ailleurs doucement pour l’epitanime, en engrageant sommeil (même si ça ne se voit pas trop ici) et sousous, vu que le coffret collector de Tengen Toppa Gurren Lagann sort en exclu pendant la convention, avec plein de goodies qu’ils ont l’air d’être bien. Petite précaution cependant : je vais cette fois amener des victuailles assez conséquentes, car passer une nuit blanche sans manger pour se rabattre au petit matin sur le seul Mcdo ouvert du coin et manger un truc louche (le Mc Morning, plus JAMAIS ça) puis à moitié vomir parce que c’est dégueulasse, je ne le ferai pas deux fois (et oui, c’est un conseil ^^). Mais bon, j’avais fait un Gundam avec mes déchets en plastique, il était pas mal, même si j’ai un peu merdé pour le bouclier.
Ah, et ne pas oublier de bonnes chaussures.
Sinon un peu de nouvelles de mon tournoi, que je pense être devenu le tournoi le plus rock’n roll des tournois organisés à ma connaissance sur un blog (retards, votes pas arrêtés, annonces faites au dernier moment, etc….), mais ce n’est pas entièrement de ma faute (ctà cause de ma flemme)! Et d’ailleurs je viens de remarquer que mes changements n’ont pas été pris en compte par WordPress. Grrrrmbl. Bref, voici (sans surprise) les résultats des premières demi-finales :
Haru o daite ita : Yoji Kato x Kyosuke Iwaki 73%
Ai no Kusabi : Iason Mink x Riki 27%
Bouhou. Snif. Bref, Kato et Iwaki passent sans problèmes ces demi-finales, pour s’imposer face au couple de Ai no Kusabi. Il n’y a même pas eu de combat et l’issue était déjà décidée dès le deuxième jour des votes…. *agite un mouchoir blanc en direction de Iason et Riki*
Mais ne nous relâchons pas, voici venir le deuxième tour des demi-finales! Il opposera donc Akihiko Usami et Misaki de Junjou romantica à Aoe Reiji et Shirakawa Naoya de Love Mode! Et comme toujours, le vote commencera mardi soir à minuit, jusqu’au mardi suivant.
Loi Création et Internet oblige (ou Hadopi si le nom officiel de la loi ne vous dit rien), on parle beaucoup de la “Culture” et de son piratage par de méchants bandits qui sont tellement pas gentils qu’il faut tous leur couper Internet pour leur apprendre, quitte à pénaliser Mme Michu qui n’aura pas suffisamment sécurisé son accès Wifi.
Mais les œuvres culturelles en péril, pour les défenseurs du texte, en quoi cela consiste t-il? De musique, principalement, puisqu’on ne prend que l’exemple de cette industrie culturelle dans les médias. Que certains Français téléchargeraient à tours de bras tellement rapides que les industries du disque en ont leurs bras à eux qui en tombent (Damned). Et certains font des comparaisons entre vol un morceau de musique et celui d’un morceau de viande : si certains volent de la musique sans payer (logique, c’est du vol en plein jour), dans une même logique de “pirate”, ils devraient faire de même pour tout autre besoin matériel : or il ne viendrait pas à l’idée d’un pirate de musique de voler lun steak pour bouffer à midi, sauf en cas de nécessité absolue.
.
Restons sérieux deux minutes.
La Culture, ce n’est pas de la confiture. Autrement dit, la Culture, autre que celle de patates et autres légumineuses, n’est pas nécessaire à la survie de l’être humain. Qui a des besoins de base, notamment de se nourrir, boire et dormir, comme le dit si bien Maslow. Or, je pense que tout le monde le sait, pirater des morceaux de musique ne nourrit pas son homme : ce n’est pas en téléchargeant de la musique que vous allez remplir votre assiette à midi, mais vous allez sensiblement améliorer le contenu de celle du producteur et de l’auteur. De même, il n’est pas possible de se mettre un morceau de musique sous la dent : une musique est par définition un son, ce qui n’est pas très comestible et digérable. En plus, télécharger des steaks ne nourrit pas ; une image composée de pixels ne se téléportera jamais dans votre estomac, même si vous concentrez votre énergie dessus : je sais, j’ai essayé une fois et j’attends toujours la délicieuse charlotte aux fraises que j’avais vue en photo il y a deux ans.
Mais je divague (vu l’heure, c’est pas étonnant). Tout ce que je veux rappeler, c’est qu’un son (intangible et impalpable) et un morceau de viande (tangible et délicieux si il est bien préparé) sont deux choses radicalement différentes, incomparables et à ne pas comparer. Les mettre en parallèle pour servir une argumentation sur la loi Hadopi, c’est comme comparer un coup de vent et un bateau en bois : ça ne sert à rien, à part embrouiller des gens qui ne réfléchissent pas plus loin que le bout de leur nez.
Remarque, heureusement qu’on ne parle pas de piratage de livres (le livre fait partie intégrante de la Culture), parce que se bouffer un petit Larousse au p’tit déj’, c’est autre chose que du Lorie et il paraît que l’encre d’imprimerie est cancérigène.
Donc arrêtons de tout le temps prendre en exemple un steak pour servir une argumentation. La Culture, ce n’est pas de la confiture et encore moins un bout de viande. Tout simplement parce que l’art culinaire et la Culture sont deux domaines très différents et surtout que le débat au final n’en tire aucun bénéfice.
/troll
*edit*
La demi-finale bat son plein! Votez pour votre couple préféré! Et c’est par ici que ça se passe!
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Bref comme le dit si bien le titre, je rentre dans une période *flemme*. A la prochaine.
Hein? les résultats du tournoi? Vivi, ils sont là :
Poule 1 :
Ai no Kusabi : Iason Mink x Riki 92%
Gerard et Jacques : Gerard x Jacques 8%
Woot! Quel résultat! Iason et Riki sont bien partis pour devenir les champions de ce tournoi… Si ils ne sont pas opposés à l’autre mastodonte encore en lice, Love Mode, avec Aoe et Naoya bien en forme eux aussi.
Poule 2 :
Haru o daite ita : Yoji Kato x Kyosuke Iwaki 60%
Le jeu du chat et de la souris : Imagase x Kyoichi 40%
Haru se fait une petite place en demi-finales, éliminant Imagase et Kyoichi, qui avaient pourtant une carrure de vainqueurs. C’est un résultat étonnant, vu que le manga Haru n’est pas encore sorti en France, alors que Le jeu du chat et de la souris fait figure d’oeuvre de référence yaoi dans les rayonnages de manga sortis en France…
Poule 3 :
Junjou romantica : Akihiko Usami x Misaki 85%
Lawful drug : Rikuo Himura x Kazahaya Kudo 15%
Résultat sans surprise et élimination nette des deux tourtereaux de Lawful drug, face à Junjou Romantica… Effet de la deuxième saison de l’anime?
Poule 4 :
Love Mode : Aoe Reiji x Shirakawa Naoya 67%
Tokyo Babylon : Seishiro Sakurazuka x Subaru Sumeragi 33%
Désolée Natth, mais Aoe a vraiment trop la classe par rapport à Seishiro. *s’enfuit*
Les demi-finales auront lieu mardi soir à minuit, soyez nombreux à voter! Le tirage au sort des poules se fera par une main innocente…
*edit*
Vous pouvez aller voter!
… Ou comment recycler une critique jamais publiée.
Le titre n’est peut-être pas un de mes meilleurs, mais il a au moins l’avantage d’être clair : DBE n’est pas un bon film. *Captain Obvious in action*
Dragon Ball Evolution est en effet l’un des sujets à la mode ces derniers temps (enfin ça date un peu quand même) et a fait couler beaucoup d’encre tant virtuelle sur divers blogs que réelle sur le papier des magazines professionnels, plus pour critiquer et descendre le film que vanter ses qualités, qui sont à peu près quasi-inexistantes. Pour le fan (et le novice), le film de James Wong a pour lui bien peu de qualités, face aux défauts qui torpillent le film : univers et histoire de base très peu respectés et à la limite du complet foutage de gueule (qu’il n’est pas besoin de repréciser ici), coupes sombres dans les personnages principaux qui font entre autres passer Krilin à la trappe, dialogues et déroulement de l’intrigue qui pourraient faire passer Twilight ou tout autre nanar de votre choix pour des chef-d’oeuvre absolus et maîtrise des arts martiaux par le héros faisant penser à une grosse blague (sortie le 1er avril, ce n’est pas pour rien) et à une démonstration de Tecktonik épileptique, rien n’est épargné au spectateur. A fuir donc, sauf si vous êtes amateur de série B ou si vous avez envie de voir un film au titre “Dragon Ball” qui n’est pas Dragon Ball, donc aucun intérêt.
Mais écartons ce film un moment et revenons 20 ans en arrière… Vous n’étiez pas nés? Tant pis, grâce à la technologie de l’Internet qu’elle est super, nous apprenons qu’en 1989, il y a 20 ans tout juste, est sorti un film un peu bizarre, nommé “Dragon Ball, the magic begins”. Il conte l’histoire d’un jeune garçon, Son Goku, à la recherche de boules de cristal… Eh oui, Dragon Ball Evolution est le (au moins) deuxième film sur le sujet à avoir profité d’une sortie internationale, d’un doublage en français et d’une sortie en VHS et apparemment aussi en DVD (comme quoi la honte ne tue pas). DB the magic begins est aussi le prédécesseur de DBE dans la nanaritude et est un bon film à voir entre copains, avec un bon bol de chips un soir où on s’emmerde et qu’il n’y a rien d’autre à regarder.
Au menu? Un Son Goku qui maîtrise mieux les arts martiaux que son successeur, mais qui voit lui aussi son grand-père, toujours vivant, se faire attaquer au début du film par les méchants pour la dragon ball en sa possession (Eh oui, un Son Gohan, ça a la vie dure), comme quoi DBE n’est pas le pionnier en la matière et je soupçonne un visionnage de ce film avant de faire la version que l’on sait. Bulma, quand à elle, se trimballe en 4×4, se prénomme Seethoe et n’a toujours pas les cheveux verts, mais est moins chiante que la fille à gros seins qui lui succède. Oolong le cochon pervers est le grand rescapé du film, mais il se récupère un gros penchant pour les lolis en plus d’une peau bleue à la limite du noir et un râteau de paysan. Ils ne l’ont pas raté, mais c’est le personnage le plus ressemblant à celui du Voyage en Occident, l’oeuvre d’origine. Yamcha, renommé Eastwood (*soupir*) pour l’occasion ressemble plus à un gosse de riche excentrique et prépubère qu’à un voleur sans scrupules. Krilin est encore et toujours le grand oublié de cette adaptation avec Chichi cette fois-ci, remplacée par une “Jade” sortie d’on ne sait où. Tortue Géniale est le seul à avoir gardé le look ainsi que sa personnalité d’origine et sa danse d’invocation du nuage magique est à mourir de rire.
Côté méchant, on a un peu l’impression de retrouver dans ce film tous les recalés du casting de la série Power Rangers : un mystérieux (il a un vaisseau spatial!) et forcément méchant roi cornu tout pas beau et bleu veut les sept dragon balls pour devenir le maître du monde, en utilisant tous les moyens possibles. Il envoie ses sous-fifres, un mec bodybuildé et une fille pas vraiment causante trucider les détenteurs des dragon balls, à commencer par le grand-père de Son Goku…
Ce n’est pas vraiment très original, mais ça suffit à l’intrigue de départ, les méchants sont très méchants, les gentils sont gentils, il y a un combat contre les méchants, les gentils gagnent in-extremis et tout rentre dans l’ordre, youpi-tralala tout le monde est content. Ça s’appelle Dragon Ball? Ah bon? Y’a un rapport avec le manga du même nom?
Snif.
Ce premier film est à regarder en complément de DBE : ce sont deux faces de la même pièce, deux adaptations malheureusement ratées d’un univers unique et tellement riche qu’il est trop réducteur de le condenser en un seul film. Les deux adaptations sont également ratées : la première parce qu’elle essaie trop de coller à un univers mythique et complètement détaché du manga pour se rapprocher du livre original qui a inspiré Akira Toriyama, Le Voyage en Occident, l’autre parce qu’elle essaie trop de se raccrocher à la réalité des adolescents américains de base, modèle “universel”, ancrant l’histoire dans un univers réel factice et lui aussi complètement décalé, dans l’extrême inverse du premier film.
En conclusion, ne pas essayer d’imiter des animes/manga non-réalistes, ça conduit à un bide aussi prévisible que monstrueux. Spectateurs, fuyez, Ils auront tous notre santé mentale si Ils continuent.
